Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

Jacob Rivers, l’autre John Connor ?

Membre actif de la résistance, Jacob Rivers se demande ce qu’il a bien fait pour ne pas mériter le même sort funeste que ses amis de la Division Pacifique. Bien décidé à continuer le combat en cherchant de l’aide dans les rangs de la résistance plus au sud du pays, il va vite se rendre compte qu’il est une cible privilégiée de Skynet. Une situation pas forcément enviable, même si une mystérieuse aide extérieure va permettre à notre héros de mener son petit groupe vers un futur un peu plus radieux. Ou presque.

Pas très élaborée, l’histoire de Terminator : Resistance tente de s’appuyer sur un système de dialogues avec réponse personnalisée pour étoffer un peu plus son background. C’est louable, et ça permet d’apprendre deux-trois trucs sur les personnages secondaires du jeu, mais les répercussions de nos décisions sont en réalité trop faibles pour réellement compter. Du coup on finit par n’accorder que peu d’importance aux PNJ qui nous entourent, bien qu’ils soient incontournables pour nous refiler le plein de missions secondaires. Et comme le jeu de Reef Entertainment se révèle assez court en ligne droite, autant dire que l’on n’hésite pas à se coltiner quelques quêtes (Fedex) secondaires pour prolonger un peu l’aventure. Ces dernières sont relativement nombreuses, bien que peu variées, et permettent même (de trop rares fois) de découvrir quelques références sur la licence.

Du RPG dans mon FPS, ah ?

Après une poignée de missions de second rang, on a déjà l’impression d’avoir fait le tour de ce que Terminator : Resistance peut proposer, tant dans son gameplay que dans ses idées. Avec ses environnements semi-ouvert, le jeu semble par exemple vouloir jouer la carte de l’exploration. Dans la finalité, explorer les lieux n’apporte rien tant les ressources récoltables sont présentes partout, tout le temps. Quel intérêt de proposer un système de personnalisation et de fabrication quand il suffit de faire un pas ou deux pour trouver toutes les ressources nécessaires ? Seul le système de progression apporte un peu d’intérêt aux points d’XP récoltés par notre héros, histoire d’améliorer ses compétences en combat, en infiltration ou encore améliorer son affinité avec tel ou tel objet.

Finalement c’est avec son histoire principale que Terminator : Resistance rectifie un peu le tir. En assumant son côté FPS classique et linéaire, à base d’actions scriptées à souhait et d’objectifs simples mais efficaces, le soft édité par Teyon nous offrirait presque de quoi s’amuser. On a dit presque, puisque là encore de gros défauts nous tombent sur la tronche et font retomber un soufflée qui a à peine eu le temps de monter. Entre une IA génialement débile lors des phases d’infiltration mais parfois foutrement efficace une arme à la main et des gunfights qui n’offrent que peu de sensations, on n’arrive jamais à s’emballer devant la recette employée par Reef Entertainment. Et ce ne sont pas les quelques pauses récréatives que s’offre le jeu (des mini-jeux aussi sommaires que barbants) qui vont relever le niveau.

T-pas très en forme

Si vous êtes de ceux pour qui Terminator renvoie à d’innombrables (et chaleureux) souvenirs, alors soyez assurés que le premier T-800 aperçu dans le jeu vous apportera le lot de frissons recherché. Oui, Reef Entertainment soigne suffisamment bien son ambiance lors des premières minutes pour nous faire croire que l’on va vivre l’enfer. Ensuite, lorsque l’on se rend compte de la débilité de « l’implacable » machine et de son incapacité à nous challenger, tout ça tombe à plat. Le Terminator, la menace ultime, devient un pion qu’on élimine avec deux bastos dans le crâne. Il ne reste alors du jeu de Reef Entertainment qu’une succession de séquences peu intéressantes dont le rythme est en plus de ça mal géré.

On ne peut même pas se rassurer avec la technique, à l’image du titre : générique, classique, volontaire mais finalement sans envie. Bref, vous voyez le tableau.

LE VERDICT
T-À CÔTÉ DE LA PLAQUE
4
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Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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