Test de Tesla Force (PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X|S)

CONCLUSION

Tesla Force ne réinvente pas la roue, c’est peu de le dire. Reprenant trait pour trait les bases solides de son prédécesseur, cette suite troque une narration inutile contre une dimension aléatoire bienvenue, dont on regrettera surtout le manque global de renouvellement dans les objectifs à accomplir. Faute de concurrence solide en cette fin d’année 2020, on s’en contentera largement !

Nikola Tesla est de retour, prêt à défoncer de la créature lovecraftienne par paquets de 12 000 sauf que cette fois, il n’est plus seul. Accompagné de Marie Curie, Mary Shelley et Lovecraft himself, il forme la Tesla Force, une sorte de brigade du paranormal formée pour renvoyer le Roi en Jaune ad patres. Le chemin sera long, parsemé d’embûches et surtout dans la droite lignée de Tesla vs Lovecraft, histoire de ne pas perdre les quelques fans du titre original !

Arkham Assemble

Tesla Force test screenshotLors de sa sortie en 2018, Tesla vs Lovecraft nous avait laissé de bonnes impressions. Moche mais jouissif, le titre de 10tons profitait d’un pitch de base suffisamment barré pour se laisser traîner dans l’aventure et finir par découvrir un twin-stick shooter bien gaulé. Tesla Force en est la suite directe et ça se sent dès le premier lancement du jeu. Habillage à la rue, écrans statiques, laideur assumée : la parenté crève les yeux.

Pourtant, quelque chose a changé. La carte de niveaux prédéterminés n’est plus, remplacée par des trois chapitres au déroulement généré aléatoirement. La maigre narration de Tesla vs Lovecraft n’est plus, enterrée sous un monticule de mécaniques issues du genre rogue-like. L’aléatoire et le procédural sont maintenant rois au royaume de Cthulhu, pour une expérience de jeu plus directe et appréciable.

Car tout ce qui importe dans un jeu estampillé Tesla (peut-on parler de saga maintenant ?), c’est le plaisir ressenti manette en main, et de ce côté-là, Tesla Force ne déçoit pas. C’est toujours aussi bourrin, absurdement bête et méchant, sans le moindre changement dans le fond. Il s’agit toujours de faire le tour d’un niveau en boucle, en tirant à reculons pour éviter de se laisser submerger par des ennemis toujours plus nombreux. Pour ce faire, de nombreuses armes sont disponibles, allant du simple pistolet au fusil électrique, en passant par le Tommy Gun ou encore le BFG (sans rire), ainsi que des capacités spéciales et des compétences passives propres à chaque “run”.

Tout ce qui importe dans un jeu estampillé Tesla c’est le plaisir ressenti manette en main et de ce côté-là, Tesla Force ne déçoit pas.

“Ça touche pas !”

Tesla Force test screenshotIl y a donc de quoi faire, entre les trois différents chapitres, le mode new game + assez ardu, qui augmente la difficulté à chaque recommencement, les nombreuses armes à débloquer et le reste. Pourtant, l’ensemble n’est pas sans défaut, loin de là, à commencer par le faible nombre d’objectifs différents. Détruire des statues, survivre à une vague pendant une minute, réparer un inhibiteur et tuer des boss : c’est là les quatre seules étapes que l’on croisera au fil de nos nombreux parcours de la campagne. Parfois, ce sera pour récupérer une arme, souvent un passif, mais jamais le titre ne vient briser cette routine par un objectif original ou simplement différent.

Mais ce qui nous a le plus marqués, c’est cette étrange visée. Pointez le curseur dans une direction, et tirez : votre balle n’est pas alignée avec le curseur. C’est la base même du twin stick shooter, vos tirs partent dans l’alignement de votre visée. Dans Tesla Force, et contrairement à Tesla vs Lovecraft, il y a un léger décalage. Au début, c’est irritant et même si on finit par s’y habituer (puisque peu importe où vous tirez, il y a forcément un ennemi touché), ce problème reste incompréhensible. Une malice d’un Grand Ancien ? Peut-être. Un problème à corriger au plus tôt ? Définitivement !

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

Kuru
Kuru
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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