Test de Super Mario Odyssey (Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée achetée par nos propres moyens.

#balancetonBowser

L’histoire de Super Mario Odyssey débute presque comme tout bon Mario qui se respecte : Bowser fait des siennes et enlève Peach avec la ferme intention de conclure un mariage forcé. Dans son épopée criminelle, Bowser capture également Tiara, la sœur de Cappy, un fantôme « chapeau » (non, nous n’avons rien fumé). Bien entendu, Mario va tenter de s’interposer pour secourir sa belle avant que l’union ne soit consommée (la taille ça compte et à voir les proportions, Peach/Bowser, il y a urgence). Comme à l’accoutumée, notre plombier va manger une dérouillée et permettre à Bowser de prendre le large dans son bateau volant tout en repoussant Mario et Cappy qui devront dès lors coopérer. Ainsi, durant les 15 mondes qui composent l’aventure, le duo de choc va déjouer les plans du grand méchant de toujours et de ses Wedding Planners, les « Broodals », lapins crétins sous amphétamines. Peut-être les seuls persos peu convaincants du titre.

Côté technique, Super Mario Odyssey reste fluide en toute circonstance et la réalisation est très soignée. C’est beau, coloré et la 3D n’a pas à rougir. Il est simplement dommage que certains mondes (la forêt ou la cuisine) soient franchement moins beaux. Ce qui ne signifie nullement qu’ils soient moins recherchés dans la construction, heureusement. Au final, on a préféré jouer de longues heures console en mode nomade pour bénéficier de graphismes plus fins que sur les grands écrans de la rédaction.

Viser la lune

Mais au diable la technique et place au cœur du jeu. Pour courser Bowser, Cappy met à la disposition de Mario un vaisseau, l’Odyssey, capable de voler de monde en monde à condition de le remplir d’un carburant un peu particulier : des lunes magiques. La quête va donc prendre pour base la recherche de ces lunes pour passer au niveau suivant. La recherche de cet élément va donc être le prétexte pour l’immense exploration mise en place par Nintendo. En effet, les lunes sont planquées à peu près partout sur la carte et il faudra faire preuve de patience, d’agilité et d’intelligence pour les collecter. Cela d’autant plus que si la trame principale ne demande qu’à en collecter une vingtaine par monde pour progresser, le vrai challenge débute une fois la cinématique de fin visionnée avec près de 150 lunes supplémentaires (si ce n’est plus) à exhumer. De quoi doubler voire tripler la durée de vie du jeu qui s’élève pour un premier run à 9h.

Cette base simplissime va surtout donner l’occasion aux équipes de Nintendo de prouver à quel point ils maîtrisent le gameplay des « plateformer » tout en introduisant une parfaite dose de nouveautés. Car ce Mario regorge de bonnes idées. C’est même ce qui est le plus remarquable : chaque monde parcouru, chaque ennemi croisé donne l’occasion de découvrir quelque chose de neuf dans la manière de progresser.

Ce Mario regorge de bonnes idées : chaque monde parcouru, chaque ennemi croisé donne l’occasion de découvrir quelque chose de neuf dans la manière de progresser.

Chapeau l’artiste

A commencer bien entendu par les interactions rendues possibles grâce à Cappy. Le chapeau peut en effet servir à de nombreuses choses. Tout d’abord, il permet à Mario d’atteindre des plateformes en hauteur ou éloignée : un lancer fait flotter la casquette sur laquelle il ne restera plus qu’à sauter pour rebondir et se projeter au loin ou plus haut. Par ailleurs, en fonction de la manière choisie pour jouer, il est possible d’effectuer un certains nombres de gestes avec la manette pro ou de manière plus pratique avec les Joycon pour faire tournoyer Cappy atour de Mario voire le projeter en l’air ou derrière soit pour frapper / capturer plus facilement les adversaires. Simple et fun. Et lorsque l’on commence à maîtriser et à combiner ces techniques avec les mouvements propres de Mario (un saut prolongé, un saut arrière plus élevé et un écrasement bien connu), on obtient une jouabilité au poil et un plaisir que rien ne peut gâcher, même pas d’ailleurs les quelques ratés de caméra inhérents aux titres de ce genre. Il est juste dommage qu’en mode nomade, ces possibilités offertes par Super Mario Odyssey soient bridées par le fait de laisser les manettes accrochées à la console.

Cap ou pas cap ?

L’autre grosse trouvaille de génie réside bien évidemment dans ce que Nintendo met en avant depuis l’annonce du titre : Mario, grâce à Cappy, peut en effet pénétrer le corps d’une soixantaine de monstres pour en prendre possession et utiliser leurs facultés. Cela va d’ailleurs au-delà de la simple faculté puisque Mario ne pourra, dans la plupart des situations, progresser que par ce biais. On se retrouve ainsi à rentrer dans un Koopa pour aller draguer une madame Koopa et obtenir une lune ou sauter sur la tête d’autres congénères pour former une pyramide de 10 membres et atteindre ainsi un sommet auparavant trop haut. Le level design est d’ailleurs adapté à chacune des caractéristiques tout comme la topographie des différents mondes. Ceux-ci jouent sur la verticalité et même s’ils sont de tailles différentes (ce qui est parfois regrettable car pour les plus petits on en voudrait encore), ils comportent tous de nombreuses zones cachées plus ou moins faciles à débloquer. A ce sujet, il faudra parfois aller chercher un adversaire en milieu de niveau puis revenir sur ses pas pour accéder à une zone inaccessible auparavant. Comment ne pas d’ailleurs s’émerveiller devant les trouvailles déployées par les développeurs pour nous forcer à expérimenter ? Mention spéciale pour l’avant-dernier monde dont la transformation majeure vous promet de beaux moments de plates-formes jouissifs.

Sans spoiler, les différentes transformations vous permettront ainsi de voler, respirer sous l’eau, nager plus rapidement, projeter de l’eau, lancer des marteaux, des boules de feu et on en oublie volontairement pour vous laisser le plaisir de la découverte. Sachez en tout cas que Nintendo récompense la prise de risque et qu’oser les combinaisons sera très souvent payant et synonyme d’une récompense sous forme de lune ou de pièces. Et même si la mécanique est au finale similaire dans tous les mondes (on arrive, on choppe une ou deux transformations principales, on utilise pour arriver au bout du niveau), l’originalité, le gameplay et la construction des environnements font que la lassitude ne nous aura jamais gagnée dans Super Mario Odyssey, même après 20 bonnes heures passées sur le titre.

On n’est pas aux pièces

Vous l’aurez compris, la quête principale n’est qu’un prétexte à l’exploration. C’est pourquoi Nintendo a planqué une multitude d’objets à collecter dans chaque niveau. Ces objets s’obtiennent dans des boutiques grâce à de la monnaie en or collectée au fil des affrontements ou en tapant les fameuses cases « ? », égéries de la série depuis ses débuts, mais également grâce à des pièces violettes. Chaque monde possède ainsi de 60 à plus de 100 pièces particulières qu’il faudra là encore chercher dans tous les coins et recoins possibles et inimaginables. Une fois amassées, des boutiques permettent de dépenser ces pièces pour acquérir différentes tenues pour Mario mais également un paquet d’objets purement décoratifs pour le salon de l’Odyssey. Aucune obligation de vous adonner à ces recherches mais sachez que ne pas s’y prêter serait comme laisser de côté les saucisses dans une choucroute garnie.

Et pour vous forcer à chercher partout, sachez que les petits gars de chez Nintendo ont mis les petits plats dans les grands en multipliant dans chaque monde les activités : passages en 2D pour les nostalgiques (mais avec un gameplay plus permissif qu’à la bonne époque de la Nes), jeux de course, jeux de hasard ou encore jeux de stratégie et même puzzles viendront éclairer votre quotidien déjà chargé de chasseur de lune. En somme, il y a de quoi faire et pendant très longtemps.

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
PAN ! DANS LA LUNE
9
Lestat
Gamer depuis sa plus tendre enfance. A fait tout son skill sur Quake 3 mais n'a plus progressé depuis. Best ratio sur BF1 ever. Geek de tout un tas de trucs inutiles et coûteux. Type sympa, quand même.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here