Test de Total War : Warhammer 2 – Curse of the Vampire Coast (PC)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur PC, fournie par l’éditeur.

Coups de gueule et coupes de sang

Sachez d’abord qu’il y aura eu des larmes, de la colère et des plaintes, sur le reddit officiel de Total War : Warhammer 2. La communauté en a eu plus que marre d’attendre des fix sur le jeu, correctifs qui étaient conservés par Creative Assembly pour étoffer les gros patchs. On ne cessera donc jamais de déplorer l’incapacité du studio à offrir un suivi correct sur le jeu. Si vous avez de la chance et qu’un patch sort, assurez-vous de devoir télécharger à nouveau une bonne partie du jeu. Sinon armez-vous de patience, parce que la politique du studio reste exécrable à ce sujet.

Mais ne boudons pas notre plaisir, le nouveau DLC est là. Curse of the Vampire Coast vous met dans la peau d’une faction de pirates vampires, qui tente de s’emparer d’une arme ultra-puissante pour dominer les mers (et le monde tant qu’on y est).

Comme à l’accoutumée, cette nouvelle faction vient avec ses propres unités, bâtiments, objectifs et mécaniques, toujours autour de la bataille du Vortex. Les pirates vampires auront la dure tâche de trouver la fameuse arme nécessaire pour abattre le léviathan légendaire Amanar qui erre sous les mers. Une fois tué, ils espèrent le réanimer dans leur bestiaire nécrotique et s’en servir pour dominer les autres races. Il vous faudra donc faire face aux autres seigneurs de votre faction et aussi ceux qui représentent les autres civilisations du nouveau monde.

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Ça fait crique

Côté gameplay, les changements ne sont pas fous dans Curse of the Vampire Coast. La faction se joue quasiment comme une faction classique mais de nouvelles mécaniques font leur entrée en scène. Prenons par exemple la crique des pirates, des cavernes souterraines qui vont aspirer les ressources et la thune des villes avoisinantes. Pour placer une crique des pirates, il faut donc d’abord “prendre la ville” et faire le choix d’en établir une à la place des fameux choix “prendre, piller ou raser”, tout en espérant qu’aucun ennemi ne vienne capturer cette ville (sinon c’est lui qui bénéficiera de la crique).

La crique des pirates génère aussi de l’Infamie, la nouvelle “ressource” de la faction qui, un peu à la manière de la “chevalerie” des Bretons, par exemple, permet d’avoir des bonus pendant la campagne.

Si le roaster des unités de la nouvelle faction semble solide, en revanche Total War : Warhammer 2 souffre toujours des mêmes défauts et l’absence de bataille navale dans un Total War qui met l’accent sur une faction marine, ça reste quand même fort de café. On sait très bien que c’est à cause des problèmes de licence des jeux de plateau autour de Warhammer mais c’est quand même ridicule de devoir régler chaque conflit marin via le système d’auto-résolution qui est plus que pété.

SANG FRAIS
Curse of the Vampire Coast est probablement le DLC qui nous réjouit le plus de la série des Total War : Warhammer. Toutefois, même si cette extension est plutôt bonne, on reste quand même assez amer de devoir à nouveau débourser des deniers pour se rapprocher du contenu d’un jeu complet. Mais bon, nul doute que Creative Assembly et SEGA continueront sur leur lancée, à proposer des jeux en kits, au prix fort, et à la réactivité des patchs plus que vacillante. Espérons que Total War : Three Kingdoms nous fasse vite oublier cette déception de fond et nous fasse vibrer comme la série a su le faire par le passé.

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