Test de The Elder Scrolls V : Skyrim (Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur Nintendo Switch, fournie par l’éditeur.

« Moi aussi j’étais aventurier, puis j’ai pris une flèche dans le genou »

Disons-le tout de suite, ce test n’abordera pas tous les aspects du jeu d’origine. Cependant, et parce qu’on est quand même sympa sur jeuxvideo24, voici quelques éléments pour vous donner envie de vous plonger dans l’aventure. Le monde de The Elder Scrolls V : Skyrim est immense à parcourir. Les environnements sont variés et la progression très agréable. On y joue un avatar personnalisable parmi de multiples races qui conditionnent certaines stats de départ. Toutes les actions effectuées contribuent ensuite à faire évoluer les caractéristiques du héros, de sorte qu’il est possible de tenter des combinaisons improbables (un guerrier nécromancien qui soigne et tire à l’arc). Plus concrètement, utiliser une épée augmentera les stats de combat à une main alors que passer son temps accroupi, en dehors d’un problème de prostate, permettra de devenir encore plus furtif et difficile à détecter. La progression est donc vraiment récompensée et reliée à une montée en niveau permettant d’augmenter santé, magie ou endurance ainsi que de débloquer des techniques réparties dans un arbre de compétences présenté sous forme de constellations. Les quêtes sont extrêmement nombreuses et il est impossible de se retrouver en rade d’activité.

A ce sujet, si cette version Switch de Skyrim ne permet pas de bénéficier des mods développés par la communauté, elle intègre les 3 extensions sorties : Dawnguard et ses vampires (notre préférée), Hearthfire et son côté Sim City nordique, et enfin Dragonborn qui vous permettra de mettre fin aux agissements de Miraak, le premier enfant dragon. De quoi passer quelques centaines d’heures dans un monde cohérent et très fortement inspiré par la culture et la mythologie nordiques. Et que dire de la bande-son culte, si ce n’est qu’elle n’a rien perdu de son charme.

Une dragon ball dans le portage ?

Commençons par ce qui fâche : ce portage de Skyrim sur Switch par le studio Iron Galaxy a nécessité beaucoup de concessions. Tout comme DOOM il y a quelques semaines, cette version se déguste pleinement console en main dans son mode 720p natif qui permet de masquer à peu près les mochetés graphiques qui pètent aux yeux en mode dock. En effet, l’upscale en 900p fait mal. Très mal. A tel point qu’on s’épuise les yeux sur les textes trop petits et sur les textures baveuses et pixelisées qui apparaissent au fur et à mesure. La distance d’affichage est en effet trop réduite. De quoi donner un super pouvoir à votre destrier : celui de faire pousser l’herbe sous ses pieds au moment des chevauchées épiques qui parsèmeront votre aventure. Tout le contraire d’Attila en somme. En mode télé toujours, le crénelage est prononcé et le monde apparaît au final techniquement très grossier. Dommage.

Mais en même temps, est-ce le cœur de cible ? Une fois en mode nomade, la console affiche de bien jolies choses : c’est inégal, certes, mais certains environnements font de cet opus Switch une version bien plus jolie que celle sortie à l’époque sur PS3 et Xbox 360. N’oublions pas que nous restons sur une portable. Blancherive et Solitude par exemple sont bluffants de réalisme et les éclairages pètent littéralement. Une vraie réussite car oui, Skyrim, console en mains, ne se lâche plus. Au final, ces concessions sont le prix à payer pour bénéficier de 30 FPS constants, et vraiment constants, cela quelles que soient les situations rencontrées. Et on peut vous dire qu’on a forcé la dose pour afficher en même temps à l’écran un dragon, 5 ennemis et des sorts de dévastation. La console n’a pas bronché et c’est tant mieux.

Sinon quoi de neuf ?

Une fois ces considérations techniques évacuées, cette version Switch ne dispose pas de nouveautés ahurissantes. Avec près de 15 Go pour la version dématérialisée, le jeu a été porté dans ses nombreuses qualités mais également dans ses défauts gênants : IA parfois aux fraises (les loups qui disparaissent dans l’eau, on en pleure de rire encore), quêtes qui peuvent « bugger », physique des corps et objets aléatoires. Bref, c’est le Skyrim qu’on a toujours connu sans mod pour palier. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que le titre gère les Amiibo, dont ceux de Zelda : Breath of the Wild qui permettent d’obtenir tenues, armes et monture aux couleurs de notre Hylien préféré.

Enfin, coté gameplay, il faut saluer l’apport du gyroscope qui permet de viser de manière très correcte, ce qui fera donc le bonheur des Legolas de la cuvette de toilette. Il est aussi possible de détacher les joycon pour taper en secouant frénétiquement les manettes. Fonction inutile et en plus peu précise. Par contre on perd LA feature qui a fait hurler toutes les femmes après leur(s) mari(s) : le fus ro dah, géré par un micro, que l’on gueule bien fort dans le salon. Sans doute le seul apport de Kinect au jeu vidéo que l’histoire retiendra.

LE VERDICT
SKYRIM À LA PLAGE, SKYRIM À LA CAMPAGNE, SKYRIM PARTOUT !
7
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Gamer depuis sa plus tendre enfance. A fait tout son skill sur Quake 3 mais n'a plus progressé depuis. Best ratio sur BF1 ever. Geek de tout un tas de trucs inutiles et coûteux. Type sympa, quand même.