Test de Spintires : MudRunner (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématéralisée sur PC.

C’est normal en Russie

Malgré un menu assez austère, on est tout de suite plongé dans le bain de Spintires : MudRunner avec un tutoriel plus que conseillé. Une très bonne manière d’apprendre ou de réapprendre les bases de ces énormes véhicules mécaniques. On démarre donc l’engin, on desserre le frein à main et nous voilà parti pour faire quelques donuts dans de la terre bien molle. Le plaisir de rouler dans la boue s’avère quasi-immédiate avec cette physique toujours aussi impressionnante. On s’étonne les premières fois de voir nos roues s’enfoncer dans la vase. On panique quelque peu lorsque notre véhicule s’enlise. Puis une forme de satisfaction surgit dès lors que l’on ressort difficilement mais assurément vers un terrain un peu plus stable. Malgré un petit côté délavé sur les environnements (le jeu prend toujours place en Russie), la technique est au rendez-vous avec un moteur graphique qui tient un minimum la route et une modélisation des véhicules au top. On contemple parfois nos roues se décharger de terre ou en récupérer en fonction de la surface. C’est limite hypnotisant.

Pour nous aider dans les épreuves de Spintires : MudRunner, on a toujours les mêmes assistances à disposition. Il est en effet possible de bloquer le différentiel et activer les 4 roues motrices (si le véhicule le peut) pour nous sortir du pétrin. Le petit malus de ces deux aides ? Une consommation excessive de l’essence qui peut parfois être rare. Autre assistance qui dépend là encore du véhicule que l’on possède, la possibilité d’utiliser un treuil sur un arbre pour monter des pentes un peu trop glissantes. Nathan Drake approuverait totalement. Enfin, grosse nouveauté qui reste finalement très anecdotique : la vue cockpit. Elle aurait pu s’avérer extrêmement utile tant la caméra externe peut se montrer capricieuse et difficile à gérer, mais elle n’a à l’heure actuelle aucune véritable utilité. On pestera notamment sur ces rétroviseurs qui ne possèdent pas de reflets pour aider notre véhicule à manœuvrer à reculons. Pour les créneaux, c’est donc râpé.

Outre les six cartes à débloquer qui se résument en grande partie à des livraisons de bois, il y a également neuf défis qui s’avèrent un peu plus variés. Cela va encore une fois au transport de matériaux classiques mais aussi à des événements très légèrement scénarisés dans lesquels un véhicule est en panne. Il va alors falloir jongler entre différents engins pour accomplir cet objectif et arriver au point final. Petite nuance, des défis secondaires sont présents pour pimenter l’épreuve et récupérer les trois étoiles. De quoi corser un peu plus la donne et avoir une petite rejouabilité satisfaisante pour les mordus du scoring. Il est en revanche dommage d’avoir rencontré quelques petits bugs de collisions. Que deux petites marches d’escalier empêchent un engin de 2m50 de haut et de plusieurs tonnes de passer, il y a de quoi être légèrement frustré. On termine par le mode coopératif à quatre qui reprend les six cartes du jeu solo que l’on peut parcourir à quatre joueurs. Une manière d’accélérer les choses en s’aidant mutuellement si un coéquipier s’enlise pour de bon.

LE VERDICT
C'EST DU PROPRE
6
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

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