Test de Void Terrarium (Nintendo Switch, PS4)

CONCLUSION

Malgré une répétitivité inhérente au genre et un aspect aléatoire un peu trop présent (et une non-traduction en français, cela va sans dire), la progression dans void tRrLM(); Void Terrarium est faite de telle manière qu'il est difficile de ne pas vouloir aller plus loin. Certes un peu poussif au départ, le (sublime) titre de NIS America devient de plus en plus intéressant au fur et à mesure de la progression du joueur grâce à un système de cercle vertueux (même si sa difficulté rebutera les moins patients), sans parler de ce côté Tamagotchi terriblement nostalgique.

La fin du monde, cette source inépuisable d’histoires depuis la nuit de temps. Énième titre traitant de l’extinction de l’humanité, void tRrLM(); Void Terrarium est le dernier né de l’écurie NIS America, disponible sur PlayStation 4 et Nintendo Switch.

Robotarium

Void Terrarium screenshotAvant toute chose, le premier élément que l’on remarque en lançant Void Terrarium, c’est sa sublime direction artistique, en tout cas en dehors des donjons. Le hub, au sein duquel le joueur se déplace en scrolling horizontal, est un vrai plaisir pour les yeux : les couleurs pâles – tournant surtout autour du vert, les spores en suspension dans l’air, les effets de lumière, les petites mimiques de la jeune demoiselle que l’on doit sauver… Une vraie réussite sur tous les points.

Forcément, le choc est d’autant plus grand lorsque l’on débarque pour la première fois dans un donjon, qui délaisse ce côté organique, ce cocon, pour quelque chose de plus froid, plus robotique. Et, il est vrai, de moins abouti. Néanmoins, on reste là dans du très acceptable en ce qui concerne les décors, bien plus que par exemple un Pokémon Donjon Mystère qui fait le minimum syndical à ce niveau.

void terrarium artworkDungeon crawler / rogue like de son état, void tRrLM(); Void Terrarium propose donc des donjons s’étalant sur plusieurs étages, chaque étage comportant de longs couloirs, des salles plus ou moins vastes ainsi que des ennemis à combattre et des pièges à éviter. Le petit robot incarné par le joueur, Robbie, a pour mission de parcourir ces lieux afin de récupérer des objets essentiels à la survie de Toriko, jeune fille ayant miraculeusement survécu à l’apocalypse. Une apocalypse déclenchée par une IA qui viendra guider Robbie : s’étant rendue compte que les humains étaient très égoïstes et qu’ils commençaient à se battre pour les maigres ressources restantes, elle a tout simplement décidé de tout raser pour repartir sur des bases saines. Prise de remords, et se sentant aussi un peu seule depuis des décennies, elle prendra donc le petit robot sous son aile.

Last girl standing

A chaque entrée dans un donjon, Robbie redémarre au niveau 1, et il s’agira donc de s’améliorer petit à petit pour survivre le plus longtemps possible. Et, de ce côté, l’aléatoire joue une grosse part puisque chaque gain de niveau permettra de choisir un bonus sur les deux proposés, certains étant évidemment plus intéressants que d’autres : nouveau type d’attaque, plus de points de vie, taux de drop augmenté et ainsi de suite.

Void Terrarium screenshotEn plus de cette aide bienvenue, le joueur peut aussi compter sur les items trouvés ça et là, comme des kits de survie permettant de regagner de la vie, des piles rendant toute son énergie au robot (qui s’épuise au fur et à mesure), des bombes ou encore des téléporteurs. Un petit arsenal qui, une fois que l’on quitte le niveau, est transformé en ressources basiques (énergie, minéral, etc), ces mêmes ressources servant au crafting. En effet, afin de rendre la vie de Toriko plus douce, l’IA et Robbie tâcheront de lui construire la plus jolie des demeures, ce qui passe donc par des items plus ou moins spécifiques à récupérer.

Le joueur devra aussi penser à nourrir la demoiselle en récupérant de la nourriture dans les donjons, mais aussi à la soigner et à nettoyer son terrarium. Il est tenu au courant en direct via un petit écran façon Tamagotchi, ce qui rappellera sans aucun doute de bons moments d’enfance à pas mal de joueurs. Quoi qu’il en soit, la protection de Toriko est le point central du jeu et il faudra donc toujours garder un œil sur elle afin d’éviter le Game Over. Ce dernier n’arrive d’ailleurs pas durant les donjons, la mort signifiant simplement le retour au hub avec toutes les ressources accumulées depuis le premier niveau.

Legacy of the void

Assez lent et difficile au départ, malgré cette mort non-punitive, Void Terrarium s’améliore au bout de quelques heures et devient donc plus intéressant. Il faut pour ce faire apprendre comment fonctionne chaque type d’ennemi, savoir garder les bons objets et jeter les moins intéressants – l’inventaire n’étant pas infini, savoir définir les bonnes stratégies ou encore crafter les bons bonus. Car si le but est de protéger Toriko, Robbie ne dit pas non à de petits et gros coups de pouce, aussi pourra-t-il de temps à autres se créer des bonus permanents (attaque, défense, etc). S’installe alors un cercle vertueux, qui vient un peu casser la répétitivité de ce genre de jeu : on explore un donjon, on obtient un bonus, on peut aller plus loin dans les donjons, on récupère un nouveau bonus, et ainsi de suite. Simple, mais addictif.

void terrarium artwork

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

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