Test de Scribblenauts Showdown (Nintendo Switch, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version physique, fournie par l’éditeur, sur Xbox One.

Un mot pour les gouverner tous

Du concept de base de Scribblenauts, il n’en reste qu’un aperçu un peu léger dans Scribblenauts Showdown. Direction le Bac à sable, un mode dans lequel on retrouve le petit Maxwell (ou un personnage créé par le joueur) dans des niveaux abordant des thèmes aussi variés que réussis. Chaque scénario se présente de la même manière, à savoir des personnages/créatures en détresse qui n’attendent que notre créativité pour obtenir ce qu’ils désirent. En cas de succès le joueur débloque alors une étoile (dix par niveau), sorte de monnaie virtuelle pour débloquer tout ce qui peut l’être dans le jeu de Shiver Entertainment. Pour aider ces PNJ il faut créer un objet, un personnage ou définir un adjectif en profitant d’un large, très large dictionnaire de mots. Comme ses aînés, Scribblenauts Showdown régale avec ce concept donnant vie à des situations de jeu amusantes et inattendues, sachant que de nombreuses surprises sont au rendez-vous si l’on prend le temps de tenter de folles combinaisons.

Si le Bac à sable nous rappelle quelques belles heures passées sur les premiers Scribblenauts, on ne peut s’empêcher de penser que le concept aurait mérité d’être creusé. La recette a prouvé qu’elle fonctionnait par le passé et on pouvait légitimement attendre que Shiver Entertainment nous surprenne en proposer de nouvelles idées. Il n’en est hélas rien et on reste avec un mode satisfaisant mais convenu, trop court et finalement frustrant peu mis en avant. Ce n’est pas vraiment une surprise cela dit puisque le gros de Scribblenauts Showdown est à retrouver dans la composante party-game du titre avec deux modes dédiés : Duel et Épreuve de force. Chacun de ces modes s’appuie sur deux types de mini-jeu, rapidité et créativité, et seule la mise en forme change. Dans Duel, jusqu’à 4 joueurs peuvent s’affronter sur une sélection (aléatoire ou personnalisée) de mini-jeux via un nombre précis de round. Dans Épreuve de force, les mêmes mini-jeux servent d’épreuves à un jeu de plateau virtuel où 4 joueurs se disputent la première place, façon Mario Party pour ne citer que lui.

Dans les deux cas, Scribblenauts Showdown montre rapidement ses limites. Pour les joueurs solo tout d’abord, l’IA est d’un niveau bien trop faible pour proposer un quelconque challenge. Pour ceux qui évoluent entre amis, configuration largement recommandée pour profiter un tant soit peu du soft, c’est la répétitivité et le manque d’originalité des mini-jeux qui finissent par avoir raison de notre bonne volonté. Ainsi, les épreuves dite de rapidité se contentent de recycler ce que l’on a déjà vu et revu dans d’autres jeux du genre, sans apporter la moindre petite fantaisie. On ne peut leur reprocher leur accessibilité, c’est un fait, mais on aurait tout autant apprécié le fait qu’elles soient plus élaborées. Quant aux mini-jeux de créativité, il s’agit d’épreuves à peine plus longues qui, à la base, repose sur la création d’un objet. Avant le début d’une partie, une roue décide d’une première lettre et d’un thème, au joueur alors de trouver le mot qui correspondra le plus aux critères imposés. Si tel est le cas un bonus est octroyé au joueur, bonus toutefois inutile tant le gameplay permet à quiconque d’espérer l’emporter, peu importe l’objet avec lequel il concourt.

Dans un clone de Flappy Bird par exemple, le jeu vous impose de créer un objet lourd qui servira de monture volante à notre héros. Le E tombe ? Et vous voilà sur le dos d’une enclume ailée. Besoin d’un objet facilement empilable dont la lettre commence par B pour une épreuve qui consiste à récolter le plus d’éléments possibles sans en faire tomber ? Vous pensez alors à une balle et ainsi de suite. Comme pour les jeux de rapidité, ces épreuves de créativité ne proposent pas un concept très élaboré malgré cette composante « mots » qui garnit chaque session. On en fait rapidement le tour et c’est bien dommage. Notre regret est d’autant plus grand que si Shiver Entertainment donne l’impression d’avoir raté le coche côté contenu, on ne peut reprocher au studio son traitement de l’univers de Scribblenauts avec un style visuel bien respecté et une ambiance chaleureuse.

LE VERDICT
DICO DE POCHE
5
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois. Râleur pro et gros consommateur du café.

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