Test de Ride 3 (PC, Xbox One, PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version PS4 fournie par l’éditeur.

Tous en selle

La première chose à retenir de ce Ride 3, ce sont ses chiffres. 230 motos, 26 constructeurs, 7 catégories. Rien que sur la grille de départ, le protégé de Milestone prend une longueur d’avance sur toute la concurrence. Hyper sportive, café racer, Supermotard, Naked, ou encore Superbike et même moto électrique, tout y passe, ou presque, pour le plus grand plaisir des amateurs du genre qui trouveront forcément avec Ride 3 une catégorie qui leur plaira. Logiquement on retrouve la même volonté de grande variété au niveau des modes de jeu avec tout ce que l’on peut espérer d’un jeu de course.

Mode carrière, jeu en ligne, contre la montre, course simple et enfin les courses d’accélération (particulièrement ennuyeuses au passage). La recette fonctionnant à merveille pour les petits copains de chez Forza, Milestone a également ajouté les défis hebdomadaires et, grande nouveauté, un éditeur de livrée. Ce dernier est relativement complet pour permettre à chacun de personnaliser sa monture comme bon lui semble avec, pour les plus fainéants, la possibilité d’appliquer directement des livrées produites par d’autres joueurs. Seule petite ombre au tableau, l’interface, à base de page, utiliser pour parcourir les réalisations de la communauté montrait déjà ses limites, on n’ose pas imaginer à quel point tout cela sera indigeste une fois la communauté bien en place.

Mentionné brièvement au-dessus, le mode carrière reprend lui aussi une formule bien connue avec une présentation sous forme de livre. Chacune de ses pages représente une succession d’épreuves à thème à disputer, le tout reposant sur un système expérience/permis classique mais relativement efficace. La quantité d’épreuves à disputer est relativement impressionnante et, sur la durée, le tout se montre vraiment varié et agréable. Au niveau du contenu donc il est bien difficile, voire impossible, de se plaindre.

Milestone a donc clairement franchi un cap avec Ride 3 qui s’impose haut la main comme le jeu le plus riche du genre, loin devant le famélique MotoGP 18 qui s’est un peu trop reposé sur son nouveau moteur graphique pour tenter de séduire les joueurs. Seul petit couac dans la partition, l’absence de certains modèles fait vraiment tâche pour un jeu qui cherche clairement à rendre hommage au monde de la moto. Encore une fois on joue les pointilleux, mais il est tout de même dommage de ne pas retrouver des véhicules aussi mythiques que la célèbre Suzuki GSXR 1100 air huile par exemple. Nul doute que les 77 véhicules prévus en DLC viendront combler ce manque, même si c’est dommage encore une fois de devoir repasser à la caisse pour ça.

Milestone a clairement franchi un cap avec Ride 3 et s’impose clairement comme le jeu le plus riche du moment, loin devant le famélique MotoGP 18.

On en termine avec le contenu en soulignant la liste des circuits dont la variété n’entache en rien la qualité. Donington, Brands Hatch ou encore Magny-cours font bien évidemment partie de cette longue liste, mais on se réjouira surtout d’avoir le droit à la boucle nord du Nürburgring, de Monza ou encore du Grand Prix de l’Ulster qui donne un petit air de Tourist Trophy à l’ensemble. La surprise ultime étant réservée aux amateurs de circuits urbains qui pourront user du slider sur le mythique GP de Macao.

Si tu freines, t’es un lâche

Une fois en selle, Ride 3 se montre un peu plus précis et immersif que son prédécesseur. Les débutants pourront évidemment prendre le temps de découvrir les joies de la conduite moto en se reposant sur toutes les aides proposées (ABS, anti-wheeling, trajectoire affichée ou encore TCS), mais c’est bien en désactivant toutes ces assistances que l’on prendra le plus de plaisir. Le moins que l’on puisse dire c’est que Milestone s’est donné un vrai mal pour faire en sorte que le pilotage des bolides tende vers un certain réalisme qui fait plaisir à voir. Sans forcément atteindre la finesse d’un TT Isle of Man qui restera ici la référence en la matière, le jeu propose un très bon compromis qui permet d’offrir une courbe de progression intéressante à tous ceux qui tenteront de gratter les petites secondes en trop à chaque tour. L’optimisme aussi bien au niveau du freinage que de l’accélération se paye généralement cash et réussir de bons chronos demandera de bien maîtriser le rythme qu’impose le pilotage d’une moto. Rapidement les sensations ressenties se feront grisantes, surtout en utilisant les vues Casque ou Bulle proposées par le jeu.

Mais comme dans la vie, le vrai problème de Ride 3, c’est les autres. Milestone a beau nous avoir vendu du rêve avec cette IA entièrement refaite, on se retrouve encore et toujours avec des adversaires dont le comportement va au-delà de l’incompréhensible. Si elle ne manque pas de combativité elle reste encore et toujours collée à sa trajectoire principale sans véritablement se soucier de votre présence. Pire, en cas de contact, le joueur sera souvent le seul à se retrouver par terre (avec des animations toujours aussi peu crédibles) alors que l’IA n’aura que très légèrement été impactée. Dans cette configuration jouer en mode Casque ou Bulle peut donc se montrer frustrant, et il est fort probable que beaucoup préféreront la plus grande visibilité offerte par les autres vues et ainsi gagner en sécurité ce que l’on perdra en sensation. Seule solution pour éviter tous ces soucis, filer en ligne pour affronter des vrais joueurs. Dommage que le jeu ne propose que le strict minimum en termes de mode de jeu et d’option disponibles. En l’état ça fait clairement un peu cheap en comparaison de la concurrence.

Au niveau technique enfin, là aussi Ride 3 fait un petit bon en avant, notamment grâce à l’utilisation de l’Unreal Engine dans sa dernière mouture. Une montée en version qui nous offre une chouette modélisation du duo bolide/pilote. Si la météo n’est pas dynamique, on profite tout de même de conditions changeantes qui permettent de rouler sur le sec, le mouillé ou en pleine nuit, même si on regrette que la conduite soit si peu différente entre une piste bien sèche et un bitume détrempé. Ceci étant on reste encore loin des meilleurs jeux de voiture (Forza pour ne citer que lui) notamment à cause de ces textures grossières qui rendent les décors un peu ternes. Pas de quoi crier au loup surtout quand on a la tête dans la bulle et que l’on file à plus de 300 km/h, mais il ne faudra pas être surpris au moment de profiter des caméras spectateur en multijoueur où ce manque de finition se fera clairement sentir. Pour les plus pointilleux sur console, sachez que Ride 3 propose un 60 fps stable particulièrement agréable sur PS4 Pro et Xbox One X, mais que ce dernier se fait au détriment de la qualité d’image.

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LE VERDICT
Challenger
6
Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

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