Test de Transference (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4. Le jeu a été joué avec et sans le PlayStation VR.

Esprit, où es-tu ?

Mais qu’est-il arrivé ça la famille Hayes dont le patriarche, scientifique un peu trop accro à son boulot, a mené de curieux travaux sur les émotions et la mémoire ? C’est ce que Transference nous propose de découvrir à travers une histoire qui, si elle réussit son pari de nous donner l’impression d’être plongé dans un film, ne donne hélas pas l’impression d’aller au bout de ses idées. L’atmosphère du jeu est soignée, très soignée, et les éléments narratifs bien en place mais au moment de terminer le scénario, on reste frustré par le manque de réponses aux questions soulevées et la très faible durée de vie de l’expérience (1h30 suffit).

La sensation d’être le spectateur d’un film oui, mais pas en restant inactif pour autant. Transference nous invite en effet à interagir avec tous les événements du jeu pour lever le voile sur le parcours de la famille Hayes, cela en venant à bout de petites énigmes et puzzles qui permettent la reconstitution d’un souvenir. C’est sur cette mécanique-là que repose tout le jeu, trouver des indices, les examiner, les assembler et reconstitution un événement pour progresser jusqu’à la bride de mémoire suivante. Petite particularité, il faut aussi jongler entre les époques en utilisant des interrupteurs. Une feature qui permet de transporter un objet d’une période à l’autre, toujours dans l’optique de résoudre des puzzles. Dans leur ensemble, les mécaniques sont classiques mais intelligente et surtout fonctionnent assez bien.

Transference en VR, sinon rien ?

Classique dans son approche donc, la jouabilité de Transference trouve toute sa légitimité lorsque le jeu est joué en réalité virtuelle. C’est tout d’abord pour la VR que SpectreVision a pensé son expérience et ça se voit. D’une part parce que l’immersion s’en trouve encore plus grande avec ce sentiment omniprésent, d’évoluer dans un environnement inquiétant, presque malsain, d’autre part parce que les mécaniques donnent moins cette impression de déjà-vu lorsqu’elles sont employées avec un casque sur la tête. Sans VR, les déplacements lents (ils peuvent être configurés en temps réel en VR, d’où leur relative lenteur pour éviter un inconfort de jeu) n’aident pas à apprécier le rythme du jeu et les puzzles n’arrivent pas à se montrer plus attrayant que ça.

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Difficile de conseiller Transference sans vous n’avez pas un Oculus/Vive ou PlayStation VR sous le coude donc. Mais si vous êtes un possesseur d’un tel matériel, sachez qu’il s’agit là d’une expérience très réussie pour quiconque aime ce genre d’ambiance. Ce n’est pas un survival-horror, clairement pas, mais les sursauts sont nombreux et l’ambiance sonore aux petits oignons alors que les ficelles utilisées pour les casse-têtes, on se répète, prennent leur sens avec la réalité virtuelle. A ce sujet, on regrette que la démo « prologue » The Walter Test Case lâchée en amont de la sortie du jeu ne soit pas incluse dans cette version finale. Si vous ne la connaissez pas, on vous invite à la télécharger puisqu’en plus d’introduire le concept de Transference, elle se paye le luxe de proposer des puzzles pour certains plus efficaces que dans le jeu complet.

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