Test de Ys VIII : Lacrimosa of Dana (Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version physique, fournie par l’éditeur, sur Nintendo Switch.

Vis ma vie de naufragé, version Switch

Sans vouloir répéter tout ce qui a été dit dans notre test PlayStation de Ys VIII : Lacrimosa of Dana, l’action-RPG de Nihon Falcom est une véritable réussite. Si l’on pointait du doigt sa réalisation (constat moins affligeant sur PS4 que sur PS Vita), le jeu édité par NIS America était et reste grandement séduisant avec la nervosité dont fait preuve son système de combat, le plaisir procuré par l’enchaînement de combos et cette possibilité de changer rapidement de personnage en plein ébat. C’est d’autant plus vrai que tous les protagonistes qui composent le large casting du jeu disposent, chacun, de skills spécifiques à utiliser en fonction des ennemis rencontrés, sans oublier les attaques ultimes à déclencher une fois une jauge d’action remplie ou encore les mécaniques de contre et d’esquive mises en place pour rendre les affrontements encore plus grisants. Bref, Ys VIII nous avait déjà séduit sur cet aspect-là et il n’y avait aucune raison que ça change sur Switch

Les mêmes qualités oui, mais les mêmes défauts également. On aime les combats, on apprécie le fait d’explorer l’île de Seiren avec une progression bien dosée et de gérer/agrandir sa communauté au fil de l’évolution du scénario. En revanche il est toujours dommage de constater que Ys VIII : Lacrimosa of Dana est à la ramasse sur le plan technique. Les combats que l’on aime tant, on les retrouve sur Switch avec un affichage fébrile qui est stable si les éléments à l’écran ne sont pas trop nombreux mais peut être débordé lorsque le jeu montre un peu plus de son univers.

Que dire également des textures un brin ragoutantes avec cette résolution bien plus proche de ce l’on avait sur PS Vita plutôt que sur PS4 ? Et ces scintillements peu gracieux et omniprésents ? Peu importe le mode, TV ou tablette, la mouture Switch du titre de Nihon Falcom et NIS America pique les yeux, un résultat bien en-dessous de ce que l’on était en droit d’attendre. Si votre but est de profiter du jeu en mode nomade et que vous n’avez pas de PS Vita (ou qu’elle est rangée depuis un moment dans le placard), Ys VIII Switch peut avoir son mot à dire mais bel et bien uniquement dans ce cas.

La déception est d’autant plus grande que cette version a pris son temps pour arriver, temps qui a par exemple permis l’intégration des sous-titres corrigés en français (mais des erreurs sont encore au rendez-vous, ben voyons !) alors que les voix japonaises n’arriveront que plus tard, via une mise à jour gratuite. En guise de bonus, Ys VIII : Lacrimosa of Dana sur Switch se compose de tous les DLC diffusés post-lancement sur PS4 et PS Vita. Des éléments cosmétiques, totalement dispensables, on aurait pu s’attendre à quelque chose de plus emballant voire une belle surprise mais non. On se consolera en se disant que le contenu de base n’a, finalement, pas vraiment besoin de ça pour être consistant.

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LE VERDICT
OH YS ! (BIS)
7
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois. Râleur pro et gros consommateur du café.

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