Test de Team Sonic Racing (PS4, Xbox One, Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

Sonic Onrush

Au revoir les véhicules qui se transforment et nous remémoraient les très bons moments d’un Diddy Kong Racing. Ici, on revient sur la terre ferme pour de bon. Comme le suggère le titre du jeu, on ne fait plus cavalier seul durant les courses puisque deux coéquipiers sont là pour nous épauler. Cette nouvelle et plus importante feature permet d’ajouter quelques petites tactiques supplémentaires et d’augmenter ainsi légèrement la profondeur du titre. A la manière d’un Onrush par exemple, le leader du groupe laissera une traînée derrière lui, permettant aux deux autres, s’ils restent dans la trajectoire, d’augmenter leur vitesse et ainsi de rattraper le leader. Cela ne s’arrête pas là. Un coéquipier à l’arrêt, après s’être pris une petite salve dans la poire, peut vite reprendre de la vitesse si l’un de ses camarades le frôle pour lui conférer un petit boost.

Autre possibilité, on a la faculté de donner des objets à nos coéquipiers. SI l’on obtient un missile alors que l’on est en tête, autant le donner à un coéquipier en mauvaise posture pour qu’il puisse se frayer un chemin vers une meilleure position. Toutes ces capacités listées nous permettent d’engranger un superpouvoir façon Onrush (encore lui) et d’activer un super-boost qui s’enclenche pour les trois pilotes. Toutes ces idées réunies s’avèrent donc plutôt sympathiques mais, avec des titres qui ont auparavant un peu rincé le concept de team, la sensation de nouveauté n’a pas le même effet que le Transformed. En outre, les tracés peu surprenants et la lisibilité pas tout le temps optimal n’arrangent rien.

A fond la (plate)forme

La conduite se révèle plutôt agréable, bien qu’il faudra un certain temps d’adaptation pour bien comprendre toutes les subtilités de travailler en équipe ainsi que la maîtrise de certaines techniques (dont le dérapage). En outre, chaque personnage possède ses propres caractéristiques, comme dans chaque jeu de ce type, avec par exemple un Knuckle plus lourd qu’un Tails pour jouer des coudes tandis que Sonic reste plus équilibré dans ses caractéristiques. Petit ajout sympa : une sorte de loterie avec des jetons que l’on amasse au fil des épreuves, permettant de customiser les différents bolides des protagonistes. Ça nous rappelle un certain Super Smash Bros. Melee, dans le bon sens du terme.

Le challenge est bien là avec la possibilité de pouvoir sélectionner une difficulté pour chaque course ou d’atteindre le platine dans des épreuves bonus qui demandent énormément de talent et de concentration.

En parlant d’épreuves, ce Team Sonic Racing étonne quelque peu avec son solo qui ressemble à un parcours jeu de l’oie version vieux jeu de plateformes. On a ainsi un chemin principal qui nous oblige à passer différentes épreuves, mais aussi des voies bonus (sans issues) qui amènent souvent à des épreuves secondaires durant lesquelles on doit drifter le plus longtemps possible, taper un chrono, ramasser le maximum de pièces, etc. Une idée plutôt intéressante, ponctuée par des dialogues des principaux protagonistes dans une VF à s’arracher les tympans malheureusement. Quoi qu’il en soit, le challenge est bien là avec la possibilité de pouvoir sélectionner une difficulté pour chaque course ou d’atteindre le platine dans des épreuves bonus qui demandent énormément de talent et de concentration.

Malheureusement, et comme on a pu le dire très rapidement, la conception des courses en elles-mêmes reste archi-classique. C’est peut-être aussi l’un des gros défauts du titre. Quand on compare les tracés du précédent épisode et celui-ci, il y a un gouffre énorme en termes de créativité et de plaisir. C’est vraiment dommage car c’est clairement un élément qui peut donner envie de reprendre la manette et de retourner sur ce genre de jeu. En dehors de ça, la technique s’avère plutôt propre et les circuits suffisamment variés dans leur style graphique pour être plaisant à parcourir. Le multijoueur est classique dans sa conception et nous donne des situations parfois un peu bizarres dues à des instabilités de connexion. On préfère donc les duels hors-ligne, sur le canapé, histoire d’avoir un environnement suffisamment sain. Ou presque.

LE VERDICT
MOLLOSONIC
6
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

trois × 1 =