Test de State of Decay 2 (Xbox One, PC)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Xbox One et PC.

Le libéralisme sans panache

Trois cartes à disposition, une escouade à manier et une base à gérer au niveau de ses ressources. Tout ceci englobé dans un mode coopératif à quatre. On pourrait presque croire que State of Decay 2 démarre sous les meilleurs auspices. Vous me direz que vous n’auriez pas tout à fait tort puisque les premières minutes de jeu, loin d’être inoubliables, permettent de se plonger agréablement dans ce nouvel univers post-apo. Après le choix d’un duo possédant des capacités différentes (qui évolueront) et un petit background qui leur est propre, on découvre dès les premières minutes de jeu les bases du gameplay. On découvre que nos armes au corps à corps n’ont pas toujours une grande durée de vie, que trifouiller dans des casiers à la recherche d’objets peut se faire plus rapidement mais causer aléatoirement un bruit attirant les zombies aux alentours ; et qu’enfin il existe justement différents types de morts-vivants avec, entre autres, le zombie qui attire ses compagnons, celui qui résiste bien plus que les autres ou bien encore le mort-vivant qui vous transmet une petite maladie.

Lâché au bout d’une demi-heure dans une nouvelle région, on comprend très rapidement que le titre s’oriente « escouade ». On est accompagné par trois autres camarades qui vont par la suite siéger dans une base (une maison de banlieue notamment) et qu’il va falloir l’aménager. Nos pérégrinations entre ce lieu et les différentes missions confiées vont nous permettre d’améliorer notre battisse sur cinq critères (nourriture, essence, soins…). L’idée est bonne mais une grosse majorité de notre temps de jeu ne va se résumer qu’à ça. Cela rappelle quelque peu Metal Gear Survive, mais ce dernier prenait le temps d’expliquer au joueur chaque aspect de survie avec un nombre hallucinant de modules à gérer. Ici, on se voit balancer d’un coup toutes les informations à prendre en compte sans qu’on ait le temps de bien s’imprégner de chaque subtilité. Outre cet aspect un peu gênant au départ et cette répétitivité omniprésente, c’est surtout l’intensité de nos sorties qui nous anéantit. C’est peut-être drôle les premières minutes de s’aventurer dans des zones risquées, à pieds ou en voiture, pour récupérer des denrées ou ouvrir un avant-poste en échangeant des points d’influence, mais on a l’impression d’avoir fait ce type d’actions des centaines d’heures auparavant sur d’autres titres. Seules les missions cœur de peste, avec des vagues ennemis qui s’enchaînent, permettent de nous sortir de cette monotonie gênante.

On comprend que le jeu est un double A (AA) et qu’il n’a pas pour but de concurrencer les blockbusters du genre (notamment avec un prix de vente calé à 30 euros). Seulement voilà, State of Decay 2 est techniquement à la rue. Le titre affiche des graphismes tout juste corrects pour un petit soft mais est plombé par une optimisation exécrable. Il n’est pas rare par exemple de revenir à notre base et de se coltiner une diminution par deux du frame rate. Plus coloré qu’un DayZ, il possède des détails à mourir de rire (les ombres qui se déplacent de manière hachée avec le cycle jour/nuit) et n’a surtout aucune direction artistique permettant de relever le niveau d’un point de vue identité visuelle. Mettez-le à côté d’un autre titre de zombie insipide et vous aurez bien du mal à faire la différence. Bref, ce refrain sans saveur se propage dans chaque aspect du jeu. Et c’est bien dommage.

LE VERDICT
MORT-VIVANT
5
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

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