Test de Sea of Solitude (PC, Xbox One, PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

Le gameplay ? Osef !

Cornelia Geppert ne s’en cache pas, Sea of Solitude est largement inspiré de son propre vécu et de sa façon d’avoir surmonté les difficultés de la vie. On y incarne Kay, une jeune fille totalement perdue, tellement mal dans sa peau qu’elle en a même perdu son apparence humaine. Son but ? Comprendre pourquoi et comment elle en est arrivée là et, si possible, essayer de régler ses soucis.

Inutile de le nier, Sea of Solitude ne brille pas par son gameplay. C’est simple, sans difficulté et sans aucune subtilité. Le jeu se paye tout de même le luxe d’un level design totalement ouvert qui réussit la prouesse de ne jamais perdre le joueur. En jouant avec des petits rien ici et là Jo-Mei Games guide subtilement les joueurs qui ne sentent pas l’âme d’un explorateur. Pour les autres, ce monde ouvert sera l’occasion de se balader et de trouver des bouteilles contenant des messages et de profiter de très jolis points de vue.

Naviguant sur une frêle embarcation Kay aura donc tout loisir de parcourir cette cité inondée en alternant balades nautiques et promenades sur les toits. Si les plus pointilleux ne manqueront pas de souligner certaines collisions un poil agaçantes par moment lors des déplacements en barque, on préférera insister sur la direction artistique tout bonnement somptueuse qui permet, avec beaucoup de douceur, de pleinement comprendre cet univers atypique et de se concentrer sur le message distillé. Bercé par une bande son remarquable et harmonieuse, Sea of Solitude pourrait presque passer pour un voyage contemplatif s’il ne traitait pas de sujets aussi sérieux.

S.O.S

Car telle une bouteille jetée à la mer, Sea of Solitude se vit avant tout pour le message qu’il porte. Si Cornelia Geppert n’a pas la prétention de faire de son jeu un Tree of Life, les métaphores utilisées ici restent d’une intelligence rare et ce, malgré une accessibilité que l’on qualifiera de bienvenue. Traitant de sujets aussi profonds que la dépression, le harcèlement, la solitude, la famille, l’écoute ou encore l’importance de savoir accepter le changement, Sea of Solitude fait le choix de l’illustration facile en posant un visage à ces maux qui rongent beaucoup trop de personnes de nos jours, le tout sans rendre les choses inutilement compliquées.

 Bercé par une bande son remarquable et harmonieuseSea of Solitude pourrait presque passer pour un voyage contemplatif s’il ne traitait pas de sujets aussi sérieux.

Certains qualifieront probablement cette accessibilité de maladroite, histoire de se donner un genre en prétextant préférer se perdre dans les méandres de messages obscures et inutilement complexes. Pour nous, c’est la grande force de Sea of Solitude qui rend ici accessible ce que peu de personnes arrivent à comprendre ou expliquer. L’utilisation des monstres est très intelligemment réalisée et illustre bien à quel point il est difficile d’être compris lorsque l’on est dans ces situations compliquées. Et contrairement à beaucoup d’œuvres du même genre, Sea of Solitude peut même se vanter d’être accessible aux plus jeunes pour qui ces situations sont encore plus pénibles à vivre ou compliquées à appréhender. Alors quand le jeu video, aussi simple soit-il, se veut remède au mal être, pourquoi lui dire non ?

 À lire également : Sea of Solitude, découvrez la fin complète
LE VERDICT
Empathique
7
Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

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