Test de SNK 40th Anniversary Collection (PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PS4.

The Future is in the past

En 1978, sortait sur les bornes d’arcade Micon Block. Si ce jeu de casse-brique ne parle pas à tout le monde, il représente néanmoins le début d’une des sociétés qui marquera l’âge d’or du jeu d’arcade. Fondé par Eikichi Kawasaki à Osaka, il s’agit de SNK qui se nommait à l’origine Shin Nihon Kikaku pour Nouveau Projet Japonais en français. Ayant soufflé sa 40ème bougie l’an passé, la firme japonaise s’est dit qu’un voyage temporel à travers ses 12 premières années, était une bonne manière de fêter un tel événement. C’est de cette façon qu’est né le projet SNK 40th Anniversary Collection, une compilation de 25 classiques qui pour l’occasion, ont tous bénéficié d’un petit lissage HD.

Bien que le catalogue de la marque, qui comptait pas moins de 70 jeux sortis entre 1978 et 1990, n’est pas représenté dans son entièreté, la liste qu’offre cette collection spéciale 40 ans se veut tout de même généreuse par rapport à son prix. Nous avons droit ici à une sélection qui se montre à la fois variée et représentative des genres à la mode à cette époque avec principalement du Shmup, du beat’em all, du Run & Gun et de l’action-RPG. Les nostalgiques de l’ère 8-bits ou les explorateurs d’expériences old-school pourront par exemple découvrir la saga culte d’Ikari, le fameux Zelda-like Crysalis, l’un des premiers shooters avec scrolling multidirectionnel, à savoir Vanguard, ou encore l’aventure à l’ambiance très shonen d’Athena et sa suite Psycho Soldier. Non seulement ces titres ont été corrigés de manière à ce qu’ils s’adaptent aux écrans actuels avec une résolution en 1080p, mais ils ont aussi droit à différents filtres d’affichage et à plusieurs modes de bordure pour rendre l’immersion et la dimension rétro encore plus intenses. Autant dire que casser des mâchoires dans Street Smart avec un effet de téléviseur cathodique a un certain charme.

Je ne suis pas vieux, je suis vintage

Au-delà de l’aspect esthétique, un gros travail a été apporté en ce qui concerne les options. Pour la plupart des jeux, le joueur a le choix de faire l’aventure dans sa version arcade ou console d’origine et, sous sa version japonaise ou américaine. Les plus curieux auront ainsi de quoi faire pour se constituer des parties de 7 erreurs sachant que, pour certaines oeuvres internationales, la censure est venue mettre son grain de sel. Pour son plus grand confort le joueur a également le contrôle sur tout ce qui concerne la gestion des commandes. Il peut entièrement personnaliser les touches de sa manette, ce qui permet de rendre plus accessible certaines interactions sachant que la moindre boulette est souvent fatale dans les jeux SNK.

Nous avons droit ici à une sélection qui se montre à la fois variée et représentative des genres à la mode à cette époque

Si, par le passé, la durée de vie d’un jeu d’arcade dépendait d’une part de notre capacité à avancer dans le jeu mais aussi de notre portefeuille, cette compilation détourne bien évidemment cette limite en intégrant, en plus d’une possibilité de sauvegarder à tout moment, une touche rewind pour rembobiner nos actions. Ces deux commandes facultatives ont de quoi être salutaires étant donné la difficulté qu’imposent certaines expériences. Autrement dit les joueurs qui cherchent du challenge seront servis. Connus pour leur prise en main intuitive et leur rythme entraînant, les jeux SNK ne perdent ici aucunement de leur superbe. Que ce soit la navigation dans les menus ou la réactivité des commandes lors d’une partie, tout tourne avec une grande fluidité.

Un regard dans le rétro-viseur

Outre son catalogue bien fourni, l’intérêt de SNK 40th Anniversary Collection est aussi culturel. Entre deux parties il est en effet possible d’en découvrir davantage sur l’histoire de la société via la section Musée. Une tonne d’anecdotes sur le développement des projets et l’implantation des bornes arcades attendent les plus passionnés à travers une frise retraçant le parcours de la marque, de sa création jusqu’au lancement de la Neo-Geo. Tout est soigneusement présenté à l’intérieur de sympathiques diaporamas renfermant de croustillantes informations. Le Musée propose d’aller encore plus loin avec une rubrique bonus dans laquelle se trouvent divers supports promotionnels, concept art, anciens magazines et même certaines notices d’origines.

Il est d’ailleurs intéressant de voir que l’une d’entre elles, prend joliment la forme d’un manga papier où toute la préquelle du jeu est introduite à travers de véritables planches. C’est également une bonne manière de rappeler à nos esprits nostalgiques qu’à une époque, nos boîtes de jeu cachaient de beaux manuels en leur sein, qui en plus d’aider à la compréhension du gameplay, donnaient de précieux éléments sur l’univers des jeux. Malheureusement ce temps est plus ou moins révolu. Pour couronner le tout, 13 bandes originales peuvent être écoutées dans leur intégralité. Certes, encore une fois, il aurait été plaisant d’avoir davantage de musiques mais les compositions proposées restent tout de même un bonheur pour les oreilles attirées par des samples de type Chiptune.

LE VERDICT
40 ans, toujours puissant
7
Mr.J
Aucun super-pouvoir, gameplay limité, fait partie du comité de protection des licornes. Recherche en vain cet alter ego qui lui permettra de mener à bien sa vendetta - "The monster you created has returned to kill you"

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