Test de Warhammer : Chaosbane (PC, PS4 et Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur, sur Xbox One X.

Le hack’n slash pour les nuls

Lors de sa sortie en 2012, Diablo III ne bouleversé par uniquement la saga dont il était le dernier rejeton : il redéfinissait purement et simplement le genre du hack’n slash. Le résultat final, moins libertaire et plus accessible mais aussi bien plus nerveux que ses ancêtres, dessinait de nouveaux contours à ce genre toujours très prisé des allumés du butin. Sans surprise, Warhammer : Chaosbane est l’un des fruits de cette mutation. On y retrouve tout ce qui fait la force d’un bon hack’n slash orienté “consoles” (les PCistes diront plutôt “casualisé”). Chaque classe, ici au nombre de 4, est livrée avec un set de compétences bien défini. Contrairement à un Torchlight II par exemple, on n’investit pas de points dans un arbre pour les débloquer, il suffit simplement de monter de niveau en niveau.

Cette orientation, popularisée par Diablo III, permet de ne pas figer un personnage dans le temps. Ses compétences peuvent toujours évoluer, en fonction des souhaits du joueur. Certains parleront de flexibilité, d’autres d’inconsistance. Toujours est-il que cette formule fonctionne depuis de nombreuses années et que Eko Software est de toute façon plus préoccupé par l’aspect action de Warhammer : Chaosbane que par sa partie personnalisation. Pour les maniaques des points, il existe tout de même des points à attribuer, pour faire augmenter certaines statistiques de manière passive et débloquer quelques capacités spécifiques. Encore faut-il récupérer les matériaux nécessaires, ici matérialisés sous la forme de gemmes.

Et le loot que gemme ?

Dans Warhammer : Chaosbane, en plus de l’équipement traditionnel, il est possible de ramasser deux ressources différentes : l’argent et les gemmes (réparties en différentes couleurs). Elles ne servent qu’à deux choses : alimenter l’arbre que nous évoquions et enchanter des pièces d’armure. C’est tout. Pas de marchand, pas de forgeron, pas de craft. Rien de tout ça. Autant vous dire que le ramassage apparaîtra très rapidement comme superficiel, à peine aidé par un loot peu intéressant. Les pièces d’équipement sont peu nombreuses et surtout particulièrement limitées. Impossible par exemple de donner une épée à un nain, qui devra se contenter de deux haches du premier au dernier niveau. Lassant.

Il serait presque cocasse de reprocher à un hack’n slash une certaine forme de répétitivité, mais il faut dire que niveau redondance, Warhammer : Chaosbane n’y va pas de main morte ! En termes d’équipement donc, le loot frénétique étant réduit à sa plus simple expression, mais aussi pour ce qui est des décors traversés, des ennemis affrontés et des situations rencontrées. On parcourt constamment les mêmes 4 ou 5 paysages, sans la moindre dimension aléatoire puisque chaque niveau ne dispose que d’une entrée et d’une sortie. Couloirs et arènes fLe prix du sang

Il faut dire que le choix de la structure du titre a de quoi irriter. Warhammer : Chaosbane fait totalement l’impasse sur les quêtes annexes et les zones secondaires, se limitant à une bête ligne droite que l’on s’empressera de rusher pour avoir droit au contenu le plus intéressant. Intéressant, mais encore une fois insuffisant. Boss rush et expéditions : ce sont les deux seuls cadeaux faits à ceux qui achèveront chaque acte du titre. Minimum syndical.

Contrairement à un Torchlight II par exemple, on n’investit pas de points dans un arbre pour les débloquer, il suffit simplement de monter de niveau en niveau.

Pourtant, sous ce monticule de contenu chiche se cache un jeu loin d’être désagréable à prendre en main. Les compétences sont nombreuses et variées et leur utilisation procurent un sentiment de satisfaction indéniable. Quel plaisir de voir des hordes complètes de mobs valser au moindre coup, les développeurs ayant jugé bon d’envoyer des centaines de représentants du Chaos à la gueule du joueur. On s’amuse, pendant un temps, avant d’être doucement ramené à la réalité par les maigres ambitions du studio. Dans un jeu à 30€ ou moins, ça n’aurait pas choqué. Chacun fait avec ses moyens après tout. Mais à 60€, à l’heure où un Grim Dawn à moitié prix et un Path of Exile gratuit affichent un contenu bien plus conséquent, c’est de l’ordre de l’incompréhensible.

LE VERDICT
EXORBITANT
4
Kurutchin
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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