Test de Yakuza Kiwami 2 (PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version physique, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

Dragon clash

Une fois encore c’est limite une guerre nucléaire qui est sur le point de se déclencher dans le milieu des yakuzas. Le point de départ ? L’assassinat du leader du Tojo Clan par des membres de la Omi Alliance, alors que son rêve ultime était de signer la paix avec eux. Les frictions étant de plus en plus vives, Kiyru décide de se rendre à Osaka afin de calmer le jeu, mais surtout de réaliser les dernières volontés du 5ème Chairman. Sur place, il va se heurter à un ego surdimensionné, Ryuji Goda, aussi baptisé le Dragon du Kansai. Et, forcément, ce dernier n’apprécie que moyennement la venue de Kiyru, le Dragon de Dojima…

Toujours dans l’optique d’éviter une guerre ouverte, les forces de police ont décidé de protéger Kazuma, comme toujours point central de toute cette histoire, ce qui rend au passage bien service à l’inspectrice Kaoru et à ses ambitions personnelles. Goro Majima, personnage devenu encore plus emblématique depuis Yakuza Zero, a aussi droit à son petit scénario. Malheureusement, ce dernier se montre bien trop court avec ses trois petits chapitres… Au moins, ceux-ci ont le mérite de conclure à la fois un arc scénaristique de Zero mais aussi de Kiwami premier du nom, et ce d’une manière vraiment réussie.

La série des Yakuza s’est toujours illustrée par ses scénarios prenant et ses personnages bien travaillés et ce Kiwami 2 ne déroge évidemment pas à la règle. Comme toujours, l’inspiration cinématographique se fait sentir à chaque cinématique, à chaque cut-scene, à chaque dialogue, tout comme l’amour des créateurs de la série pour les films asiatiques de gangsters. La mise en scène s’en ressent, avec des angles de caméra toujours bien ciselés et un jeu d’acteur sur lequel il n’y a rien à redire.

Côté personnages, si le méchant principal de cet épisode s’avère finalement assez cliché, mention spéciale à l’inspectrice Kaoru. Si la licence de SEGA ne se montre pas spécialement machiste, loin de là, force est de constater que très peu de femmes de caractère étaient présentes dans les épisodes précédents. Il est donc assez agréable de voir une demoiselle plus mâture qu’une Haruka et plus combative – au sens propre – qu’une tenancière de bar, d’autant plus que les forces de l’ordre ont ici droit à un rôle relativement important. Bref, on prend toujours autant de plaisir à suivre tout ce beau monde, les retournements de situation et autres moments forts durant la petite quinzaine d’heures que compte le titre.

Night fever

Une durée de vie qui peut bien entendu être doublée, voire triplée, pour peu que l’on passe du temps sur les nombreux mini-jeux présents dans Yakuza Kiwami 2. Aux côtés des sempiternels jeux d’arcade, tel que Virtua Fighter 2, les fans retrouveront sans doute avec plaisir les cultissimes UFO Catchers, mais aussi le karaoké, le baseball, les vidéos coquines ou encore les fléchettes. Petite nouveauté, un mini-jeu encore plus… décalé, qui consiste à réaliser des défis en urinant dans des toilettes. Rien de bien étonnant pour un jeu Yakuza, en somme.

Mais le meilleur reste tout de même, comme pour l’épisode Zero, la gestion du club d’hôtesses. Si, à l’époque, c’était Goro qui s’en occupait, c’est bel et bien Kiyru qui endosse ici le costume de gérant de cabaret. A lui donc de faire rentrer le maximum d’argent dans les caisses en allant recruter de charmantes jeunes femmes, en poussant les clients à consommer et en répondant rapidement aux demandes des employées. De quoi, une fois de plus, perdre des heures et des heures sans jamais se lasser, comme avec les très nombreuses quêtes annexes plus ou moins étoffées proposées par les développeurs.

La durée de vie d’une quinzaine d’heures peut être doublée, voire triplée, pour peu que l’on passe du temps sur les nombreux mini-jeux présents dans Yakuza Kiwami 2.

Le bar à hôtesses permet d’ailleurs d’engranger de très grosses sommes d’argent, ce qui peut s’avérer utile pour acheter différents items de soin à consommer durant les combats. Car, évidemment, Yakuza Kiwami 2 propose comme ses aînés beaucoup, beaucoup d’affrontements. Le système de combat n’a toutefois pas beaucoup changé depuis Yakuza 6 : il est donc toujours question d’un style unique de baston à améliorer, de coups puissants déclenchés avec le Heat Mode ou encore d’actions encore plus impressionnantes à débloquer avec le mode Extreme.

Déjà assez facile au départ, cet épisode PS4 devient rapidement une promenade de santé si le joueur attribue correctement ces points d’expérience généreusement donnés au fur et à mesure de la progression. Divisés en plusieurs catégories, ils sont toujours à dispatcher afin d’augmenter la barre de vie de Kiryu, de lui débloquer toujours plus de coups ou encore de le rendre plus résistant à l’alcool. Seule vraie petite nouveauté, la possibilité de garder des armes pour plus tard. Toujours destructibles au bout d’un certain temps, ces dernières peuvent donc désormais être dégainées via une pression sur la croix directionnelle. De quoi varier encore un peu les plaisirs durant les combats, même si la violence brute du Dragon de Dojima se suffit bien souvent à elle-même.

War kids

Yakuza Kiwami 2 profite du Dragon Engine de Yakuza 6 et c’est toujours aussi impressionnant, surtout lorsqu’on le compare au Yakuza 2 sorti à la base sur PlayStation 2. Les animations faciales sont souvent bluffantes, tout comme les jeux d’ombres et de lumières ou encore le côté vivant de Kamurocho et Sotenbori, quartiers calqués respectivement sur Kabukicho (Tokyo) et Dotonbori (Osaka). Ils ne sont certes pas bien grands, mais ils regorgent tout de même de petites choses à découvrir, sans parler des très nombreux groupes de ”yakuza”, ”punk” ou encore ”thug” qui veulent chercher des noises à Kiryu.

Cerise sur le gâteau, l’ensemble se montre fluide à tous moments et sans temps de chargement ou presque, le Dragon Engine ayant encore été un peu plus boosté. En revanche, et sans réelle surprise pour les habitués, les sous-titres sont uniquement disponibles en anglais (mais avec tout de même les voix en japonais). Agaçant comme toujours, mais les fans de la série Yakuza en ont l’habitude depuis toutes ces années…

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
DRAGON PUNCH
7
Shauni
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