Test de Wolfenstein : Youngblood (PC, PS4, Xbox One, Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

Sous le signe des nazis

On va prévenir d’office, ce Wolfenstein : Youngblood doit obligatoirement être joué en coopération avec un autre camarade. En effet, vous serez toujours accompagné de votre sœur jumelle dans ce Paris des années 70 envahi par la Wehrmacht. Si l’aspect tactique est réduit à sa plus simple expression et aurait pu nous motiver à jouer en solitaire, l’I.A. fait un peu n’importe quoi : partant parfois au combat sans raison apparente ou préférant se battre à 2 mètres de nous, alors qu’on est à terre, plutôt que de nous sauver. Bref, il ne faut pas ici « pensez printemps » mais bien « pensez coop » au risque de vite faire monter la frustration.

Comme on l’a dit quelques lignes plus tôt, c’est à Paris que l’aventure va se dérouler. Une occasion rêvée pour Arkane Studios, qui a aidé MachineGames, de montrer toute l’étendue de son expérience en termes de level-design. La dizaine de zones accessibles dans le titre s’avère suffisamment ouverte pour que le joueur ressente une certaine liberté de mouvement. Il reste bien évidemment des zones où la linéarité revient, mais une grosse majorité de jeu permet d’offrir des possibilités de contournement plutôt bien fichues, offrant l’opportunité de passer par un balcon en hauteur, une fenêtre ouverte au rez-de-chaussée ou bien évidemment la porte principale.

Malheureusement, cette liberté de mouvement est entachée par un game-design vieillissant. Les niveaux sont en effet entrecoupés par des salves de chargement assez redondants, surtout que le jeu use et abuse des allers-retours avec la trentaine de missions secondaires à faire (et qui ont parfois tendance à apparaître après que la mission principale ait été terminée). L’autre souci vient de ces barrières qui imposent que deux joueurs soient au même endroit pour ouvrir une porte et ainsi progresser dans le niveau. Elles sont innombrables et deviennent une véritable plaie lorsqu’il faut ouvrir à deux une porte pour entrer dans un ascenseur, puis cinq secondes plus tard faire la même action pour sortir de là.

Il reste bien évidemment des zones où la linéarité revient, mais une grosse majorité de Wolfenstein : Youngblood offre des possibilités de contournement plutôt bien fichues.

Level-up

Autre élément important dans ce Wolfenstein : Youngblood : l’introduction des niveaux (avec arbre de compétences) et donc des ennemis qui mettent un peu plus de temps pour être abattus. Chacun se fera son avis sur la question. Mais excepté cet arbre de compétences que l’on a trouvé très simpliste, on n’a pas été choqué contrairement à la plupart des joueurs outre-Atlantique. En revanche, le fait que les ennemis possèdent deux types d’armure, et donc soient vulnérables à des armes spécifiques, a été plus contraignant dans notre approche. On s’est souvent retrouvé à court de munitions, nous obligeant à balancer toute la sauce avec une arme non-adaptée au type d’ennemis devant nous, entraînant là encore une chute encore plus importante de notre stock de munitions. Un joli cercle vicieux.

Les combats sont quoi qu’il en soit réussis. L’armure de combat permet de sauter, glisser et de prendre à revers les nombreux ennemis du jeu (#Crysis). La difficulté est par ailleurs au rendez-vous et oblige à améliorer nos armes pour compenser cette montée en difficulté. Il est malheureusement dommage qu’il soit aussi compliqué de jouer avec un autre camarade. Si, depuis la sortie, certains correctifs ont pallié les problèmes pour rejoindre une partie en cours de jeu, il restait encore bien trop souvent des problèmes de déconnexion, à l’heure où ces lignes ont été écrites, pour être dans un confort optimal en coop.

LE VERDICT
EN COOP SINON RIEN ?
6
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

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