Test de Saints Row : The Third – The Full Package (Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Nintendo Switch.

Sur la route, toute la sainte journée

Qui aurait pu imaginer que Deep Silver Volition porte sur Nintendo Switch une de ses productions datant de 2011, alors qu’entre temps une suite, un standalone de cette dernière et un spin-off de cette même licence ont vu le jour. Et pourtant, ils l’ont fait. Annoncé lors de l’édition 2018 de la Gamescom, Saints Row : The Third – The Full Package est comme son nom l’indique, le troisième volet d’une série de jeux d’action-aventure en monde ouvert, débutée en 2006 sur Xbox 360 et souvent comparée à la franchise Grand Theft Auto.

Loin d’être une pâle copie des oeuvres de Rockstar, Saints Row se distingue par son univers où badassitude, fun et démesure ont mis à mort morale, sérieux et logique. Pour faire simple, le quotidien de notre personnage principal qui a la différence des Claude, CJ ou encore NiKo Bellic, se veut personnalisable de la tête au pied, consiste à prendre le contrôle de quartier sur fond d’action surréaliste et de gags cartoonesques.

Des années se sont écoulées depuis les événements de Saints Row 2. Le gang des Saints continue de gagner en notoriété et d’élargir son influence sur Steelport. L’histoire de ce troisième chapitre reprend alors que Johnny Gat et sa bande décident d’organiser un braquage dans une banque très importante de la ville. Cependant, ils étaient loin de penser que la banque en question était aux mains du Syndicat, un réseau international de criminel dirigé par un certain Philip Loren.

Loin d’être une pâle copie des oeuvres de Rockstar, Saints Row se distingue par son univers où fun et démesure ont mis à mort morale, sérieux et logique.

Pas forcément contents que les Saints viennent marcher sur leurs plats de bandes, les clans membres du Syndicat vont alors déclarer la guerre à ces derniers. Dès l’ouverture qui se veut au passage, fort spectaculaire, le plaisir de (re)découvrir notre clique est immédiat. Mitraillant des punchlines à la seconde et transformant toute situation en sketch humoristique, le casting est de haute volée.

Minimum syndical

Comme convenu, cette édition dite ultime inclut l’ensemble des DLC sortis à ce jour, exceptés deux packs (Bloodsucker Pack et Unlockable Pack) qui ont été mis de côté, pour cause d’équilibrage et suite à certains retours des joueurs. Malgré des absences, les activités proposées par ce portage, réservent de longues heures de jeux à tous ceux qui comptent atteindre le 100%.

En plus des nombreux véhicules, armes et tenues débloqués dès le début, une multitude de missions, défis et mini-jeux sont mis à disposition de notre avatar pour lui permettre de gagner en réputation car pour un gangster là est le nerf de la guerre. En effet, le système de progression marche ici en fonction de notre popularité au sein des rues de Steelport. Plus le joueur se fait une renommée, plus il a accès à de nouvelles capacités et à des bonus de territoire.

Du point de vue de son contenu, nous avons là un portage plus que complet. Toutefois, c’est la seule case que le jeu de Deep Silver Violition réussit à remplir. Au-delà de sa structure et des éléments additionnels, aucune fonctionnalité liée à la console Nintendo Switch n’a été mise à profit. L’intérêt de cette version réside uniquement dans son aspect nomade et dans le mode coopération qu’elle intègre. Et encore, ce dernier se fait seulement en ligne ou en local via deux consoles, l’écran splitté n’étant pas proposé. La prise en main, quant à elle, n’a pas subi de grands changements et demeure toujours aussi directe et rapide. Curieusement, l’agréable jouabilité offerte par le duo de joy-con se trouve presque servie par une physique qui plus d’une fois, rendrait jaloux un savon.

Port âgé

Ne brillant déjà pas par ses graphismes en 2011 sur PS3, Xbox 360 et PC, Saints Row The Third revient huit ans plus tard, sans la moindre retouche visuelle. L’aspect baveuses de certaines textures, l’aliasing et le clipping sont toujours de la partie. Et ce n’est pas une fois la console dockée, que les choses s’arrangent. Dès lors, les ralentissements prennent le pas, notamment durant les phases de conduites et des scènes hautement explosives. Le mode portable affiche une résolution à 720p tandis que sur écran TV, l’affichage est de 1080p mais préserve ses 30 images par seconde.

Si le rendu global reste propre et fluide, il n’y a pour ainsi dire pas de quoi tomber de sa chaise en comparant cette version et celle sur l’ancienne génération de consoles. En somme, cette édition sous-titrée The Full Package de Saints Row : The Third ne va pas au-delà du simple portage. Après l’adaptation sur Xbox One et PS4 de l’épisode 4 et de l’extension de Gat out of Hell qui déjà à l’époque, étaient loin d’être des réussites techniques, Deep Silver Volition ne semble pas vouloir montrer tout son potentiel. Certes, au final, le plaisir de jeu reste intact, mais à l’heure des énièmes portages et remasters, il serait bon que les développeurs en fassent davantage.

LE VERDICT
Johnny pas Gâté
6
Mr.J
Aucun super-pouvoir, gameplay limité, fait partie du comité de protection des licornes. Recherche en vain cet alter ego qui lui permettra de mener à bien sa vendetta - "The monster you created has returned to kill you"

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