Test de SnowRunner (PC, PS4, Xbox One)

CONCLUSION

SnowRunner est une excellente suite pour ceux qui ont aimé les premiers épisodes. Il possède un contenu conséquent, apporte quelques nouveautés sympathiques avec notamment l’amélioration des véhicules et la physique se révèle toujours aussi bonne. En revanche, bien que l’ergonomie se soit améliorée, le jeu est toujours aussi dur avec le joueur avec une courbe de progression très abrupte. Si vous êtes partis pour le faire à plusieurs, cette courbe sera plus facilement assimilée par les participants et cachera par la même occasion la grande répétitivité du titre. Dans tous les cas, après MudRunner, Saber Interactive prouve qu’il a su reprendre une licence et la respecter comme il se doit.

Mais qui d’autre que la Russie peut bien proposer des véhicules de plusieurs tonnes polluant autant en deux minutes qu’une petite citadine en un an ? Les États-Unis bien évidemment ! C’est une fois encore Saber interactive qui s’y colle et qui nous propose avec SnowRunner des décors qui sentent bon la forêt et le nord polaire.

Le pe-tit che-min… qui sent le gasoil

screenshot PC snowrunnerOn aurait pu croire à un petit spin-off dû à son nom légèrement différent mais c’est bien un titre à part entière que nous offre Saber Interactive. Le contenu s’avère en effet extrêmement conséquent avec plus de 200 missions réparties sur trois grands environnements que sont le Michigan, l’Alaska et une région russe pour satisfaire les origines du titre. Il faudra en effet une bonne heure pour arriver à l’extrémité de la carte avec tous les obstacles que l’on rencontre entre routes sinueuses, boue, ruisseaux trop profonds et rochers éparpillés par dizaines.

Si l’on n’est donc pas du genre à se décourager pour faire la 72ème livraison qui nous oblige à récupérer des blocs de briques à un point A, des métaux à un point B et du bois à un point C pour tout ramener à un point D, SnowRunner est sans conteste un passe-temps passionnant et chronophage. Pour ceux qui rage quit dès lors qu’ils perdent une progression de 30 minutes parce que l’engin s’est embourbé et n’arrive pas à trouver une accroche suffisamment solide pour s’en sortir, cela risque d’être légèrement compliqué. Oui, SnowRunner demande de la patience, de la rigueur et il ne faut surtout pas être sensible à cette répétitivité qui fait partie intégrante du jeu. D’ailleurs, le mode coopération permet de gommer un peu cela avec ce focus sur l’entraide. Fort heureusement.

Darlene, Am I Not Arrived Yet?

screenshot PC snowrunnerSnowRunner fait un effort sur son accessibilité avec de petites aides qui nous accompagnent tout au long du jeu pour nous rappeler les bases. Les quêtes sont également plus claires qu’auparavant et l’on se retrouve rarement à se demander ce que l’on va faire en allant à un point donné. Cependant on note quelques petits soucis qui gênent encore, parfois au point de nous démotiver rien qu’en y pensant. Le processus pour faire passer un camion d’une région à l’autre est sincèrement lourdingue. Tout comme les icônes sur la carte qui se chevauchent et nous empêchent de lire ce que l’on souhaite voir.

Autre petit souci, la caméra qui n’en fait qu’à sa tête lorsque des éléments 3D sont trop proches de notre véhicule. Se balader en ville avec notre camion proche des maisons fera à chaque fois relever anormalement cette caméra si l’on s’oriente vers les habitations. Rien de grave, mais ces petites choses cumulées pourront là encore empêcher les nouveaux joueurs, moins patients, de s’y plonger.

screenshot PC snowrunnerEn dehors de cela, SnowRunner garde l’essence même de la licence et progresse sur certains points. L’amélioration des 40 véhicules disponibles permet d’avoir une certaine motivation pour explorer les cartes et gagner les deniers nécessaires pour débloquer la suspension haute qui nous permettra de rentrer dans une rivière profonde, ou bien un moteur plus puissant pour s’extirper d’une terre bien trop molle. Ces engins s’avèrent comme à notre habitude parfaitement modélisés et permettent d’apprécier ces dizaines de tonnes se débattre dans la boue ou sur la neige de manière parfaitement réaliste, avec cette physique toujours aussi bien travaillée.

On regrette tout de même le manque de vie dans l’environnement. À part notre conducteur, pas une autre tête humaine ou animale n’est visible et on a l’impression d’être seul au monde dans ces décors gigantesques. Un point à améliorer pour une probable suite afin de rendre ces excursions encore plus réalistes.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC (Epic Games Store).

Nonag
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

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