Test de RIDE 4 (PS5)

CONCLUSION

Tout comme pour MXGP 2020, Milestone nous offre des sensations inédites en exploitant avec merveille les nouvelles DualSense dans un RIDE 4 qui, malheureusement, peine à se renouveler. Si le passage à la nouvelle génération offre un joli rendu visuel, le contenu reste trop classique pour en faire un jeu incontournable. Les bases de la nouvelle génération sont bien là, mais il est temps pour Milestone de passer la seconde pour renouveler ce mode carrière trop classique et mal pensé.

Après nous avoir trainé dans la boue avec un MXGP 2020 pas nécessairement innovant, les italiens de Milestone reviennent à la charge avec la version PS5 de RIDE 4. Déjà disponible sur PS4, Xbox One et PC, cette nouvelle version est avant tout l’occasion pour le studio de faire la transition vers les nouvelles consoles en soignant la forme sans radicalement changer le fond.

Niou generècheune

Avec l’arrivée des Xbox Series et de la PS5, on a vu de nombreux studios proposer des patchs pour faire évoluer leurs titres les plus récents (mais pas que) vers ces nouvelles consoles. C’est la formule appliquée à RIDE 4 qui, en arrivant sur cette nouvelle génération, fait le beau à défaut de se rendre plus intéressant.

Pour autant il faut l’avouer, le passage est réussi. Sans être une grosse baffe technique RIDE 4 est beau, propre et fait le fier avec sa 4k et ses 60 fps solides en toute circonstance. Niveau modélisation, les motos sont criantes de réalisme, tout comme cet asphalte que l’on ira goûter de temps à autre. Dommage que cette mise à jour n’apporte pas des environnements plus vivants, même si on admet que ces tribunes vides offrent une ambiance COVID-19 des plus réussies.

Outre cette plastique améliorée, des temps de chargements devenus anecdotiques et un nombre d’adversaire revu à la hausse dans le mode solo (jusqu’à 20 participants), on retiendra surtout, pour les joueurs PS5, l’excellente utilisation des nouvelles DualSense. Les retours haptiques renvoient des sensations impressionnantes, notamment lors des freinages, en fonction de la surface sur laquelle on roule ou de la vitesse atteinte et le roulement interne de la manette s’intensifie en fonction des contraintes appliquées à la moto.

Malgré un contenu décevant, ce RIDE 4 offre d’excellentes sensations DualSense en mains.

Sans faire de RIDE 4 une simulation pure et dure, l’habile utilisation de ces DualSense renforce réellement l’immersion, notamment en vue pilote. Un détail qui fera clairement la différence pour les amateurs du genre.

Grand classique

Bien sur RIDE 4 ce n’est pas qu’une simple mise à jour sur PS5. Après le décevant RIDE 3, Milestone se devait de corriger le tir, ne serait-ce que pour arriver à tenir la comparaison face à MotoGP, l’autre licence de la maison. On récupère donc dans ce nouvel opus une météo dynamique qui faisait cruellement défaut jusque-là. Si elle n’est pas entièrement paramétrable elle a le mérite d’offrir un rendu réaliste et d’accentuer l’immersion lors des courses à conditions changeantes.

ANNA, l’intelligence artificielle maison qui a fait ses débuts dans MotoGP 19, est également de la partie et permet d’effacer les errements des pilotes adverses dans le mode solo même si on regrette, encore une fois, des collisions trop fréquentes et généralement à l’avantage du joueur.

Il est bien évidemment possible de régler le comportement dynamique de son bolide avant chaque course, voire carrément de l’améliorer en utilisant la monnaie virtuelle disponible dans le jeu. Les amateurs de personnalisation seront ravis de retrouver l’éditeur maison qui permet de modifier la livrée de sa moto, son casque ou sa combinaison afin de ressembler à son pilote préféré. Avec pas moins de 176 motos sous licences officielles il y aura donc de quoi faire, surtout que le studio prévoit d’en ajouter 81 à grands coups de DLC.

Carrière de l’ennui

Élément incontournable du mode solo, la carrière de RIDE 4 apporte une vraie nouveauté avec l’ajout de la catégorie endurance. Départ façon 24h du Mans, gestion de l’usure des pneus et de la consommation de carburant ces courses longues ajoutent un peu de profondeur à ce RIDE 4 qui se rate pourtant sur le mode le plus important, à savoir la carrière.

Celui-ci démarre avec un choix à faire pour sélectionner la ligue dans laquelle on souhaite participer. Le choix se fait parmi la lige européenne, la ligue asiatique ou la ligue des Amériques. Chacune d’elle propose bien évidemment ses propres circuits et épreuves qu’il faudra réussir pour gravir les échelons et atteindre les ligues mondiales.

Le problème c’est qu’une fois le choix effectué, les joueurs seront bloqués dans la ligue choisie jusqu’à ce qu’ils arrivent au bout. La situation devient même embarrassante si jamais on bloque sur un défi en particulier puisqu’il est impossible de changer de ligue en cours de route histoire de se changer les idées. Un contre la montre un peu tendu, un slalom un peu trop technique et vous voilà coincés pour de nombreuses heures à faire et refaire le même défi jusqu’à ce que vous remplissiez les objectifs imposés.

La frustration devient très vite énorme puisque les objectifs imposés sont parfois très compliqués à atteindre, ce qui posera un problème à ceux qui n’aiment pas tourner en rond pendant des heures à essayer de grappiller la moindre seconde.

Malgré l’ajout de la catégorie de l’endurance, le mode carrière reste des plus classiques et peut même se montrer frustrant.

Reste alors le multijoueur pour se détendre et oublier cette déception. Le mode en écran splitté étant toujours aux abonnés absents depuis RIDE 2 c’est vers le jeu en ligne que Milestone pousse les joueurs. Le studio propose une expérience solide avec des serveurs dédiés, mais on ne peut que regretter la trop grande simplicité des possibilités offertes aussi bien au niveau des lobby que des enchaînements de courses.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 5.

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Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

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