Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Nintendo Switch.

Simple life

A l’origine, il y avait Harvest Moon, une simulation de vie de fermier à la manière d’un Stardew Valley. Puis il y a eu Rune Factory, un spin-off qui rajoutait tout un pan RPG, venant casser la routine en proposant de l’exploration de donjons en plus du plantage de navets. Ce quatrième épisode ne fait évidemment pas exception à la règle et, dès le départ, le joueur aura tout un tas d’activités pour s’occuper. Et la première bonne nouvelle, c’est que ce portage est cette fois-ci entièrement traduit en français, contrairement à la mouture 3DS qui se contentait de l’anglais. Une traduction qui comporte quelques coquilles mais qui a tout de même le mérite d’exister, permettant à tous de découvrir tout ce que ce titre a à offrir, son contenu étant relativement conséquent.

Côté scénario, difficile de faire plus cliché : le héros (ou l’héroïne en fonction du choix du joueur) effectue un voyage a priori très important à bord d’un aéronef. Manque de chance, le transport est attaqué et le personnage principal est jeté par dessus bord. Après une longue chute, il atterrit dans un village du nom de Selphia… Tout en perdant la mémoire au passage. Aidé par le dragon protecteur de la petite bourgade, mais aussi par les habitants tous plus bienveillants les uns que les autres, le héros devra donc organiser sa petite vie. Une petite vie qui sera loin d’être banale, puisqu’il découvrira vite qu’il possède des pouvoirs bien pratiques.

Les runes comptent pas pour des prunes

Dans Rune Factory 4 Special, il y a donc tout un tas de personnages à rencontrer et avec lesquels discuter jour après jour, voire offrir des cadeaux dans l’espoir de faire augmenter leur affection envers le héros. Comme dans bon nombre de jeux du genre, il est d’ailleurs possible d’entamer une relation amoureuse et de se marier, même si pour cela il faudra se montrer extrêmement patient. Chacun et chacune possède évidemment sa propre personnalité, a ses préférences en matière de cadeaux et a en plus son propre emploi du temps, certains tenant par exemple des boutiques. Il faut donc digérer toutes ces informations et les utiliser à bon escient si l’on désire se mettre en couple, ce qui est néanmoins facultatif, sauf pour ceux qui veulent se lancer dans le mode inédit Jeunes Mariés venant rajouter un nouvel arc scénaristique.

Ne reniant pas sa série d’origine, Rune Factory 4 Special laisse une place assez importante à l’agriculture, même si cet aspect est désormais relativement en retard sur certains points par rapport aux ténors du genre. Ce titre dispose ainsi de tout un tas de graines à planter et à arroser pour ensuite récolter le fruit de son travail, en prenant bien entendu soin aux saisons, certaines plantations ne supportant pas le passage de l’une à l’autre. Tout un aspect qui est très bien amené via un tutoriel très complet, même si les moins patients (ou les habitués du genre) seront sans doute agacés de ne pas disposer de tous les outils et de toutes les fonctionnalités dès le départ. Les autres apprendront pas à pas, à leur rythme, ce qui leur fera prendre une sorte de routine essentielle à un tel titre.

Rune of rose

Quand il n’arrose pas ses navets, qu’il ne pêche ou ne drague pas, le héros doit aussi s’impliquer dans la vie de Selphia. Rapidement promu au rang de Prince (ou Princesse), il a pour mission de rendre le village de plus en plus vivant et d’attirer toujours plus de touristes. Pour ce faire, il dispose de points spéciaux à attribuer comme bon lui semble : organiser un festival, agrandir la capacité de son sac à dos ou encore construire une étable (les monstres pouvant être dressés après avoir été vaincus, ce qui permet d’obtenir des objets en plus, comme par exemple de la laine si l’on fait ami-ami avec les ennemis ressemblant à des moutons), il y a l’embarras du choix.

Évidemment, les différents habitants auront aussi régulièrement des requêtes, qui deviennent de plus en plus compliquées et chronophages avec le temps, à soumettre au joueur. Sans oublier Ventuswill, le dragon protecteur de la contrée qui n’oubliera pas de l’envoyer dans les différents donjons existants.

On le répète, Rune Factory c’est aussi un aspect RPG avec pas mal d’exploration et de combats. Se déroulant en temps réel, ces derniers sont néanmoins très perfectibles, la faute à une IA globalement pas bien futée et à des hitboxs plus qu’aléatoires. Résultat, les affrontements sont vite brouillons, surtout lorsque le héros est accompagné d’un PNJ et que plusieurs monstres sont présents à l’écran. Néanmoins, on évite de tomber dans la répétitivité grâce à tout un panel d’armes variées ainsi qu’à la possibilité d’utiliser de la magie, tous ces éléments se débloquant au fur et à mesure, notamment en découvrant des trésors. Là encore, les moins patients seront frustrés de ne pas pouvoir explorer à leur guise, Rune Factory 4 Special mettant un peu de temps à rendre toutes les zones accessibles.

La princesse aux navets

Rune Factory 4 est originellement sorti sur 3DS… Et ça se sent. Visuellement, même si cette édition Special propose un petit lifting en HD, la globalité du titre est vraiment laide. Les environnements sont baveux, les décors pauvres et la modélisation assez approximative, sans parler des animations vraiment vilaines. Seul point positif : la direction artistique et le chara design des personnages, comme bien souvent, qui sont finement dessinés et regorgent de détails.

Ce portage s’en sort un peu mieux en ce qui concerne sa bande-son, avec des musiques relativement agréables à l’oreille ainsi que des doublages japonais de bonne facture. Qui plus est, le passage à la Switch permet clairement de gagner en confort grâce à un écran plus large, ce qui est toujours appréciable.

LE VERDICT
CONCLUSION
7
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