Test de Ys : Memories of Celceta (PS4)

CONCLUSION

Ce remaster d'Ys : Memories of Celceta est comme à l'époque : aussi moche qu'agréable à prendre en main. Si sa réalisation est toujours bloquée des années en arrière, son système de combat reste jouissif et nerveux, et l'on prend toujours un certain plaisir à cartographier les moindres recoins de la map. Ceux qui l'ont déjà fait à l'époque n'y trouveront sans doute pas grand intérêt, mais les néophytes découvriront là une valeur sûre de l'action-RPG, même si cet épisode se montre moins varié qu'Ys VIII.

En attendant la sortie (un jour) d’Ys IX : Monstrum Nox en Occident, Adol Christin se rappelle aux bons souvenirs de ses fans avec une version remasterisée d’Ys : Memories of Celceta. Un épisode qui s’offre une sortie PlayStation 4 quasiment huit ans après sa sortie initiale sur PS Vita.

Red Ys dead

Ys Memories of Celceta screenshotAlors qu’il était déjà en retard techniquement parlant sur PS Vita, porter Ys : Memories of Celceta sur PlayStation 4, qui plus est huit ans après sa sortie, était un projet ambitieux. Malheureusement, le poids des années est visible dès les premières minutes de jeu. Déjà vilains à l’époque, les décors sont toujours aussi laids aujourd’hui, les textures sont baveuses, la modélisation des personnages est loin d’être fine et leurs animations sont plutôt sommaires.

On regrette également que certains petits défauts de l’époque n’aient pas été corrigés dans cette nouvelle version, comme l’impossibilité de contrôler la caméra (il est uniquement possible de zoomer et dézoomer), la présence d’une sorte de petit flou permanent, l’absence totale de doublages, quelques baisses de framerate durant l’exploration ou encore le côté fastidieux du système de voyage rapide.

Mais au-delà d’un aspect technique dépassé, Ys : Memories of Celceta est avant tout un action-RPG qui mise gros sur son système de combat. Et de ce côté-là, le titre n’a pas pris une ride, le plaisir de la prise en main étant immédiat. Les affrontements se déroulent en temps réel et le joueur doit passer à la volée de l’un à l’autre de ses combattants, sachant qu’une équipe active ne peut comporter au maximum que trois héros, afin de pouvoir faire face au mieux à toutes les éventualités. Le système de combat reposant sur une sorte de pierre-papier-ciseau, cet élément du gameplay est essentiel pour ne pas se retrouver en difficulté, et il ne déçoit pas. Si l’on rajoute à ça un système de skills qui se débloquent au fur et à mesure et d’attaque « ultime », on se retrouve avec des affrontements nerveux et jouissif, surtout contre les boss.

Nobody Ys perfect

Ys Memories of Celceta screenshotCôté scénario, en revanche, Ys : Memories of Celceta fait le minimum syndical. Adol se réveille amnésique dans une cité du nom de Casnan et, accompagné par un certain Duren, il est mandaté pour cartographier la forêt entourant la ville. Un travail qui n’est pas désintéressé puisqu’il va permettre à Adol de retrouver petit à petit ses souvenirs, dispatchés un peu partout dans cette zone hostile. Dit comme ça, cet épisode semble faire la part belle à l’exploration, mais ce n’est en fait pas totalement le cas.

La forêt et ses donjons prenent la forme de couloirs plus ou moins vastes à parcourir, alors que les objectifs sont clairement affichés sur la carte. Mais peu importe : dévoiler petit à petit la map et voir le pourcentage de cartographie grimper au fur et à mesure procure une vraie sensation de plaisir. A tel point que l’on peut parfois s’agacer de dialogues un peu longuets venant couper l’action.

Ys Memories of Celceta screenshotEn plus de ce fil rouge qu’est la cartographie de la forêt, Ys : Memories of Celceta propose ça et là quelques « énigmes » et quêtes annexes, certaines à trouver sur les tableaux des auberges et d’autres provenant de PNJ et disposant de mini-histoires à découvrir. Sans grande surprise, elles demandent d’aller tuer telle ou telle bête, de ramener tel ou tel objet et autres joyeusetés du genre venant artificiellement rallonger la durée de vie du titre mais permettant de gagner de l’équipement ou de l’argent bienvenu tant les prix grimpent rapidement dans ce titre. Bref, rien de très varié à ce niveau, hélas, ce qui risque de décevoir ceux qui ont connu la série avec Ys VIII : Lacrimosa of Dana, dernier épisode en date et qui proposait un panel plus large d’activités.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

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