Test de Siege Survival : Gloria Victis (PC)


Développeur : Black Eye Games, Fish Tank Studio

Éditeur : Ravenscourt

Sortie : 18/05/2021

Supports : PC

CONCLUSION

Même si Siege Survival : Gloria Victis a quelques défauts qui gâchent un peu le côté immersif, l’expérience globale n’est pas mauvaise loin de là. Le temps d’arriver à comprendre les mécanismes, de les mettre en pratique, d’essayer de trouver sa petite routine (qui au final dépendra de la RNG au loot)... le jeu de Black Eye Games et FishTankStudio est vraiment sympathique. Graphiquement rien n’est fou mais ce n’est pas laid pour autant, on note juste un bémol sur l’UI qui parfois n’est pas la plus intuitive qui soit. Siege Survival devrait plaire aux aficionados des jeux de gestion qui cherchent à changer un peu d’environnement, et surtout aux joueurs de This War of Mine qui cherchent quelque chose de plus léger émotionnellement.

Aujourd’hui j’ai approvisionné un homme qui venait de perdre sa famille, bricolé un espèce d’établi pour fabriquer des objets, tenté de nourrir les rares animaux qu’il nous reste. J’ai du fouiller les ruelles en quête de ressources, je suis tombé nez à nez avec cette femme qui détachait son mari qui pendait à un arbre. J’aurais pu l’aider, mais j’ai décidé de voler la hache de son défunt, ça pourrait toujours être utile. Je dois me grouiller de rentrer pour dormir un peu, demain les rochers vont à nouveau pleuvoir sur notre abri. Ce récit, c’est celui de ma première journée dans Siege Survival : Gloria Victis.

This medieval War of Mine

Siege Survival Screenshot test jeuxvideo24Les développeurs de Black Eye Games et FishTankStudio ne cachent pas leurs inspirations. Ils ont aimé This War of Mine, ce jeu de survie au goût si particulier qui nous laissait souvent vide de joie de vivre après une session de jeu tant c’était sombre et particulier. Siege Survival tente de se rapprocher de cette expérience, en transposant le tout dans l’univers médiéval fantastique de Gloria Victis.

Mais plus les heures passent, plus une différence de taille se fait entre les deux titres : Siege Survival : Gloria Victis nous implique moins émotionnellement, on s’accroche moins aux personnages, et les choix que l’on va faire le long de notre parcours semblent moins sombres. La guerre, en tant que telle, fait plus penser à un raid qu’à une cité qui subit un siège. Il y a aussi le fait que l’on commence l’aventure seul ou avec très peu de personnages, mais aussi les environnements de jeu assez petits. Autant d’exemples qui n’aident pas à s’immerger dans l’histoire du titre.

Parlons Histoire

Siege Survival Screenshot test jeuxvideo24Siege Survival : Gloria Victis propose six scénarios qui ne sont au final qu’un seul mode de jeu avec quelques tweaks. Le premier vous lance dans l’histoire avec un tutoriel qui vous explique les bases du jeu, des assauts ennemis qui vont devenir de plus en plus intense et un rythme qui peut s’avérer difficile à suivre, mais qui permet à force de recommencer de mieux gérer ses phases de jeu et d’en découvrir tous les aspects. Le second vous propose d’éviter le tuto et de démarrer le jeu avec un personnage différent. Le troisième scénario, le mode “Explorateur”, est un peu plus facile niveau ressources, vous permettant d’avancer plus facilement dans l’histoire.

Les trois autres scénarios ressemblent plus à des challenges, appelés “Scavenger”, “Defender” et “Survivalist”. Il faut juste vous imaginer que l’histoire dans Siege Survival ne changera pas, les scénarios ne sont que des modifications des paramètres de la partie. Vous pouvez d’ailleurs créer les vôtres, ou éditez tout simplement les scénarios de base du jeu.

Siege Survival : Gloria Victis tente de se rapprocher de l’expérience émotionnelle d’un This War of Mine, en transposant le tout dans un univers médiéval fantastique.

Le jeu ne varie pas vraiment d’un scénario à l’autre. La carte restera toujours la même. Les différences se situeront au niveau des ressources à trouver dans les ruines de la cité, les événements scriptés ne seront pas au même endroit… Mais sinon rien ne bouge. Une fois que l’on comprend qu’il n’y a rien de procédural dans Siege Survival, la tension que l’on pouvait ressentir dans le tutorial du jeu disparaît. Et une fois que vous commencez à connaître un peu le jeu et ses cartes, vous vous y promenez tranquillement sans réelle difficulté.

Ken le survivant, de jour…

Siege Survival Screenshot test jeuxvideo24Côté gameplay, le jeu de Black Eye Games et FishTankStudio alterne deux phases bien distinctes. La journée, vous vous occupez de votre petit abri de fortune. Une sorte de campement dans un enclave, que vous allez devoir faire évoluer petit à petit et surtout, entretenir. Tous les 3 jours, une attaque ennemie aura lieu, faisant pleuvoir des pluies de flèches enflammées, des rochers, des cadavres sur votre camp, et cette attaque pourrait être mieux gérée si vous arrivez à fournir des ressources au dernier bastion militaire de votre ville. Vous devrez aussi, entre autres, nourrir vos personnages et vos animaux, sans quoi ils finiront par mourir.

Vous l’aurez compris cette phase de jour est riche en intensité. Il m’a fallu personnellement un certain temps d’adaptation avant de chopper un bon rythme, car on a l’impression d’avoir trop de choses à faire. Et jamais assez de temps !

… comme de nuit !

Siege Survival Screenshot test jeuxvideo24La nuit, c’est la partie exploration du jeu. Vous choisissez lequel de vos personnages ira explorer les ruines de votre cité, pour aller récupérer des ressources, tout en esquivant les patrouilles ennemies et en évitant de se faire repérer. C’est la partie de Siege Survival que j’ai le moins aimée, pour les raisons citées plus haut. Quand on commence à connaître une zone, et les patterns de patrouille des gardes, on commence à prendre plus de risques. Puis on se prend, enfin, pour un speedrunner.

Vous rencontrerez aussi occasionnellement des événements qui se joueront un peu à la manière d’un livre dont vous êtes le héros. Vos choix influencent le déroulement de la rencontre, ce n’est pas joyeux et c’est cool pour l’immersion. Mais surtout, votre récolte de ressources va vous frustrer. L’entretien et l’évolution de votre camp vous demande tellement de ressources que souvent vos explorations se terminent par un sac plein. Et ce retour forcé à la ville qui va avec.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC (Steam).

Gwaudika
Troubadour qui traubade un peu trop. Crie fort quand "ça ne touche pas".

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