Test de Tesla vs Lovecraft (PC, PS4, Xbox One, Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par les développeurs, sur PlayStation 4.

Pas vraiment beau gauss

Il faut avouer que le premier contact avec Tesla vs Lovecraft a de quoi rebuter. Si on met de côté son pitch de départ complètement con (et c’est un euphémisme), il est difficile de passer outre son incroyable mocheté. Et pas sur un plan en particulier, il l’est juste en général. Des menus dépouillés aux cinématiques fixes, jusqu’au moteur du jeu lui-même, Tesla vs Lovecraft n’a rien d’engageant. Les plus malins diront que le jeu est visuellement à la hauteur des créatures lovecraftiennes. Ils n’ont peut-être pas tort. Sauf qu’à cette laideur, il faut ajouter une structure parfaitement linéaire sous forme de succession de niveaux courts à choisir sur une map et un gameplay extrêmement basique (des constantes pour les productions de 10tons…). Vous, votre arme, des bonus, des monstres. Ni plus, ni moins.

La première session passe en un éclair. « C’est facile », se dit-on. Puis le deuxième niveau arrive. Puis le troisième, le quatrième et ainsi de suite. Jamais le jeu ne nous lâche et jamais nous ne lâchons le jeu. La multiplication des monstres couplée à la progression intelligente du challenge et à la très courte durée des niveaux favorise l’enchaînement. C’est moche, mais grisant. Limité, mais addictif. Une sorte de jeu pop-corn extensible jusqu’à l’infini, que les développeurs continuent de peaufiner après sa sortie. Parce que Tesla vs Lovecraft n’est pas sans défaut, loin de là. On l’a déjà dit, mais on le répète au cas où : le jeu est moche. Vraiment très moche. Mais c’est pardonnable. En revanche, ce qu’on a plus de mal à pardonner, c’est le côté si dirigiste de la progression.

Pour accéder au niveau de difficulté supérieur, il faut se farcir tous les niveaux du mode de difficulté en cours. Autant vous dire que le premier run est plutôt fastidieux, parce qu’il n’a rien de bien sorcier, surtout si vous êtes un habitué des jeux du genre. Le deuxième run est déjà plus sympa. Quant au troisième, c’est un régal. Dommage qu’il faille se coltiner autant de niveaux pour y arriver. Pour les plus accros, un mode survie saura les rassasier pendant un temps. De manière globale, le manque de contenu et surtout de variété, aussi bien dans les maps que dans les ennemis, viendra peut-être à bout de l’addiction. Et encore, on n’est pas sûrs !

LE VERDICT
MONTAGNES ÉLECTRIFIÉES
6
Kurutchin
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here