Test de Yomawari : The Long Night Collection (Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version physique, fournie par l’éditeur, sur Nintendo Switch.

Double dose de frissons

Le choix de la Switch comme nouveau support d’accueil pour les jeux Yomawari n’a rien d’anodin. En se tournant du côté de l’hybride de Nintendo veut en réalité rappeler que sa licence est principalement conçue pour les joueurs nomades, ceux qui peuvent jouer sous la couette dans le noir complet et avec un casque vissé sur les oreilles pour profiter d’une ambiance sonore travaillée avec soins. Oui, Yomawari : Night Alone et Yomawari : Midnight Shadows sont deux expériences horrifiques capables de rapidement mettre le joueur sur les nerfs, jouant sur un contraste réussi entre un aspect charmant et des personnages mignons face à une ambiance lourde et des moments véritablement terrifiants.

Sans revenir dans les détails sur chacun des deux titres (vous pouvez d’ailleurs retrouvez notre test complet de Yomawari : Night Alone pour en savoir davantage), impossible de ne pas rappeler le caractère die & retry de Yomawari et cette difficulté en dents de scie qui ne fait passer d’un moment grisant à une frustration énorme. Il y a d’un côté ces environnements ouverts dans lesquels on se plaît à explorer à tout-va pour trouver de précieux objets et résoudre de petites énigmes jamais très développées, et de l’autre les fameux yokai. Ces monstres du folklore japonais sont présents sous des formes bien variées et ce sont eux, dans l’un et l’autre des deux jeux, les véritables stars de Yomawari : The Long Night Collection.

Les deux aventures se vivent au rythme de ces rencontres dont la dangerosité est autant causée par leur capacité à nous tuer en un coup que par les peu de moyens dont disposent les fillettes pour leur échapper. C’est sur cet aspect-là que Nippon Ichi Software impose deux défis de taille avec ses titres, nous obligeant à mourir pour recommencer et mieux appréhender la situation quitte à frustrer les moins patients. Il faut d’ailleurs au moins ces moments d’échec pour allonger la durée de vie des jeux qui n’excèdent pas les 3 voire 4 heures pour le premier alors que le second se boucle en 6-7 heures. Plus consistante oui, la seconde aventure accentue toutefois une difficulté déjà exagérée et ne fait que renforcer cette impression que le jeu préfère s’appuyer sur des passages trop retors plutôt que de varier ses mécaniques.

Yomawari, on prend les mêmes et…

Avis à ceux qui ont déjà retourné les deux volets sur leur PS Vita et qui souhaitaient y retourner en profitant de quelques bonus, Nippon Ichi Software ne s’est pas vraiment foulé pour cette cartouche 2-en-1. Sur le plan technique tout d’abord, les portages vont à l’essentiel et ne proposent rien de plus que ce qui a déjà été vu. Bien sûr, le résultat reste convaincant en mode nomade (le mode de jeu à privilégier pour l’ambiance) mais ça pique forcément un peu plus les yeux une fois la machine sur le dock. Point de contenu inédit à découvrir malheureusement alors que la traduction française, elle, est toujours inexistante. Yomawari : The Long Night Collection se joue avec des sous-titres en anglais sinon rien, un anglais toutefois assez basique.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here