Test de Star Wars Battlefront 2 : Résurrection (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée standard de Star Wars Battlefront II sur Xbox One, fournie par l’éditeur.

D’un épisode à l’autre

Si vous comptez jouer au solo de Star Wars Battlefront 2 un jour ou si vous avez commencé mais pas encore terminé l’intrigue principale alors n’allez pas plus loin, les quelques lignes qui suivent vont forcément vous révéler des informations clés sur l’histoire d’Iden Versio. Vous voilà prévenus, n’hésitez pas à (re)consulter notre test du jeu principal qui, lui, ne contient aucun spoiler. Le mode campagne, nous l’avions quitté sur une note assez sombre, à savoir l’exécution de Del par son ancien ami et compagnon de guerre Hask. Ce dernier, entré dans les rangs du Premier Ordre, souhaitait se venger d’Iden qu’il juge coupable de tous ses maux alors que se sont écoulées 30 années depuis la bataille d’Endor. Iden, nous la retrouvons donc dans Résurrection avec les cheveux grisonnants, quelques rides et une jeune demoiselle, Zay, en guise de fille. Toujours soutenue par Shriv, elle décide de partir à la recherche de celui qui est devenu son mari lorsqu’elle apprend que leur vaisseau, le Corvus, a été retrouvé vide. Très vite, Iden réalise que Del a été tué, que Hask est à ses trousses et que le Premier Ordre prépare quelque chose de bien plus inquiétant.

Tout comme le récit de Star Wars Battlefront 2, il faut avouer que l’histoire proposée par Résurrection n’est pas inintéressante. Sans se révéler des plus passionnants, ne serait-ce que parce qu’une narration en trois missions ne laisse pas beaucoup de place au développement d’une grosse intrigue, les faits narrés par DICE permettent de mettre en lumière certains événements se déroulant en parallèle de l’épisode 7 (Le Réveil de la Force) jusqu’à faire le lien avec une bataille de l’épisode 8 (Les Derniers Jedi). Bref c’est cohérent et les cinématiques sont toujours aussi appréciables, nous rappelant ô combien l’enrobage du jeu sait être attirant. Hélas, difficile d’être aussi élogieux sur le contenu des trois missions.

Une bataille spatiale au coeur d’une ceinture d’astéroïdes, du combat au sol sur une planète déjà parcourue (Vardos), un affrontement dans les cieux de la même planète puis un brin d’action dans un destroyer stellaire, on retrouve le condensé de tout ce qu’est capable de proposer Battlefront 2. Ni plus ni moins, c’est bien ça le problème. Les séquences d’action s’enchaînent sans exaltation particulière, les dogfights peinent à imposer plus de rythme, l’IA ennemie semble plus aux fraises que jamais et l’ensemble souffre de ce gameplay bateau que l’on regrettait déjà dans le jeu principal. Pas de miracle donc, on accueille volontiers ces nouvelles missions en solo mais elles ne font que remettre en avant les problèmes dont souffrait déjà le récit du jeu de base. Tout juste peut-on souligner le plaisir de parcourir les allées du destroyer et de virevolter au milieu des astéroïdes, quelques bons moments qui ne nous font pas oublier la similitude de ces missions avec celles déjà accomplies auparavant.

Côté multijoueur, on aimerait vous dire que le contenu qui est arrivé avec Résurrection donne un petit coup de boost au multi du FPS de DICE mais là encore, rien ne permet d’évincer les problèmes rencontrés avec le contenu de base. Peu importe ce que l’on pense de Star Wars Battlefront 2, de ses choix du côté des mécaniques de jeu ou de son modèle économique, saluons tout de même l’arrivée de deux maps supplémentaires (Crait en mode Assaut galactique et D’Qar en Combat spatial), du A-wing RZ-2 (la version aperçue dans Les Derniers Jedi) ainsi que de Finn et du Capitaine Phasma pour agrandir la collection de héros/vilains. Ajoutez à l’ensemble des défis à tout-va et voilà le menu assez consistant proposé par cette première saison de contenus. Dernière chose notable, la nécessité pour le joueur de choisir une faction (Résistance ou Premier Ordre) qu’il va représenter tout au long de la saison. Les défis proposés sont alors ajustés en fonction de ce choix, tout comme les récompenses glanées.

Alors que le multijoueur de Star Wars Battlefront 2 continue de mener son combat grâce à du nouveau contenu et des défis à tout-va, dont l’arrivée sera saluée par ceux qui n’ont pas déserté les serveurs, Résurrection permet au mode campagne de confirmer ses bonnes intentions. Sans gommer les défauts qui plombaient déjà l’expérience solo dans le jeu de base, DICE nous offre trois missions supplémentaires à la technique quasi irréprochable, pas forcément très exaltantes à jouer mais qui font la lumière sur des événements en lien avec les épisodes cinématographiques 7 et 8 de la saga. C’est gratuit, ça n’occupe qu’une heure et demie, alors pourquoi les acheteurs de Battlefront 2 devraient s’en priver ?