Test de Solo (PC)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

Solo, A Star Love Story

Avant d’être ce titre plein de promesses fraîchement débarque sur les plateformes de téléchargement PC, il faut savoir que Solo est passé par la case financement participatif pour voir le jour. Une étape franchie avec succès (68.735 dollars récoltés sur les 64.500 demandés) mais qui n’a pas permis à la Team Gotham de totalement mettre en œuvre les idées initialement mises sur le papier. Peu importe, les développeurs sont fiers de leur projet, un titre censé nous embarquer dans une introspection amoureuse sur fond de casses-têtes à résoudre dans un archipel haut en couleurs où de petits animaux tout mignons se promènent. Et ils peuvent en être réellement fiers, tant Solo se révèle être plaisant à jouer, charmant à découvrir. Si 5 petites heures suffisent à en voir la « fin », c’est avec un sentiment de bien-être que l’on quitte le soft et que l’on se remémore les quelques moments passés avec lui. On a donc envie d’être bienveillant avec la Team Gotham, impossible toutefois de ne pas regretter les faux-pas qu’accuse le jeu.

En ayant l’ambition de questionner le joueur sur son expérience en amour, sa vision du sentiment amoureux et son importance dans le déroulé de sa vie, Solo met les pieds sur un terrain délicat. Les questions posées sont toutefois pertinentes et bien écrites (attention, pas de version française disponible) mais les réponses à apporter, sous forme de questionnaire à choix multiples, ne traduisent pas toujours nos propres sentiments et, surtout, l’influence de nos réponses sur la narration offre une vision assez réductrice. S’il part avec de bonnes intentions, Solo donne finalement l’impression de ne pas assez creuser le sujet et d’imposer sa propre vision des choses au joueur, quitte à paraître pour un donneur de leçons. Encore une fois les intentions sont louables et la tentative de proposer une expérience hors du commun est à saluer, mais l’exécution laisse trop à désirer pour être réellement prise au sérieux ou pour véritablement marquer le joueur.

So lonely

Que reste-t-il alors à Solo ? Le reste. Pour mettre en œuvre sa mécanique de questions sur l’amour et avoir le droit de répondre, le joueur doit préalablement résoudre un puzzle dont le cheminement est globalement toujours le même. On arrive sur un archipel, un active un mécanisme qui réveille un totem et on tente d’approcher ce totem, de prime abord inaccessible, pour avoir le droit de poursuivre l’aventure jusqu’au totem suivant, puis jusqu’à l’archipel suivant. Vous l’aurez compris, c’est en tentant d’atteindre les fameux totems que les choses se corsent, une tâche à accomplir en utilisant différents types de caisses. On use des particularités des caisses qui nous sont imposées dans chaque environnement pour se créer des passerelles de fortune, sachant que notre petit héros peut les tourner dans tous les sens et qu’il a un petit parachute dans sa besace pour espérer rejoindre un rebord qui se trouve encore plus loin.

Un gameplay que l’on assimile rapidement, recyclé tout au long de l’aventure sans jamais vraiment prendre de l’ampleur. Plaisant, encore une fois, mais pas exaltant. Même constat avec la faune et la flore avec lesquelles on peut interagir, là encore en résolvant certains puzzles, parfois simplement en dialoguant. On oscille entre de véritables interactions et de la contemplation, l’univers créé par la Team Gotham étant suffisamment charmant pour que la ballade soit agréable quand elle n’oppose aucun challenge. Un sentiment conforté lorsque l’on joue innocemment de la guitare ou encore par ces selfies que l’on peut prendre pour les partager sur Twitter ou juste pour le plaisir (mais pas que…).

Un petit mot enfin sur la direction artistique de Solo, son ensemble d’îlots dont les reliefs coupés à la serpe semblent avoir été colorés par un enfant daltonien et où les animaux ressemblent pour la plupart à des créatures recalées au casting du dernier Pokémon. Le pire, c’est que ça marche ! Cette emprunte visuelle volontairement enfantine apporte un certain cachet au jeu sans en faire trop, quitte parfois à paraître bien simpliste. Le reste fait écho à un univers maritime dont on ne comprend pas toujours le lien avec le concept de Solo mais qui fait tout de même le job. Efficace mais pas éblouissant, c’est décidément l’impression qui ressort le plus lorsqu’on parle de l’expérience offerte par la Team Gotham.

LE VERDICT
LOVE IN PROGRESS
6
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois. Râleur pro et gros consommateur du café.

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