Test de World of Warriors (PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4 Pro.

Battle for a card

Peut-être ne connaissez-vous pas World of Warriors. Après tout, s’il ne vous vient pas l’idée de télécharger du jeu mobile ou de scruter le top des téléchargements des Play Store et autres échoppes applicatives, il est très facile de passer à côté. Et c’est tant mieux ! Comme tous ses confrères mobiles, World of Warriors n’est rien de plus qu’un pay-to-win prenant la forme d’un anti-jeu sur fond de character design façon paquet de céréales, conçu par des mecs dont la définition du mot fun doit être sacrément tordue. Typiquement le genre de chose qu’on lance pour voir à quoi ressemble le premier temps de chargement ou pour bencher les performances en multi-tâches du dernier Snapdragon 3000. Sauf que les courageux soldats de Saber Interactive se sont mis en tête de porter ce World of Warriors sur Playstation 4. Sans rire.

Il ne s’agit pas d’un portage classique. La base est la même. Le joueur doit combattre pour débloquer des guerriers de toutes sortes (vikings, ninjas, chevaliers, etc.), pour combattre encore plus, pour débloquer encore plus de personnages, pour… Vous avez compris la mécanique. On retrouve ce hub tout moche typique des jeux mobiles, avec une forge pour équiper des objets sur nos personnages débloqués dans un temple moyennant quelques diamants. Ici, il n’est pas question d’acheter des diamants, mais de les engranger au fil des combats. Les personnages montent en niveau au fur et à mesure, certains sont plus puissants mais c’est aléatoire (parce qu’il faut croire que c’est drôle le déblocage aléatoire). Ça, c’est l’enrobage, à peine retouché pendant la transition.

Mais le cœur du jeu a changé. Oui, mesdames et messieurs. De combats inintéressants et nuls au tour par tour, on passe à des combats inintéressants et nul en temps réel ! Exit les écrans quasi-fixes, place à de véritables arènes en 3D, à un moteur presque destructible (on peut casser des coffres) et à une panoplie de coups aussi riche que le scénario du jeu. Chaque personnage offre blocage, esquive et entre 1 et 4 combos, mais avec une imprécision qui ferait rager les braves qui ont apprécié Frantics. Et bon sang que c’est mou ! Les coups s’enchaînent dans l’indifférence totale, alors que vos adversaires enchaînent les roulades, s’imaginant dans un simulacre de Dark Souls. De mémoire, nous n’avons trouvé qu’un seul point de comparaison récent : Kung Fu Panda – Le Choc des Légendes. C’est dire à quel point l’ensemble est mauvais ! Mou, moche, imprécis, dénué d’enjeu, World of Warriors n’est qu’une seule et même phase de jeu étirée jusqu’à l’extrême, dans une spirale infernale de grind déguisée en une succession d’arènes fades.

LE VERDICT
FOR DISHONOR
2
Kurutchin
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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