Test de Utawarerumono : Prelude to the Fallen (PS4)

CONCLUSION

Les fans de la série Utawarerumono peuvent y aller les yeux fermés : Prelude to the Fallen se situe dans la continuité des deux autres opus, autant dans sa partie visual novel qu'avec ses combats. Même si le ton est plus grave et le casting moins loufoque, l'histoire reste prenante et les personnages attachants, d'autant plus que l'on en apprend plus sur des têtes déjà aperçues par le passé ainsi que sur l'univers créé par les développeurs. Néanmoins, son absence de traduction française et son genre, de niche, risquent de rebuter les néophytes. Pour les joueurs avertis, donc.

Les épisodes Mask of Deception et Mask of Truth étant désormais tous deux sortis en Europe, il est temps de boucler la boucle Utawarerumono avec l’arrivée chez nous du préquel, Prelude to the Fallen. Après le très décevant spin-off Utawarerumono Zan, la série regagne-t-elle ici ses lettres de noblesse ?

Guerre et paix

Utawarerumono Prelude to the Fallen screenshot testPrelude to the Fallen étant un prequel se situant bien des années avant Mask of Deception, les fans ne retrouveront pas ici les personnages qu’ils ont déjà suivi pendant deux épisodes. Néanmoins, certaines têtes déjà connues font leur retour (même si, techniquement, c’est dans cet opus qu’elles apparaissent pour la première fois) comme Aruruu, Oboro ou encore Benawi. Car Prelude to the Fallen relate la création de Tuskur, avec tout ce que ça comporte de tragédies, de guerres et autres batailles épiques.

Dans son ambiance, cet épisode se rapproche ainsi bien plus de Mask of Truth, qui se concentrait lui-aussi sur la guerre, que de Mask of Deception et son ton léger – voire loufoque – pendant les trois quarts de l’aventure.

Un fait qui se ressent aussi dans le casting de ce Utawarerumono. Si tous les personnages rencontrés ici sont attachants à leur manière, on regrette néanmoins les protagonistes plus hauts en couleur des deux suites. À commencer par le héros incarné par le joueur, Hakuowlo. Si son histoire commence de la même manière que celle d’Haku – il se réveille amnésique et sauvé par une jeune femme mi-humaine, mi-bête – il n’a clairement pas le même caractère. Bien plus sérieux, il ne s’étonne guère (ou très peu) de ce monde étrange dans lequel il débarque et ne rechigne en général pas à la tâche, même s’il a besoin de temps à autres de s’échapper un peu. Haku, de son côté, essayait la plupart du temps de se défausser de ses missions pour aller boire toute la nuit, et s’embourbait bien souvent dans des situations absurdes.

Bal masqué

Utawarerumono Prelude to the Fallen screenshot testHeureusement, d’autres personnages viennent ramener un peu de gaieté à ce Prelude to the Fallen qui pourrait paraître austère au premier abord, comme Oboro et Kurou qui ne cessent de se chamailler, ou Kamyu et son caractère très volubile. Quoi qu’il en soit, on apprécie de progresser dans l’histoire de ce visual novel, qui nous permet d’en apprendre plus sur les personnages que l’on connaît déjà, de découvrir les origines de Tuskur et d’approfondir le background de la série. Utawarerumono a su bâtir au fil des épisodes un univers complexe et cohérent qui vient encore plus se détailler ici. Si nous avions eu droit dans Mask of Truth (essentiellement) à quelques bribes des croyances de Tuskur et de son peuple, elles se dévoilent ici pleinement, pour le plus grand plaisir des fans.

Utawarerumono : Prelude to the Fallen étant avant tout un visual novel, les joueurs auront droit à des centaines et des centaines de lignes de dialogue, uniquement disponibles en anglais bien entendu, sur fond de très jolis artworks. Mais, comme pour les deux autres opus, il faut aussi compter avec un petit côté tactical-RPG via des combats. De ce côté-là, rien de bien neuf au niveau de la série : on se retrouve toujours avec du tour par tour et un gameplay hyper simple, le joueur devant uniquement appuyer au bon moment pour lancer son ou ses attaques. La jauge de Zeal est toujours de la partie, qui permet de lancer une attaque supplémentaire une fois pleine, tout comme les Final Strike, les attaques en duo ou encore les affinités élémentaires.

Tuskur de Jouvence

Très classiques donc, et loin d’être difficiles, les affrontements dans ce prequel restent toutefois bienvenus pour casser un peu la monotonie qui peut survenir au bout de quelques heures de visual novel pur. Même si on aurait aimé quelques petites améliorations par rapport aux deux autres épisodes, notamment en ce qui concerne la caméra. Sans parler des graphismes qui sont toujours aussi vilains, que cela soit au niveau des personnages comme des décors.

Si cela permet certes de ne pas dépareiller par rapport à Mask of Deception et Mask of Truth, on en attendait un peu plus pour ce qui nous est présenté comme un remake… Un remake qui, précisons-le, a perdu au passage tout son contenu érotique, le titre de base étant bien plus polisson dans sa version japonaise, même si certains artworks suggestifs ont survécu. La B.O. d’origine est également de la partie mais il est conseillé de choisir celle revue et corrigée pour l’occasion et comprenant des chansons tirées des autres épisodes, là encore par souci d’homogénéité.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, sur PlayStation 4, fournie par l’éditeur.

Avatar
Shauni
All your base are belong to us.

L'ACTUALITÉ

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

quatre + 9 =