Test de Star Wars : Squadrons (PC, PS4, Xbox One)

CONCLUSION

C’est difficile de noter un titre tel que Star Wars : Squadrons. On sent que les développeurs ont fait leur maximum pour proposer un titre immersif, qui utilise le lore de Star Wars à bon escient et qui offre un gameplay un minimum subtil pour ne pas trop s’ennuyer. Néanmoins le manque de diversité et de séquences épiques en campagne ainsi que le peu de modes de jeu en multijoueur rendent le dernier titre d’Electronic Arts peu mémorable, malgré une réalisation réussie. C’est vraiment frustrant de dire ceci mais quoi qu’il en soit, ce Star Wars : Squadrons est un bon premier jet qui mérite un peu d’attention. Il appelle surtout une suite avec plus de moyens, au tarif d’un gros jeu, pour enfin arriver à faire oublier les épisodes mythiques de Factor 5.

Longtemps délaissés, les jeux de combats spatiaux reviennent petit à petit sur le devant de la scène. Que ce soit le petit jeu arcade comme Everspace à la simulation plus poussée façon Elite Dangerous, les développeurs ont très bien compris que l’intérêt du vide spatial est toujours présent chez les joueurs. C’est pour le coup le géant Electronic Arts qui s’y colle avec pour objectif de toucher le maximum de monde en utilisant la licence Star Wars. Alors est-ce que ce Star Wars : Squadrons va plaire aussi bien aux nouveaux venus qu’aux amateurs de simu spatiale et aux nostalgiques de Rogue Squadron ? Voici notre verdict.

Mange mon laser, mange-le

star wars squadrons screens revealLe petit développeur Motive Studios s’est retroussé les manches pour tenter de titiller les mythiques Star Wars : Rogue Squadron. Tout d’abord sur le scénario quelque peu inédit qui va nous faire découvrir les coulisses de la Vanguard Squadron chez les Rebelles mais aussi la Titan Squad chez l’Empire à travers 15 missions. Le joueur se verra ainsi enchainer plusieurs stages d’un côté avant de passer sans transition dans l’autre camp pour un nombre de missions quasiment similaire. L’histoire entremêle pour le coup les deux camps que l’on joue et bien qu’elle manque franchement d’intensité sur le peu de portée qu’elle joue dans l’univers de Star Wars, elle a le mérite de proposer des personnages un minimum convaincant comme Lindon Javes, Frisk ou encore Shen. C’est déjà une belle évolution quand on compare à cela l’histoire de Battlefront 2.

Parlons justement du déroulé des missions. On sent encore une fois que Motive Studios s’est inspiré de Rogue Squadron et a modernisé le tout avec bon goût ou presque. Entre chaque mission on atterrit ainsi dans le hangar où sont entreposés nos vaisseaux. C’est à partir d’ici que l’on peut choisir notre destrier, mais aussi interagir avec notre escouade dans de brèves dialogues qui évoluent au fil de la campagne. C’est simpliste mais cela permet d’en savoir un peu plus les membres de notre escouade et leurs motivations derrière. Qui plus est, les animations sont parfaitement rendues et permettent d’apprécier convenablement les petits monologues de chacun. Ironiquement, on avait une petite pensée pour Mass Effect Andromeda et son exploit de proposer des choses à des années-lumière de ce que l’on voit ici.

 À découvrir également : Les premières minutes de Star Wars : Squadrons en vidéos.

star wars squadrons screens revealDepuis le hangar, on peut aussi accéder à la salle de briefing qui lancera le début de la mission avec parfois les cinématiques qui vont bien. Seul regret : ne pas pouvoir se déplacer dans cet environnement plutôt animé et ainsi apprécier librement la modélisation des vaisseaux de chaque camp avec le X-Wing, l’A-Wing, l’U-Wing et l’Y-Wing d’un côté, et le Tie-fighter, le Tie-Interceptor, le Tie-Bomber et le Tie-Reaper de l’autre. D’un point de vue gameplay, c’est aussi différent.

Un Tie-Bomber, plus lourd, est dédié à détruire les cuirassés ennemis, tandis qu’un Fighter et encore plus l’Interceptor est dédié aux dogfights. Le Reaper est un peu plus original puisqu’il est dédié au support, en rendant des munitions et des soins aux alliés notamment. On peut aussi changer les statistiques de son vaisseau avec des modules. Cela passe par du tir laser plus rapide mais qui demande de se rapprocher de sa cible ou d’une meilleure accélération qui enlève un peu de maniabilité au vaisseau. A chaque fois cela apporte un bonus mais aussi un malus. Un gros plus pour le multijoueur, qui ne joue donc pas sur des capacités ubuesques que l’on débloque au fil des niveaux. Impossible qu’un joueur level 30 dégomme un joueur niveau 5 grâce à des équipements surpuissants. Un bon point.

Piou piou piou

Star Wars Squadrons screens EA Play Live 2020En jeu, les premières prises de contrôle ne se font pas sans heurt tant la configuration par défaut à la manette s’avère complètement atypique et donc injouable. Un passage dans les options est donc vivement recommandé pour que l’on configure quelque chose d’un peu plus commun. Une fois ce souci réglé en quelques minutes, la vue unique dans le cockpit ne gêne pas tant que ça et ajoute un gros plus à l’immersion, qui est sans doute le gros point fort du titre.

En effet on se sent véritablement emporté dans l’univers de Star Wars grâce à cette réalisation extrêmement propre et aux bruitages sonores parfaitement adaptés. Les premiers combats sont grisants tant on se retrouve à faire des pirouettes et à se faufiler à travers des astéroïdes, vaisseaux et autres stations spatiales complètement alambiquées pour détruire un jet ennemi ou échapper à son agresseur.

La vue unique dans le cockpit ne gêne pas tant que ça et ajoute un gros plus à l’immersion, qui est sans doute le gros point fort de Star Wars : Squadrons.

Qui plus est, si les sensations sont arcades, le développeur a rajouté quelques subtilités intéressantes. Outre les ordres assez simplistes que l’on peut donner à notre escouade (se concentrer sur un ennemi, nous soigner), on peut s’amuser à redistribuer la puissance vers nos réacteurs, nos boucliers (si on en a) ou notre salve de tirs. Un petit plus vraiment sympathique, avec en sus un bouclier où l’on peut rediriger vers l’avant ou l’arrière si l’on se fait respectivement attaquer de front ou par derrière. Malheureusement, les missions proposées durant la campagne ne permettent pas véritablement de se satisfaire. En effet, elles sont souvent assez insipides, classiques dans leur déroulement et il manque un brin d’épique à l’ensemble pour que le joueur soit marqué par cette campagne solo. De plus, il faut préciser que tous les combats se déroulent dans l’espace. Vous ne vous battrez donc pas sur des surfaces ou atmosphères de planète comme dans les titres de Factor 5. Bref, il y a peu de chances que l’on revienne avec plaisir une seconde voire une troisième fois dans la campagne, et ce malgré des médailles à glaner pour chacune d’entre-elles.

star wars squadrons screens revealAutre petit souci ? Les vaisseaux gérés par l’intelligence artificielle qui se prendront les obstacles de l’environnement et resteront donc coincés bêtement dedans. Ils pourront parfois rester en ligne droite sans réagir à nos attaques. C’est dommage car cela casse quelque peu l’immersion du titre tant les ennemis agissent comme des grands-pères de 90 ans, voire comme des robots.

Quant au multijoueur, deux modes de jeu sont présents avec un classique dogfight et des batailles de flotte qui rappellent quelque peu un ancien mode de Battlefield 2142, durant lequel il faut accomplir différents objectifs avant de pouvoir s’attaquer au vaisseau mère ennemi. C’est fun dans un premier temps, mais le manque d’équilibre entre certains vaisseaux et le peu de bonus à débloquer empêchent de nous y amuser sur de très longues périodes. Ca manque clairement d’une carotte sous le bâton pour nous motiver à relancer le jeu après la douzaine d’heures de jeu passées entre le solo et le multi.

Star Wars Squadrons artwork

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC

Nonag
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Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

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