Test de SteamWorld Dig (Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur Nintendo Switch, fournie par les développeurs.

Rusty, presque pas une ride

Cinq années après sa première sortie sur 3DS, SteamWorld Dig : A Fistful of Dirt pourrait légitimement paraître vieillissant mais il n’en n’est rien. Fort de ses adaptations réussies au fil des années sur PC et les consoles de salon, le titre d’Image & Form arrive donc sur Switch sans une seule fausse note technique. Toujours aussi mignon, l’univers 2D wild west steampunk du jeu fait toujours autant le job. C’est d’autant plus vrai en mode portable et comme SteamWorld Dig était à la base un titre nomade, on comprend rapidement l’intérêt d’une telle version pour un jeu où les brèves sessions prennent tout leur sens. Pas forcément exaltant sur le long terme, parce que son gameplay ne jouit pas d’une richesse infinie, le protégé d’Image & Form privilégie en effet les parties courtes et la Switch est parfaitement taillée pour cela.

Mais SteamWorld Dig, de quoi s’agit-il ? C’est l’histoire de Rusty, un robot cow-boy qui se rend à Tumbleton pour marcher (ou plutôt creuser) sur les pas de son oncle. Héritant d’une mine regorgeant de minerais et d’autres choses plus ou moins dangereuses, Rusty empoigne sa pioche et creuse à tout-va pour récolter des ressources, affronter quelques ennemis, déjouer des pièges et venir à bout de puzzles pas franchement très compliqués. La principale difficulté vient surtout de la progression en elle-même, nous obligeant à gérer une réserve d’eau, à surveiller l’état de notre lampe (indispensable pour regarder où l’on creuse) et à ne pas trop encombrer notre inventaire. Cet aspect gestion va de paire avec un système de progression basé sur la revente de minerais, permettant d’augmenter le niveau d’expérience de Rusty et de débloquer l’achat d’une lampe qui éclaire plus longtemps, d’une réserve d’eau plus grande, d’une pioche plus efficace, d’un sac avec plus de compartiments ou encore d’une foreuse bien utile pour venir à bout de la roche, entre autres.

Outre les richesses et ce qui en découle, SteamWorld Dig profite d’un level design tout en verticalité où le joueur est à peu près libre d’aller où il veut. Un sentiment de liberté qui fonctionne toujours autant et qui nous confronte à des situations piégeuses, obligeant Rusty à user d’un accessoire (ou à s’auto-détruire…) pour espérer continuer sa quête. Les déplacements, justement, se montrent toujours aussi précis. Sans surprise, la console de Nintendo a largement de quoi permettre une jouabilité sans encombre, le gameplay conçu par Image & Form étant parfaitement adapté à tous les supports. Rusty creuse, saute, s’accroche aux parois et attaque avec une précision qui fait toujours autant plaisir et qui nous incite à aller toujours plus en profondeur pour découvrir ce qui nous attend, malgré le sentiment que les choses se répètent un peu trop. Qu’on ne s’y trompe pas, le challenge reste globalement peu présent, à moins de vouloir s’attaquer à un second run dans lequel ennemis et récompenses sont disposés de manière différente ou encore se mettre au défi en jouant la carte du bon vieux speedrun. Mais au risque de se répéter, SteamWorld Dig prouve ici qu’il est excellemment bien conçu pour un support portable et y jouer sur Switch apparaît comme naturel.

Retrouvez notre test de SteamWorld Dig 2 sur Nintendo Switch.

LE VERDICT
PIOCHE D'ARGENT
7
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois. Râleur pro et gros consommateur du café.

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