Test de Unravel Two (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur PC, fournie par l’éditeur.

C’est doux, c’est neuf ?

Il ne faut pas bien longtemps après la courte cinématique d’introduction pour comprendre que Yarni n’est définitivement pas seul dans ce nouveau périple qui reprend, du début à la fin, les bases du premier opus. Le but est ici toujours le même, à savoir traverser des niveaux en résolvant des énigmes basées sur l’utilisation des deux petites poupées de laine. Lorsqu’elles ne sont pas fusionnées pour ne faire qu’une dans les phases d’exploration simples, les deux pelotes de laine sont tout de même reliées l’une à l’autre par un fil à la longueur limitée, forçant les joueurs à garder à l’esprit qu’elles ne peuvent pas trop s’éloigner l’une de l’autre.

Si la coopération est clairement la grosse nouveauté de ce nouvel opus, on soulignera les efforts réalisés par ColdWood Interactive pour rendre le jeu parfaitement jouable en solo. Même si l’aventure perdra un peu de son essence, le fait qu’une poupée conserve sa position ou n’arrête pas son action en cours lorsque l’on passe à l’autre poupée rend les puzzles parfaitement réalisables sans devoir jongler de manière hasardeuse. Du coup la progression se fait tranquillement et permet à chacun, qu’il soit seul ou pas, de profiter de ce fabuleux voyage. Un voyage qui se fera à travers sept niveaux qui conservent ce photo réalisme aperçu dans le premier opus. Que ça soit en forêt, dans une scierie ou dans les rues de la ville, c’est toujours un vrai plaisir que d’admirer ces décors dans lesquels évoluent nos deux petits protagonistes de laine et avec lesquels il faut interagir pour progresser. Le tout étant bercé par une musique d’une grande douceur qui sait se renouveler avec intelligence tout au long de l’aventure.

Il ne faut cependant pas se tromper de cible au moment de se lancer dans Unravel Two. Pour les gros joueurs, c’est à peine cinq à sept heures de jeux qui vous attendent, en fonction de votre volonté à ramasser tous les petits secrets et à réussir les différents défis (time attack, sans mourir, etc.). Si les puzzles ne sont clairement pas très compliqués on applaudira tout de même l’intelligence avec laquelle le studio a su exploiter la limitation imposée par la taille du bout de laine qui relie nos deux protagonistes. On ne s’arrachera pas les cheveux bien longtemps mais il faut parfois bien penser à la position de ses poupées avant de pouvoir passer à la suite de l’aventure.

Dommage qu’une fois les trois premiers niveaux passés, on voit très vite comment surmonter chaque obstacle qui se dresse devant nous, les énigmes ayant un peu de mal à se renouveler sur l’ensemble de l’aventure. Dans l’ensemble donc, si c’est un puzzle game pur et dur que vous recherchez, avec des phases de plateformes au millimètre, autant passer votre chemin. Avec un tel niveau d’accessibilité, on aurait donc plutôt tendance à désigner les plus jeunes pour qui ce Unravel Two offrira un vrai sentiment de satisfaction à chaque étape franchie. Mais attention cependant à ne pas trop tirer de conclusions hâtives, il serait en effet bien réducteur de classer le jeu de ColdWood Interactive comme un simple divertissement pour enfants. Il est clairement bien plus que ça et bon nombre de joueurs sauront profiter de tout le bien que Unravel Two propose.

Attention spoiler !

Enfin on soulignera, comme pour le premier opus, la vraie volonté de ColdWood Interactive de faire passer un message à travers l’expérience offerte par Unravel Two. Si ce message est aussi discret qu’un nez au milieu de la figure, on apprécie de voir un studio oser mettre en avant des valeurs telles que l’amitié, l’entraide ou encore l’acceptation des différences sans pour autant se placer en moralisateur bien pensant. Des convictions portées non seulement par une narration accessible à tous mais aussi par un gameplay qui, à chaque instant, pousse les joueurs à communiquer et à se parler pour réussir sans se prendre la tête. Une petite goutte de poésie dans un océan de frags et de comportements toxiques. Nous on dit oui !

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
PETITE DOUCEUR
7
Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

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