Test de Two Parsecs From Earth (PC, Xbox One, PS4, Switch)

CONCLUSION

Avec sa DA toute simplette et ses blagues Carambar à foison on serait presque tenter de se dire que Two Parsecs From Earth ferait une bonne initiation au genre metroidvania pour les plus jeunes. En réalité il n'en n'est rien. L'idée de laisser le choix au niveau des compétences est certes intéressante mais le jeu manque cruellement d'ambition et se contente trop du strict minimum pour se démarquer d'une concurrence qui joue, depuis longtemps, dans la cour des grands.

Loin des grosses actus de cette fin d’année, le studio ABX Games Studio nous a proposé le discret Two Parsecs From Earth. Disponible sur toutes les plateformes, sauf consoles de dernière génération, la dernière production du studio français, connu jusque-là pour son amusant Tetra’s Escape, tape dans un registre bien différent avec ce metroidvania pas tout à fait comme les autres.

Le choix c’est moi

Two Parsecs From Earth artTwo Parsecs From Earth c’est l’histoire de Z3-L1, un robot qui se retrouve sur la planète Dimidium, après un atterrissage forcé. Pour repartir sur terre il va falloir réparer le petit robot endommagé, récupérer au moins 30 éléments de sa cargaison éparpillée un peu partout sur la planète et retrouver 3 batteries pour faire redécoller le vaisseau.

Metroidvania dans l’âme, Two Parsecs From Earth propose donc un monde à explorer que l’on ne peut parcourir dans sa totalité qu’une fois certaines compétences acquises. L’originalité ici vient du choix qui nous est offert à chaque fois que l’on trouve une borne d’amélioration. Il y a en tout 3 bornes à découvrir pour un total de 6 capacités et, bien évidemment, chaque choix devra être assumé. Choisir le double saut à la place du dash vous ouvrira ainsi certains chemins sur Dimidium, tout en vous en interdisant d’autres.

Bien évidemment aucun choix n’est punitif. Il n’est en effet pas question de bloquer le joueur parce qu’il aura choisi la téléportation ou la miniaturisation. En revanche, les compétences laissées de côté pourront être débloquées lors du New Game+ pour ainsi ramasser tout ce qui ne nous était pas accessible lors du premier run. Le jeu ne peut donc se terminer entièrement qu’après deux parties, ce qui n’est en rien gênant puisque le premier run se boucle en un tout petit peu moins de trois heures.

Malgré sa très courte durée de vie, Two Parsecs From Earth est assez rébarbatif.

Choisir c’est mourir

Surfant sur la vague très tendance du jeu qui vous veut du mal, Two Parsecs From Earth ne vous fera pas de cadeau. Au moindre contact avec un ennemi c’est la mort assurée, de même que pour les sauts mal calculés. En cas de mort on perd alors tout ce que l’on avait ramassé depuis le denier check-point, forçant ainsi le joueur à recommencer un bout de son aventure. Rassurez-vous, la difficulté reste toute relative et si la maniabilité n’est pas toujours très précise, elle ne vous empêchera malgré tout pas d’arriver à la fin de ce voyage un peu ennuyeux.

Oui il faut l’avouer, malgré sa très courte durée de vie, Two Parsecs From Earth est assez rébarbatif. La faute à des niveaux qui se ressemblent tous, au bestiaire au rabais, à la DA pas franchement inspirée et à cet aspect Die and Retry qui n’apporte absolument rien à l’expérience de jeu si ce n’est l’agacement de devoir refaire des séquences pas franchement passionnantes.

Et comme si le malaise n’était pas suffisant les développeurs ont doté le petit robot d’un sens de l’humour particulièrement lourdingue, rendant chacune de ces interventions un peu plus gênantes les unes que les autres et qui nous ferait presque regretter les blagues de notre cher Lestat.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

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Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

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