Test de Shadow of the Colossus (PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version physique sur PlayStation 4, fournie par l’éditeur.

Le bon remake

Douze ans après sa première apparition, Shadow of the Colossus revient et fait peau neuve, littéralement, sur la PlayStation 4. Littéralement car pour cette nouvelle version, Bluepoint Games est reparti de zéro pour tout ce qui concerne les assets visuels, faisant de cet opus un jeu presque neuf et, surtout, absolument magnifique. Là où la version PS3 s’était contentée d’un frame rate stabilisé, cette mouture 2018 apporte une plastique quasi parfaite à un jeu qui n’en demandait pas plus pour définitivement s’imposer au rang d’incontournable. Concrètement les textures ont entièrement été redessinées et offrent une qualité d’affichage tout simplement bluffante, la végétation ressemble enfin à quelque chose et les animations sont beaucoup plus fluides de manière générale. Loin de se contenter de si peu, le studio a également retravaillé la quasi totalité des effets avec une bien meilleure dispersion des particules, une gestion plus juste des ondulations et de la transparence de l’eau, ou encore des nuages de sable qui réagissent de manière bien plus réaliste aux bourrasques de vent.

Au moment de lancer le jeu la surprise est donc totale. La première cinématique est saisissante de beauté et de fluidité et on aurait presque tendance à oublier que Shadow of the Colossus a douze longues années derrière lui. On a beau connaître le jeu par cœur, on ne s’attendait clairement pas à un travail de cette qualité. Et si la magie opère (une fois de plus serait on tenté de dire) dès le début, c’est encore plus impressionnant dès lors que l’on rencontre son tout premier colosse. Au moment de croiser ce bipède à la taille démesurée on est bluffé par la qualité des textures qui l’habillent tout comme on reste sans voix face aux animations et à la qualité de la fourrure qui lui recouvre le dos. Déjà impressionnants dans la toute première version, les colosses ont enfin le droit au traitement qu’ils méritent. Majestueux, imposants, ils forcent encore plus le respect qu’auparavant et donnent vraiment aux joueurs l’impression d’être en face d’une vraie force de la nature, insurmontable et immuable dans le temps.

Évidemment Bluepoint Games a également profité de la PS4 Pro et de ses capacités un peu au-dessus de celles de sa grande sœur. Si avec une console standard le 1080p s’affiche à 30 fps quasi constant (on a eu quelques petites baisses sous cette barre à des très très rares occasions), la version musclée de la PS4 bénéficie d’un petit plus qui justifie son prix exorbitant. Le choix est laissé aux joueurs de profiter du mode Cinématique (1440p, 30fps) ou du mode dit Performances où la résolution est limitée à un bon 1080p pour offrir un frame rate à 60 fps. Pour vous donner une idée précise de l’un et l’autre mode, on vous invite à regarder la vidéo ci-dessous qui vous expliquera tout ça parfaitement.

Plus beau ? Oui ! Mieux ? Non !

Pour le reste, le titre est strictement identique, notamment d’un point de vue gameplay. Le jeu propose toujours seize colosses qui s’appréhendent de la même manière qu’auparavant. Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, on rappellera juste que Shadow of the Colossus met le joueur aux commandes d’un certain Wanda qui va devoir terrasser ces seize colosses s’il veut avoir une chance de faire revenir sa bien-aimée du monde des morts. Pour chaque colosse rencontré le joueur devra trouver un moyen de lui monter sur le dos, d’économiser son endurance pour arriver jusqu’à ses point faibles pour y planter son épée à plusieurs reprises. Tout le gameplay repose sur la gestion de l’endurance du personnage qui diminue tant que l’on s’agrippe à la bestiole avec la touche R2. Il faut donc savoir profiter des moments de calme de la bête pour progresser sans consommer d’énergie et savoir faire le dos rond en s’accrochant fermement quand cette dernière essaye de nous éjecter. Simple mais efficace, il faut savoir que le jeu ne propose que peu de challenge, sa richesse étant plutôt à chercher du côté des émotions et des sensations qu’il procure.

Enfin au niveau du contenu, Shadow of the Colossus offre trois niveaux de difficulté, un mode photo avec tous les effets du monde pour se confectionner un fond d’écran parfait, un mode NG+ lorsque l’on termine le jeu une première fois, un mode miroir et un mode time-attack pour chaque colosse. Ces défis chronométrés permettent, lorsqu’ils sont réussis, de débloquer différents objets pour se faciliter la vie en jeu (cape pour planer, harpon et bien d’autres). Ceux qui aiment tout collectionner seront ravis de découvrir qu’il faut battre chaque colosse dans les trois modes de difficultés pour avoir le droit à toutes les images et tous les artworks offerts avec le jeu. De quoi faire osciller la durée de vie entre 6 et 15 heures de jeu en fonction de votre détermination.

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
ENFIN !
8
Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

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