Test de Warhammer : End Times – Vermintide (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

Left 4 Warhammer : End Times – Vermintide of the Dead

Comme on peut le voir avec la scène d’introduction, Warhammer : End Times – Vermintide nous amène dans la petite ville d’Ubersreik où les Skavens ont décidé de passer leurs vacances sans y être invités. Pour ceux qui l’ignorent les Skavens ne sont ni plus ni moins que des rats qui ont muté à cause de leur exposition aux radiations de la Malepierre. Et si vous ne savez pas non plus ce qu’est la Malepierre, il est grand temps d’aller faire un tour sur wikipédia pour découvrir l’univers de Warhammer, notre parenthèse s’arrêtera là. Quoiqu’il en soit pour sauver cette pauvre bourgade d’Ubersreik l’Empire ne semble pas avoir d’armée à sa disposition et il faudra compter sur cinq héros pour venir à bout de cette invasion: un soldat impérial, un chasseur de sorcière, une sorcière, une forestière elfe et enfin un ranger nain. Et au niveau du scénario, c’est tout ce qu’il y a à savoir. Oui c’est peu, voire pauvre, surtout que l’univers de Warhammer offre de belles occasions pour écrire de chouettes histoires et mettre en place des contextes un peu plus riches que ce simpliste « les Skavens nous ont envahi, mort aux Skavens !». Ça commence bien mal.

Pour arriver à ses fins le joueur devra donc choisir l’un des cinq héros disponibles et traverser treize cartes pour y accomplir différents objectifs, le tout en étant accompagné par trois autres joueurs. Oui raconté comme ça ça ressemble déjà beaucoup à Left 4 Dead, surtout que comme dans le jeu de Valve on recommande chaudement d’éviter de vous lancer dans l’aventure avec des bots, à moins de vouloir assister à une démonstration d’inefficacité programmée et de préférer échouer à chacune de vos tentatives. L’IA est en effet relativement bas du plafond et ne sera vraiment d’aucune utilité, surtout dans les niveaux de difficulté supérieure. Et puisque l’on parle de Left 4 Deadautant le dire tout de suite: Warhammer : End Times – Vermintide fait plus que s’inspirer du célèbre jeu de zombies puisque quasiment chaque élément de gameplay est inspiré du jeu de Valve. Les niveaux sont construits de la même manière avec un point de départ, une arrivée et entre les deux des hordes de Skavens à n’en plus finir qui apparaissent de manière aléatoire. On retrouve également le principe des infectés spéciaux dans une copie presque parfaite: Le rat-assassin remplace le hunter, le chef de meute joue le rôle du smoker et le rat-ogre celui du tank. Une copie qui dépasse largement le simple cadre de l’inspiration même si, pour notre plus grand plaisir, il faut bien admettre que copier les idées de Left 4 Dead n’est pas forcément la pire des choses à faire dans l’absolu.

God does not play dice. Gamers do !

Surtout que chez Fatshark ils ont quand même pris le temps de rajouter quelques nuances qui font que Warhammer : End Times – Vermintidearrive malgré tout à se démarquer de son modèle. La première chose que l’on peut remarquer c’est la présence de spéciaux qui n’ont pas d’équivalent dans Left 4 Dead comme le rat-gatling qu’on évitera d’attaquer de front ou encore les fameuses patrouilles (une groupe de quatre, six ou huit Skavens en armure qu’il vaut mieux éviter comme la peste si l’on ne veut pas se faire rapidement massacrer). L’autre différence majeure se situe au niveau du gamplay propre à chaque personnage. Dans Left 4 Dead le choix du personnage se résume finalement à choisir un skin en fonction de son humeur. Pour Warhammer : End Times – Vermintide c’est différent puisque l’on a bien plusieurs types de gameplay disponibles en fonction du personnage choisi. Le nain, le soldat impérial et le chasseur de sorcière sont relativement à l’aise dans le combat de mêlée tout en jouant sur des critères différents. Petit et trapu le nain fait parler sa force brute quand le chasseur de sorcière joue plutôt sur sa vitesse. La sorcière et l’elfe préféreront rester à distance avec des sorts et des flèches pour éliminer rapidement les Skavens spéciaux et ainsi faciliter la vie de la troupe. 

Mais la vraie nouveauté apportée par Warhammer : End Times – Vermintide se situe au niveau des armes et tout ce qui concerne le loot en fin de partie. En effet après chaque mission réussie, le joueur va pouvoir lancer des dès à six faces pour obtenir un objet aléatoire qui viendra renforcer l’arsenal de l’un de ses héros. La qualité du loot dépend de la qualité d’un jet où chaque face valide fait monter la qualité du loot (symbolisée par une couleur, blanc, bleu, orange et rouge pour les meilleurs équipements). Le système apporte donc une forte rejouabilité puisque pour envisager les niveaux de difficulté supérieure il faudra avoir le bon équipement et pour ça, il faut évidemment réussir des missions. Mais ce n’est pas tout puisque les joueurs peuvent améliorer eux-même ce jet de dés. Durant les missions ils peuvent en effet récupérer jusqu’à deux dés (à trouver dans les coffres) qui possèdent trois faces valides. On peut également récupérer trois dès à 4 faces valides en ramassant des bouquins cachés un peu partout dans les niveaux. Ces livres ont la particularité d’utiliser l’emplacement normalement réservé aux soins, empêchant ainsi le porteur d’avoir de quoi se soigner dans son inventaire. Enfin deux grimoires peuvent également être ramassés pour ajouter deux dès à six faces valides et ainsi considérablement améliorer la qualité du loot en fin de partie. Manque de bol chaque grimoire ramassé diminue la barre de vie de moitié forçant ainsi l’équipe à la jouer fine pour venir à bout de la mission en court. Du coup pour améliorer le loot en fin de partie, le groupe doit se compliquer la tâche en acceptant de porter ces différents objets jusqu’au bout. Une idée remarquable qui bouleverse totalement le déroulement d’une missison puisque non seulement il faut fouiller (au moins une fois, les emplacements ne changent pas) les niveaux de font en comble et donc s’exposer aux hordes un peu plus, mais il faut également gérer les soins et la barre de vie réduite ce qui devient vite problématique quand, en mode difficile, une simple baffe de rat peut supprimer un bon quart de la totalité de la vie du joueur.

Rat-trapage

À ce système de loot s’ajoute tout un système de craft accessible depuis l’auberge qui n’est ni plus ni moins que le hub où les joueurs se retrouvent avant de partir en mission. On peut y détruire des armes pour récupérer des pierres blanches, vertes ou bleues qui permettent de débloquer des aptitudes spéciales sur l’équipement récupéré. Du coup, même le matériel que l’on n’utilise pas trouve son utilité et apporte toujours quelque chose aux joueurs. Au final, cette idée du loot/craft est tout bonnement géniale car contrairement à Left 4 Dead où la motivation ne repose que sur l’envie de réussir une mission en mode difficile, ici on est toujours tenté de refaire une partie pour récupérer le maximum de dés dans l’espoir d’un meilleur équipement en fin de partie. Le but étant évidemment toujours le même: finir le jeu dans son mode de difficulté le plus dur en faisant fi de la répétitivité des situations. Car oui, malgré ses bonnes idées Warhammer : End Times – Vermintide n’empêchera pas certains joueurs de très vite ressentir ce sentiment de faire toujours la même chose. Heureusement, la majorité des cartes offrent un level design plutôt sympathique (la Tour du Sorcier est un vrai bonheur), bien plus ouvert que ce que pouvait proposer Left 4 Dead, et que l’ensemble se dote d’une direction artistique très réussie qui permet d’oublier la technique un peu limite par moment.

Du coup on passe aisément sur les textures pas très glorieuses ou les modélisations bon marché, mais on a beaucoup plus de mal en ce qui concerne les bugs de collisions avec, par exemple, des rat-gatling qui arrivent à tirer à travers les toits ou des chefs de meute qui peuvent attraper un joueur alors qu’il est derrière un mur. Autre ombre au tableau, la dimension aléatoire se montre globalement moins surprenante dans Warhammer : End Times – Vermintideque dans Left 4 Dead avec des hordes qui apparaissent toujours plus ou moins au même endroit ou des spéciaux (le rat ogre notamment) qui semblent se limiter à quelques spawn bien précis. Des problèmes qui seront probablement résolus d’ici quelques temps (sauf pour l’aspect aléatoire malheureusement) par Fatshark qui semble bien déterminé à supporter son jeu avec des mises à jour régulières. Et si, par la même occasion, on pouvait avoir de nouvelles cartes gratuites de temps en temps on serait alors vraiment aux anges. En attendant un tel miracle, Warhammer : End Times – Vermintide se présente déjà comme un excellent moyen de passer l’hiver au chaud, derrière son écran à cliquer comme un forcené sur sa souris le tout à un prix relativement raisonnable. What else ? 

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
SALUT, SKAVENS ?
7
Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege et Darkest Dungeon.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here