Test de Untitled Goose Game (PS4, Switch, One, PC)

CONCLUSION

Bien que trop court, Untitled Goose Game est un bon jeu d'infiltration diabolique à apprécier seul ou à deux, en mettant gentiment son sens de l'observation et ses neurones à l'épreuve. Pourrir la vie des PNJ est un vrai plaisir, tout comme cacarder à tour de bras et battre des ailes devant les habitants pour montrer qui est le boss. On peut regretter quelques petits soucis techniques, mais rien qui ne vienne véritablement entacher l'expérience proposée.

Comment révolutionner le jeu d’infiltration ? C’est sans doute la question que se sont posés les développeurs australiens de House House, qui en sont arrivés à la conclusion que proposer aux joueurs d’incarner une oie malfaisante serait une super bonne idée. C’est (sûrement) comme ça qu’est né Untitled Goose Game, petit titre indépendant disponible en téléchargement à peu près partout et tout récemment arrivé en boîte sur PS4/Switch.

Honk honk

Untitled Goose Game screenshot testLe but d’Untitled Goose Game est simple : pourrir la vie des habitants du coin (coin). Pour ce faire, le joueur n’a que peu de variété dans le gameplay mais c’est suffisant pour créer un véritable enfer sur terre. Courir, attraper et déposer des objets avec son bec, cacarder et battre des ailes – sachant que cette dernière action est parfaitement inutile -, et c’est tout. La progression, quant à elle, se fait toujours de la même manière. L’oie arrive dans une zone et doit accomplir une liste de tâches. Une fois celles-ci presque toutes réalisées, une dernière vient se rajouter, et réussir cette ultime mission permet de passer à la zone suivante.

Des zones qui sont hélas très peu nombreuses puisqu’elles peuvent se compter sur les doigts d’une main. Le titre de House House se termine donc en une poignée d’heures, ce qui est malheureusement très court même si des tâches supplémentaires se rajoutent après le générique de fin. C’est d’ailleurs sans doute le plus gros défaut d’Untitled Goose Game, celui qui risque de faire un peu tiquer au vu du prix du titre, à savoir 19,99€ (voire 29,99€ et 39,99€ pour les éditions physiques PS4 et Switch). Quant aux missions supplémentaires, elles ne viennent qu’à peine faire grimper la durée de vie et se terminent finalement assez vite lorsque l’on a compris la logique du jeu, à savoir moins de deux heures.

Goosebumps

Untitled Goose Game screenshot testAfin de déranger du mieux possible les habitants du petit village, il faut avant toute chose les observer, chacun ayant une petite routine qui repasse en boucle ainsi que des réactions différentes lorsqu’ils voient l’oie. C’est ainsi grâce à l’observation de l’environnement et des PNJ que l’on parvient à accomplir les missions, qui sont en fait de petits puzzles à résoudre (et qui peuvent parfois être résolus de plusieurs manières). Certaines sont un poil plus difficiles que d’autres, nécessitant un peu d’expérimentation. On essaye, on échoue, on réessaye et il suffit parfois d’un peu de chance pour comprendre comment faire. Certaines actions ne pouvant être accomplies que lorsqu’un script bien spécifique se lance, le timing est aussi de temps à autres à prendre en compte.

Untitled Goose Game est un vrai régal, de bout en bout, lorsqu’il s’agit de faire le mal.

Précisons à ce sujet que l’on peut parfois rencontrer quelques soucis d’ordre technique venant quelque peu entacher l’expérience. Il peut par exemple arriver que des collisions soient mal gérées ou qu’un script ne se lance pas lorsqu’il le devrait, laissant son habitant en question réfléchir pendant quelques secondes à ce qu’il devrait faire par la suite. On pense aussi à la caméra qui, sur les derniers tableaux, oblige le joueur à dé-zoomer en permanence afin d’avoir une meilleure vision globale, ce qui n’est pas forcément très intuitif. Le mode coopératif à deux joueurs n’est également pas exempt de défauts, le principal étant le lien invisible qui oblige les deux oies à ne pas trop s’éloigner l’une de l’autre, ce qui peut gêner lorsque l’une d’entre elles est poursuivie par un habitant et doit se cacher, par exemple.

Couak Attack

Untitled Goose Game screenshot testHeureusement, ces quelques petits soucis ne viennent pas gâcher entièrement le plaisir que l’on prend à faire le mal. Que l’on détruise sciemment des objets, que l’on fasse en sorte qu’un habitant se blesse ou que deux d’entre eux se disputent, voire que l’on effraie un PNJ particulièrement peureux, Untitled Goose Game est un vrai régal, de bout en bout, à ce niveau. D’autant plus que les développeurs de House House ont opté pour un humour très british qui fait mouche, avec par exemple de petites notes de piano désordonnées venant renforcer le côté absurde de ce que le joueur est en train de vivre, ou encore les mimiques agacées de ces pauvres habitants qui n’ont rien demandé à personne et qui donnent une saveur toute particulière à chaque mauvaise action effectuée.

Ce test a été réalisée à partir d’une version dématérialisée, fournie par le distributeur, sur PlayStation 4.

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Shauni
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