Test de World War Z (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Xbox One X.

World War Dead

Du film éponyme, World War Z ne reprend finalement que les lieux visités et cette image caractéristique de hordes de zombies qui se ruent sur leur cible. Oui, c’est à peu près tout ce que l’on retrouve du film de Paramount Pictures. Ce n’est peut-être pas plus mal penserez-vous, on ne vous en voudra pas. L’inspiration de Saber Interactive pour l’élaboration de ce jeu est davantage à chercher du côté de la référence du jeu de zombies : Left 4 Dead. Et pas qu’un peu.

New York, Jérusalem, Moscou puis Tokyo, ce sont pourtant bien les villes du long-métrage que World War Z utilisent pour ses 11 chapitres répartis en 4 épisodes (et d’autres à venir). Il ne faut pour autant pas chercher de fil rouge avec ces campagnes, chacune étant indépendante et mettant en scène des personnages aux allures bien distinctes. D’ailleurs, il est possible d’avoir un bout de background scénaristique de chacun des persos en faisant un petit tour dans les bonus du jeu. Rien de bien transcendant cela dit, tous ces personnages n’ont pas grand-chose d’attachants.

Quant aux missions proposées, les objectifs sont rarement originaux et ne demandent pas de grandes prouesses des joueurs qui peuvent toujours compter sur l’omniprésence d’indicateurs pour savoir quoi faire et comment y parvenir. Bref, World War Z c’est un mode campagne qui se contente de balader le joueur aux quatre coins du globe, d’un point A à un point B. Mais il y a aussi des hordes de zombies balancées à intervalles réguliers. Et ça c’est plutôt pas mal.

Des zombies et des classes

Ces zombies qui courent et déferlent sur nos survivants tel un raz-de-marée, la signature de World War Z est bien là. Pour le reste, Saber Interactive puise clairement dans ce qui a déjà été fait par le passé, Left 4 Dead en tête. Le rythme du déroulement des missions est ainsi calqué sur celui du jeu de Turtle Rock Studios, les différents types d’infectés aussi. Entre celui qui gaze son monde, celui qui vous saute à la tronche, celui qui joue au bélier et encore un autre qui hurle pour attirer les zombies de base en masse, on est clairement en terrain connu. Même constat avec les différentes armes (à feu et corps-à-corps) proposées et les gadgets à dispositions de nos héros.

Pour chercher une pointe d’originalité dans World War Z, il faut regarder du côté RPG du soft avec le système de progression globale d’un côté et les classes de l’autre. En cumulant les heures de jeu, le joueur gagne ainsi des niveaux et de l’expérience qui va lui servir à débloquer des armes avec de meilleures caractéristiques. Des armes plus efficaces oui, mais côté feeling on repassera. Petit flingue, mitrailleuse ou fusil à pompe, les sensations sont hélas trop semblables.

Si ce n’est pour améliorer les armes, les points d’expérience cumulés par le joueur peuvent aussi être utilisés pour débloquer de nouvelles capacités pour les différentes classes du jeu. Fantassin, Artificier, Infirmier, Agent d’Appui, Surineur et Exterminateur, voilà les six classes proposées parmi lesquelles les joueurs doivent piocher pour former le meilleur quatuor possible. Si les premières capacités débloquées (passives comme actives) n’influencent que très peu les parties, force est de constater que les éléments auxquels on accède après une grosse poignée d’heures commencent à rendre ces classes vraiment intéressantes. Tous les dix niveaux, une capacité passive spéciale se débloque automatiquement, apportant un véritable bonus à l’équipe peu importe la classe. Bref, le bourrin bourrine, le médecin soigne, le soutien soutient, le découpeur découpe… Absolument rien de nouveau mais tous le font bien et sont complémentaires si on prend soin d’explorer leurs particularités.

Challenge Z

Si prendre soin d’avoir un groupe éclectique n’a guère d’importance dans les deux premiers niveaux de difficulté du jeu, les choses prennent tout leur sens dès que le curseur est au troisième niveau (sur cinq). World War Z a beau être classique et ne pas surprendre, il n’est pas facile pour autant. Une difficulté qui ne doit pourtant rien à l’IA parfois hasardeuse des infectés et tout aussi étrange des alliés (comme souvent avec de tels titres, préférez les sessions à quatre joueurs), mais le challenge est réellement présent et les amateurs de TPS en PvE ont largement de quoi être grisés. Gérer ses quelques trousses de soin, décider quel joueur doit recharger sa capacité spéciale ou encore mettre en place de manière cohérente les éléments défensifs lors des séquences de protection de zone, autant de décisions qui peuvent être clés dans les parties les plus relevées.

Et c’est clairement avec ces parties-là que l’on a pris le plus de plaisir avec le titre de Saber Interactive. C’est bien simple, on y a retrouvé tout ce qu’on aimait d’un jeu du genre, en vue à la troisième personne toutefois. Prendre soin de ses coéquipiers, se sentir soulager lorsque des minutions sont trouvées, voir défiler le compte à rebours avant que des vagues de zombies ne déferlent sur notre position, apprécier les infectés spéciaux agir les uns après les autres pour essayer de piéger les joueurs un peu trop dispersés… Autant de situations qui font que World War Z s’apprécie pour ce qu’il est : un défouloir qui ne se prend pas la tête mais qui possède plus d’arguments qu’il n’y paraît.

Bon, on reste en revanche assez dubitatif sur ces bugs qui empêchent de progresser dans une campagne (un script qui ne se déclenche pas, par exemple) et cette IA, encore une fois, qui donne des airs d’ahuris aux zombies dont la physique est discutable. Difficile en revanche de reprocher la réalisation soignée du jeu qui, sans atteindre des sommets, affiche des environnements propres, des textures et des effets qui le sont tout autant. On aime voir ces infectés qui se ruent sur nous et que l’on décime par dizaines. Job is done, comme dirait l’autre.

PvPvZvBoring

Puisqu’il n’y a pas que le mode campagne à se mettre sous la dent, World War Z se dote ainsi de cinq types de partie opposant deux équipes de quatre joueurs. Domination, match à mort, roi de la colline… Là encore ne cherchez rien d’inédit. On apprécie tout de même le côté PvPvZ de la chose avec des infectés en guise de troubles-fête, mais ce n’est clairement pas avec ces parties-là que le jeu saura nous tenir en haleine. Le travail abattu sur ces modes est pourtant à noter puisque les cartes qui accueillent les sessions proposent des lieux qui ne sont pas explorés en campagne alors que le système de classe a quant à lui la particularité d’être distinct du mode principal, avec pas moins d’une dizaine de classes à découvrir (chacune avec son propre armement, contrairement à la campagne où les armes sont communes à tous) et toujours plus de capacités à débloquer. Reste que l’ennui arrive vite après 2-3 sessions, on préfère alors se coltiner un épisode de la campagne en difficulté extrême.

LE VERDICT
LEFT 4 Z
6
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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