Test de The Wild at Heart (PC, Xbox One, Xbox Series X|S)


Développeur : Moonlight Kids

Éditeur : Humble Games

Sortie : 20/05/2021

Supports : PC / Xbox One / Xbox Series X|S

CONCLUSION

À la croisée des chemins entre Pikmin, Knights and Bikes et Max & les Maximonstres, The Wild at Heart se fait une niche pleine de charme et de douceur. S’il n’évite pas quelques poncifs dans le traitement de son histoire, ses personnages hauts en couleur et ses armées de Farfelins séduiront les plus rêveurs d’entre nous. En revanche, amateurs de challenge et de puzzles complexes, passez votre chemin : The Wild at Heart n’est clairement pas fait pour vous. Pour les autres, régalez-vous !

Difficile de passer à côté de The Wild at Heart, avec sa belle gueule de jeu indé inspiré et son entrée “day one” dans le Xbox Game Pass. Derrière, il y a le studio Moonlight Kids. Le nom est plutôt évocateur : on est là pour rêver, pour vibrer et replonger la tête la première dans nos souvenirs d’enfance. Ou plutôt dans ceux de nos parents, ces êtres qui avaient beaucoup moins de choses que nous et devaient se contenter du monde extérieur, de bâtons et de cailloux. Eh bien dans The Wild at Heart c’est un peu pareil, mais avec de la magie et des sources d’inspirations de très bon goût en plus !

De Pikmin à Farfelin

The Wild at Heart screenshot test jv24Des parents inattentifs et une certaine envie de liberté : il n’en faut pas plus à Wake pour prendre la poudre d’escampette, rejoindre son amie Kirby au cœur de la forêt et vivre à la fraîche. C’était sans compter sur son mauvais sens de l’orientation et sa rencontre avec un vieux barbu en imper’ kaki. Heureusement pour lui, l’issue de la situation n’est pas aussi négative qu’on aurait pu imaginer, puisque Wake finit par rejoindre la Garde de la forêt afin de lui éviter de succomber face au “Jamais”. Le “Jamais”, c’est la Mal du jeu, profitant de la nuit pour s’immiscer dans la vie des paisibles zadistes qui occupent les bois. Pour affronter le Jamais et l’empêcher de corrompre toute la forêt, le joueur devra s’allier aux Farfelins, des petites créatures capables de se charger d’à peu près n’importe quelle tâche.

À retrouver : Notre vidéo des Premières Minutes de The Wild at Heart.

Tels des Pikmin que l’on aurait gratté sur Wish, les Farfelins sont de parfaits petits ouvriers. Déplacer des pierres, combattre des ennemis, transporter des objets : ils savent faire tout et n’importe quoi, tant que le joueur leur demande. Loin d’eux la moindre notion de libre arbitre et il faudra gérer sa petite troupe “a la mano”, en les lançant à tour de rôle. Comme dans la célèbre licence de Nintendo, les Farfelins n’existent pas qu’en une seule catégorie. Ils se déclinent en plusieurs sous-espèces, que l’on emploiera pour des tâches un peu plus spécifiques.

Par exemple, les Farfelins de base, les Ramilins, sont immunisés contre le poison, là où les Braiselins permettent de gérer les objets en feu et les Piquelins de casser les cristaux. S’ils sont un peu idiots et pas toujours très ergonomiques dans leur utilisation, les Farfelins incarnent une belle alternative indépendante aux Pikmin et apportent une certaine forme de “metroidvania-isme” à une formule bien rodée.

L’aventure de The Wild at Heart est suffisamment riche et mignonne pour embarquer les plus jeunes et faire rêver les plus grands.

Promenons-nous dans les bois

The Wild at Heart screenshot test jv24En effet, comme dans tout bon Metroidvania qui se respecte, The Wild at Heart propose une grande carte où toutes les zones sont interconnectées, et dont la plupart des recoins nécessitent des compétences à débloquer (très peu nombreuses) ou simplement de nouvelles espèces de Farfelins que l’on trouve au fur et à mesure de notre progression. L’aire de jeu se compose bien évidemment de plusieurs biomes et tous mettent en avant une espèce particulière.

S’il n’est pas difficile d’avancer dans le jeu à un bon rythme, la faute à un manque de challenge criant, la progression en elle-même a un certain charme, grâce à un habillage des plus soignés et des surprises savamment distillées. Wake et Kirby font régulièrement la connaissance de nouvelles têtes, toujours dans ce même esprit d’aventure enfantine, avec ce que cela implique de quêtes et de missions à accomplir.

Réunir des coquillages, permettre à un flûtiste de jouer, écouter les absurdités de jumeaux insupportables : si tous ces moments ne se valent pas, l’aventure est suffisamment riche et mignonne pour embarquer les plus jeunes et faire rêver les plus grands. On remerciera bien sûr la direction artistique impeccable du jeu (bien qu’elle transpire le cliché indé de partout) et les notes délicates du compositeur Amos Roddy. On fera le tour du jeu en un peu moins de dix heures, avec de belles images plein la tête mais aussi quelques regrets, comme ce QG en forme de bosquet, améliorable mais finalement très limité. Ou encore un fond trop classique pour pleinement séduire ceux qui auront déjà ingurgité les nombreuses sources d’inspiration du jeu.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, achetée par nos soins, sur Xbox Series X.

Kurutchin
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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