Test de Surviving Mars (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur PlayStation 4, fournie par l’éditeur.

Mission to Mars

Mais avant de poser le pied sur Mars, il faut au préalable se préparer et cela passe, lors du démarrage d’une partie, pas plusieurs choix imposés au joueur et apportant des bonus et malus divers. En premier lieu, il s’agit de choisir son Sponsor parmi une liste de neuf candidats potentiels : Russie, États-Unis, Space Y ou encore Europe, entre autres. Un premier choix qui permet non seulement de sélectionner sa difficulté (de très facile à difficile) mais aussi de récupérer les premiers bonus. Ces derniers sont variés, allant du nombre de fusées disponibles au temps de voyage plus ou moins long de ces dernières entre la Terre et Mars, ou encore à l’argent versé régulièrement par ce Sponsor. Vient ensuite le profil du Commandant, à choisir cette fois parmi dix propositions (Oligarque, Écologiste…). Là encore, cela a une influence directe sur l’aventure. Par exemple, si le joueur choisit le profil Futuriste, le temps pour développer les recherches sera réduit. Enfin, le dernier choix important concerne les  »Mystères » qui sont en fait les différents scénarios de Surviving Mars. Il y en a six mais ils ne sont pas explicités : au joueur de savoir s’il veut choisir au petit bonheur la chance celui qu’il rencontrera durant sa partie, de placer le curseur sur  »aléatoire » ou sur  »aucun » s’il ne veut pas s’encombrer de ces histoires, mais nous y reviendrons plus tard. Direction ensuite la Planète Rouge, avec la possibilité de se poser à peu près n’importe où.

Une fois sur place, le joueur ne dispose que de trois véhicules et à lui de se débrouiller avec ça : un Rover embarquant une poignée de drones, de petits robots agissant par eux-mêmes (à condition qu’ils aient les matériaux adéquats à portée de main), un transporteur de marchandises et enfin un explorateur dont le but est d’analyser les anomalies apparaissant ça et là et débloquant, en règle générale, de nouvelles recherches. Avec un peu de chance, la zone d’atterrissage comprend des métaux, voire des gisements de béton, car ce sont là les deux matériaux nécessaires aux premières constructions. Mais que ce soit l’extracteur de béton, le réseau de drones voire la tour de détection ou le générateur d’oxygène, tous ces bâtiments ont besoin d’une chose essentielle pour fonctionner : de l’énergie. Et puisqu’il n’y en a pas sur place, il s’agit de la créer, en construisant des panneaux solaires (qui ne fonctionnent donc pas la nuit) ainsi que des éoliennes, et en connectant tout ce beau monde via des câbles. Autant dire que les lieux deviennent rapidement un joyeux foutoir. Et encore, ce n’est qu’un début puisque viendront se rajouter par la suite les endroits où sont entreposés les ressources, les décharges liées aux usines ou encore les tuyaux transportant eau et oxygène. Bref, que les maniaques de l’ordre soient prévenus : vous ne pourrez pas faire ici de base bien propre, bien carrée, bien nette.

Life on Mars

Les choses sérieuses – et plus excitantes – commencent une fois cette première étape passée : préparer la venue des premiers colons qui résideront sous un dôme. Une fois ce dernier construit et correctement relié aux câbles et aux tuyaux, au joueur de placer ce que bon lui semble à l’intérieur (les dômes rudimentaires sont relativement petits), sachant tout de même que le moral des troupes s’en ressentira s’il manque certains établissements (certains peuvent devenir alcooliques, d’autres suicidaires, etc.). Maisons, bien sûr, mais également fermes, restaurants, casinos de jeu et autres infirmeries sont proposés, voire même extracteurs de métaux et métaux rares si des gisements se trouvent à proximité. Une fois que tout est en place, la première fusée peut arriver, sachant qu’il faudra ensuite attendre un certain temps avant que d’autres colons puissent venir, la Terre préférant voir si la vie de ces  »Fondateurs » est viable. En revanche, il est possible à tout moment – à condition d’avoir suffisamment d’argent et de fusées disponibles – de faire venir des matériaux plus ou moins avancés. Car les métaux et le béton ne suffisent pas : Surviving Mars comprend également des pièces détachées, nécessaires à la réparation d’un bon nombre de bâtiments, de l’électronique ou encore des polymères. Si jamais le joueur n’a pas bien géré son stock, il peut donc demander un petit coup de pouce de ce côté-là.

Les stocks de matériaux représentent bien entendu le cœur du titre et absolument tout peut être créé sur Mars, par les colons ou par des usines robotisées, sachant que tous les bâtiments sont dépendants les uns des autres. Par exemple, construire un casino de jeu nécessite de l’électronique : électronique qui peut être créé via des usines en échange de métaux rares. Mais ces métaux rares peuvent aussi être renvoyés sur Terre pour gagner de l’argent… Autre exemple, le carburant, nécessaire pour renvoyer les fusées et créer des polymères, nécessite de l’eau. Et lorsque l’on sait que tous les gisements ont une durée de vie limitée, il faut constamment prendre en compte ces paramètres pour ne pas se retrouver à sec, surtout dans les difficultés les plus élevées. Mais le problème, c’est que si l’on réfléchit à tout ça en amont, on finit au bout de quelques heures par tourner en rond. Pour peu que l’on ait une armée de drones qui fait tout, des colons en bonne santé et suffisamment de matériaux, on finit par un peu s’ennuyer et devenir uniquement spectateur de l’aventure. Seules les recherches permettent de renouveler l’expérience puisqu’elles débloquent, entre autres, de nouveaux bâtiments, mais ces recherches prennent un temps incroyable à se développer. Dommage, car ces nouvelles technologies rendent peu à peu le titre de plus en plus profond… à condition d’avoir la patience nécessaire. Bref, un gros souci de rythme finit par se faire ressentir, plus ou moins rapidement en fonction de la difficulté choisie mais aussi des aptitudes du joueur.

Mars Attack

Ce dernier peut alors se tourner vers ces fameux Mystères, au nombre de six (un seul par partie), censés représenter autant de scénarios différents. Malheureusement, il en est tout autre dans les faits, car ces histoires ne viennent pas vraiment bousculer la vie de la colonie. Non seulement ils apparaissent au bout d’un certain nombre d’heures (souvent lorsque plusieurs dômes ont déjà été construits), mais ils progressent également avec une lenteur incroyable, nécessitant parfois de faire des recherches, justement, pour avancer. Autant dire que de ce côté là, le contrat n’est pas rempli. Finalement, les seuls réels soubresauts d’intérêt proviennent des catastrophes naturelles, omniprésentes sur la planète rouge. Pluies de météores, tempêtes de poussière, vagues de froid, tous ces événements ont des conséquences sur les bâtiments et il s’agit de ne pas trop tarder lorsque l’un d’entre eux débarque. La poussière, par exemple, encrasse les panneaux solaires, les empêchant ainsi de fonctionner et donc de fournir de l’électricité, là où les météorites viennent carrément détruire les constructions, pouvant potentiellement jouer sur la vie des colons. Évidemment, leur apparition est, là encore, modulable en fonction de la difficulté choisie mais également de l’endroit où la toute première fusée atterrit : la fréquence des catastrophes ainsi que la quantité de matériaux disponibles fluctue en fonction des coordonnées choisies.

Pluies de météores, tempêtes de poussière, vagues de froid, tous ces événements ont des conséquences sur les bâtiments et il s’agit de ne pas trop tarder lorsque l’un d’entre eux débarque.

Pas de fausse note en revanche pour la réalisation de ce Surviving Mars, qui bénéficie d’une direction artistique qui fonctionne vraiment bien. On apprécie tout particulièrement la construction du premier dôme, qui permet de rajouter un peu de verdure bienvenue sur cette planète particulièrement austère et de voir de petits humains se déplacer au milieu des drones robotisés. Bon point aussi pour la radio de base qui diffuse une musique d’ambiance assez apaisante et venant, là encore, casser le côté un peu rude de la vie sur Mars. Disponible à la fois sur PC, PS4 et Xbox One, le titre de Haemimont Games doit donc sur consoles être joué à la manette. Et si le confort n’a certes rien à voir avec un clavier et une souris, la jouabilité reste tout de même relativement agréable, avec des boutons configurés de manière plutôt intuitive. Que les fans du genre n’ayant pas de PC suffisamment costauds se rassurent donc, ce soft est parfaitement jouable sur consoles. Quelques petits bugs peuvent se faire sentir, notamment l’impossibilité parfois de sélectionner un véhicule, mais rien qui ne puisse être rapidement corrigé par un patch. Espérons d’ailleurs que le suivi sera sérieux de la part des développeurs car, en dehors de ce mode de jeu basique, rien n’est proposé à côté, à l’exception d’un lancement rapide d’une nouvelle partie qui n’a pas vraiment d’intérêt puisque l’on ne choisit pas les paramètres de base (le sponsor et le profil du commandant).

LE VERDICT
ET CA REPART !
7
All your base are belong to us.