Test de Zanki Zero : Last Beginning (PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

Illuminate a brighter future for humanity !

Les joueurs ayant déjà expérimenté l’un des Danganronpa ne seront pas dépaysés ici, la patte de ses créateurs étant immédiatement reconnaissable avec de nombreuses éléments similaires d’un jeu à l’autre : un huis clos, une apocalypse, du glauque, des mensonges, des secrets, des soupçons, la présence de mascottes, l’étude de la psyché humaine, une amnésie sélective et surtout l’omniprésence de la mort. Ici, toutefois, tout est bien différent des massacres et des procès de la Hope’s Peak Academy.

Dans Zanki Zero : Last Beginning, huit jeunes gens se réveillent ainsi sur une île déserte, Garage Island. Ils découvrent bien vite, via une émission de TV animée par les mascottes Sho et Mirai, qu’ils sont les derniers survivants sur Terre… Et qu’ils sont en fait des clones ! Seulement voilà : la technologie des clones n’est pas parfaite et ils vieillissent et meurent prématurément, en une grosse dizaine de jours à peine. Ce petit groupe va donc partir en quête d’éléments servant à améliorer leur vie sur place, tout en se rendant compte avec horreur que leur passé respectif, pas toujours rose, va être dévoilé au yeux de tous.

Danganzanki ?

Si, au premier abord, on est tentés de se dire que les scénaristes de chez Spike Chunsoft ont été un peu fainéants sur ce coup-là, force est de constater que la mayonnaise prend bien vite. Comme dans un Danganronpa, on plonge tête la première dans l’histoire, immédiatement désireux de comprendre comment et pourquoi. D’autant plus que la structure du scénario vient titiller cette curiosité, en rajoutant mystère sur mystère avant de finalement les lever un par un au fur et à mesure de la progression.

On plonge tête la première dans l’histoire, immédiatement désireux de comprendre comment et pourquoi. D’autant plus que la structure du scénario vient titiller cette curiosité, en rajoutant mystère sur mystère.

Mais la vraie bonne idée de Zanki Zero : Last Beginning pour tenir le joueur en haleine, c’est que ce dernier incarne chaque personnage à tour de rôle. Lorsqu’un nouveau chapitre est lancé et qu’une nouvelle ruine (les donjons du jeu) apparaît, on prend ainsi le contrôle d’un héros différent. L’occasion de comprendre les véritables motivations de chacun et de vivre l’histoire sous plusieurs points de vue… Et donc de s’attacher toujours plus à ces survivants.

My fair lady

Côté visual novel, il n’y a donc pas grand-chose à reprocher au dernier né de Spike Chunsoft, ou presque. Là encore, impossible de ne pas faire le parallèle avec Danganronpa et l’on pourrait ainsi regretter que Sho et Mirai ne soient pas aussi percutants qu’un Monokuma ou encore que les nombreuses révélations retournent clairement moins le cerveau. Mais ce serait être injuste avec Zanki Zero : Last Beginning qui, s’il fait parfois référence à son grand frère via des posters éparpillés dans les ruines, possède sa propre personnalité. Il se montre par exemple moins violent, mais aussi et surtout bien moins glauque, même si le passé de certains personnages a de quoi marquer.

Globalement, l’ambiance du jeu se montre moins pesante et les blagues y sont plus nombreuses, même si de nombreux moments forts sont aussi de la partie. Ceci étant dit, il faut parler anglais pour en profiter, le tout n’étant pas traduit en français.

C’est au niveau de son côté survie/dungeon crawler que Zanki Zero : Last Beginning convainc un peu moins, la faute essentiellement à un système de combat vraiment peu intéressant. Contrairement à d’autres jeux du même genre, les affrontements sont ici en temps réel. Il s’agit donc de soigneusement prendre en compte ses propres déplacements ainsi que ceux des monstres, histoire de ne pas se retrouver coincé contre un mur et entouré d’ennemis. Mais venir à bout de tout ce beau monde se montre extrêmement répétitif car les héros ne disposent que d’une seule attaque (qui a de plus besoin d’un cooldown), affiliée à un seul bouton (à charger pour délivrer un coup plus puissant).

Un peu plus loin dans l’aventure, une seconde option d’attaque vient se rajouter à la première, mais rien qui ne vient finalement chambouler cette routine. Seuls les boss sont véritablement intéressants puisque nécessitant souvent de mettre à profit l’environnement du joueur, souvent bourré de pièges (qui peuvent aussi se retourner contre les héros, bien entendu).

C’est au niveau de son côté survie/dungeon crawler que Zanki Zero : Last Beginning convainc un peu moins, la faute essentiellement à un système de combat vraiment peu intéressant.

The clone wars

Les donjons en eux-mêmes sont assez classiques pour le genre : une map à créer, des énigmes à résoudre, des environnements à fouiller pour trouver clés et autres documents intéressants, le tout étalé sur plusieurs niveaux souvent labyrinthiques et nécessitant de nombreux allers-retours. Allers-retours qui sont aussi imposés par les nombreuses jauges sur lesquelles le joueur doit garder un œil s’il ne veut pas rendre son aventure plus compliquée.

Il s’agit ainsi de gérer le stress, de donner à manger et à boire aux survivants ou encore de les laisser se soulager au petit coin si nécessaire. Il faut également souvent retourner à la base pour l’améliorer, mais aussi et surtout pour ressusciter les héros morts de vieillesse ou tués par un ennemi, surtout que certaines portes ne s’ouvrent que lorsque l’équipe est au complet. L’âge des clones est d’ailleurs important et à prendre en compte pour les affrontements et l’exploration : un enfant aura par exemple moins de force et un vieillard pourra posséder moins d’objets dans son inventaire. Des soucis qui peuvent être réduits grâce aux skills à débloquer et aux bonus qu’il est possible de donner – en échange de points – lors d’une résurrection.

Bref, entre des combats simplistes et des allers-retours un peu trop fréquents entre les donjons et la base, l’envie de progresser dans les ruines est assez mince. Mais il y a la carotte qui pousse le joueur à aller toujours plus loin, à savoir les vidéos dévoilant le passé de chacun.

Heureusement, ceux n’étant pas habitués au genre ou voulant juste profiter de l’histoire peuvent toujours se mettre en Facile, même si ce mode de difficulté divise d’au moins par deux la durée de vie de ce Zanki Zero : Last Beginning, notamment en supprimant quasi totalement les ennemis des ruines. Des ruines qui sont d’ailleurs, visuellement, très basiques voire parfois un peu vilaines (contrairement aux héros dont la modélisation et l’animation ont été faits avec soin), et qui imposent pourtant des temps de chargement assez agaçants lorsque l’on passe d’un étage à l’autre. On peut également regretter un manque de punch au niveau de la bande-son, qui répète en boucle les mêmes pistes vite oubliables.

LE VERDICT
A CLONE STORY
7
Shauni
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