Test de Scarlet Nexus (PC, PS4, PS5, One, Xbox Series X|S)


Développeur : Bandai Namco

Éditeur : Bandai Namco

Sortie : 25/06/2021

Supports : PC / PS4 / PS5 / One / Xbox Series X|S

CONCLUSION

Scarlet Nexus sent bon le "vieux". Ce qui est plaisant sur certains aspect, mais au final délivre un résultat qui oscille entre le grandiose (les finish moves) et le ridicule (les séquences de dialogues). Et si le début a été éprouvant par ses discussions interminables et l’enjeu scénaristique qui tarde à venir, au final Bandai Namco livre une aventure très plaisante dans sa globalité. Le fun des combats sera vraiment ce qui nous aura poussé à continuer l’aventure jusqu’au bout, bien nous en a pris. Le tout étant accompagné d’un Hayata Takeda qui nous signe un bijou en terme d’OST et de doubleurs ultra connus de la sphère animé. Bref, Scarlet Nexus fait parfois mal aux yeux mais tellement plaisir aux oreilles !

Scarlet Nexus est le nouveau projet transmedia de Bandai Namco. Un jeu vidéo qui mixe les genres action et RPG, et un dessin animé. On ne pensait plus jamais utiliser le terme transmédia en 2021, ni être autant divisé sur un jeu en apparence aussi simple. Allez, direction la ville de Neo Himuka pour tirer tout ça au clair.

Le problème ce sont les Autres

scarlet nexus screenshotVous pourrez choisir de vivre cette histoire avec Yuito Sumeragi ou Kasane Randall. Deux jeunes recrues toute fraîches de la BEA (Brigade d’Elimination des Autres, les monstres), dont le quotidien est de défendre la population en exterminant les vilaines bêtes. Les deux personnages principaux ont chacun leur campagne, avec des moments communs où ils se croisent. Ce qui permet de se donner une excuse valide pour refaire le jeu une seconde fois (et donc s’éclater sur le système de combat, mais nous y reviendrons plus tard).

Quel que soit votre choix de personnage, vous commencerez par une introduction qui est bavarde, extrêmement bavarde. Trop bavarde. En 1h30 de jeu, nous avons eu 10 minutes la manette en main et le reste du temps on oscillait entre phase de dialogue ou scène cinématique. Ici on aime bien les animés (votre dévoué serviteur perd beaucoup trop d’heures de sa vie à en regarder) et on retrouve un cast de protagonistes qui rentre dans les codes classiques. Malgré ça, l’intro était vraiment longue.

scarlet nexus screenshotÀ prendre avec des pincettes, mais on sent que ce projet transmédia est très important pour Bandai Namco. Chaque petit moment de temps mort est ponctué de dialogues interminables (et pas très intéressants). On nous fait du forcing pour essayer de générer un quelconque intérêt sur la vie et les aspirations de chacun. L’animé a cet avantage de devoir mieux rythmer ses dialogues (étant limité à une vingtaine de minute par épisode), ce qui fluidifie les informations à ingérer. Dans le jeu il faut être disponible, cérébralement parlant. L’écriture n’est pas finaude et on nous spamme d’informations inutiles, de retour dans les menus obligatoires. On avance d’un pas ? Bim dialogue. Un enfer.

Cet aspect peu ragoutant se lisse une fois les deux premières heures passées : enfin le plot principal se dessine, et l’envie de passer les dialogues s’estompe. L’aventure de Scarlet Nexus devient épique, et chaque chapitre va aborder des thèmes forts des genres science-fiction et cyberpunk (comme le voyage dans le temps, le totalitarisme, “qui suis-je, ou vais-je, et dans quel état j’erre ?”)

La baston !

scarlet nexus screenshotNe faisons pas notre timorée. Le vrai point fort de Scarlet Nexus ce sont ses combats. Yuito et Kasane ont chacun leur propre style de combat, mélangeant attaques physiques et pouvoirs psychiques. Des styles que vous allez combiner de différentes façon pour pulvériser monstres après monstres. Le tout le sourire aux lèvres.

Flashy, brutaux, les affrontements de Scarlet Nexus sont toujours un plaisir.

Il faudra retenir des combos, trouver votre style de jeu, mais rien de plus fun qu’esquiver une attaque au moment parfait, ce qui fait passer le jeu en mode ralenti, bourrer le monstre, balancer le monstre en l’air, continuer à le bourrer, puis lui balancer un élément du décor pour le finir quand il retombe au sol. Le tout dans une pose classe digne de vos meilleurs animés. En plus des combos classiques d’un Devil May Cry-like, vous aurez aussi avec vous des compagnons dont vous pourrez activer leurs propres pouvoirs psychiques. Certains vous rendront invulnérable sur une courte période de temps, d’autres vous permettront de vous téléporter, d’enflammer tous vos coups… Et oui, c’est combotable.

scarlet nexus screenshotD’autant plus qu’il y a une liste importante d’effets à appliquer sur les monstres. Un exemple pratique. Balancer grâce à vos pouvoirs psychiques un tonneau d’huile sur un monstre, activer la téléportation d’un allié pour passer dans son dos, activer la pyrokynésie d’un autre allié, bourrer comme jamais le point faible du monstre et voir sa vie fondre comme neige au soleil. Le tout aura rempli notre barre de “super”, nous permettant de conclure l’action par une animation shonen ultra bourrine et satisfaisante. Même si le gameplay n’atteint pas la finesse d’un Bayonetta, Scarlet Nexus délivre beaucoup de plaisir dans son système de combat. Flashy, brutaux, les affrontements sont toujours un plaisir.

Un Bayo daté

Le jeu aurait pu vraiment nous ravir s’il n’avait pas été aussi mal fourni techniquement. La caméra sera souvent votre pire ennemi pendant un combat, se plaçant à des endroits qui n’ont aucune logique. Le ciblage automatique l’amènera souvent dans des angles où vous ne voyez ni votre personnage ni le monstre (bonjour la règle des 3C). Elle vous fera alors rater l’action que vous êtes en train d’exécuter. Le système des dialogues, s’il est sympathique au premier abord, montre vite ses limites. On se retrouve trop souvent avec des screenshots immobiles, et des expressions faciales qui n’aident pas à l’immersion. Et quand on a les pires dialogues sur ces images fixes, on ne comprend pas ce qu’il s’est passé dans la tête des gens qui ont fait le jeu, du concepteur au testeur, tant c’est juste lourd et soporifique.

scarlet nexus screenshotLes textures, sans être affreuses, souffrent d’une qualité qui souvent nous fait poser cette question : est-ce que Scarlet Nexus était vraiment prévu pour sortir en 2021 ? On pourrait parler de ces voitures vides qui tournent en boucle dans le hub central du jeu. De cette planque qui est vraiment honteuse aussi… Que s’est-il passé ? Enfin, les menus nous rappellent les heures les plus sombres des RPG. Sans être aussi infâmes que ceux d’un Elite Dangerous : Odyssey, qui reste la palme d’or des interfaces exécrables, on se retrouve à faire trop de manipulations pour des choses simples comme équiper une arme, ou tout simplement fermer le jeu.

scarlet nexus screenshot

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

Gwaudika
Troubadour qui traubade un peu trop. Crie fort quand "ça ne touche pas".

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