Test de Trailblazers (PS4, Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version physique, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4 Pro.

Brush aisé

Contrairement à un Cocoto Kart Racer qui s’est contenté de copier la formule d’un Mario Kart (qui ne change pas d’un titre à l’autre au passage), Trailblazers débarque avec dans sa besace un tout nouveau concept. Mixez le remplissage de surface avec le milieu de la course intergalactique et vous obtenez la recette que semble avoir appliqué Supergonk, pour qui la peinture ne sert pas qu’à enrober un jeu mais aussi à l’enrichir. Pas d’arme, pas de violence, juste vous, votre vaisseau et une jauge de peinture qui se recharge à intervalles réguliers pour recouvrir la piste et faire bénéficier vos coéquipiers d’un boost salvateur. Parce qu’il s’agit avant tout de jeu en équipe. Un peu comme Mario Kart : Double Dash , en plus flottant et moins belliqueux.

Si les premières courses se révèlent honnêtes, on fait vite le tour de la boucle de gameplay de Trailblazers. Certes, les circuits sont assez variés et il peut parfois être intéressant de chercher les meilleurs courbes au nez et à la barbe de concurrents mous du gland, mais l’ensemble du titre se résume à accélérer et poser de la peinture. Ni plus, ni moins. Rien ne vient le diversifier à un moment ou à un autre. Et ce n’est pas la carrière extrêmement répétitive et inintéressante à suivre qui nous fera dire le contraire. Elle sert avant tout à « mettre en scène » (avec d’énormes guillemets) des personnages que l’on croirait tout droit sortis d’un dessin animé des années 90 que même M6 aurait rejeté.

On arrive là à la partie la plus délicate, l’habillage du titre, sujet à l’appréciation personnelle de tout un chacun (façon polie de dire moche). Ce n’est pas juste le chara-design, c’est toute l’enveloppe qui pique un peu. Les personnages s’expriment avec des petits rires narquois, les dialogues sont d’une pauvreté affligeante. Mais c’est un jeu de course, donc on s’en fout, non ? Après tout, on est là pour piloter, pas pour se la jouer Audiard. A ce petit jeu, Trailblazers offre une proposition différente du reste de la production, un petit vent de fraîcheur bénéfique en cette année 2007 pauvre en jeux d’arcade marquants. Trailblazers ne joue certainement pas dans la même cour que Motorstorm, loin de là, mais il fera un parfait cadeau à moindres frais pour un joueur peu exigeant  !

LE VERDICT
DE BLURB
3
Kurutchin
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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