Test de Resident Evil 3 (PC, PS4, Xbox One)

CONCLUSION

Le principal problème de Resident Evil 3 ? Il arrive après un Resident Evil 2 qui faisait un quasi-sans faute. Moins fourni que l'œuvre originale, ce remake va faire grincer des dents ceux qui voulaient le même hommage que l'épisode de l'année dernière. Néanmoins, ce Resident Evil 3 version 2020 possède des qualités indéniables à commencer par une ambiance toujours aussi bonne, une technique presque parfaite et un rythme soutenu qui ne nous fera pas décoller de l'écran. Les nouveaux venus n'y verront que du feu, sauf lorsque les crédits arriveront après une demi-journée complète de jeu.

Après un remake de Resident Evil 2 qui a mis tout le monde d’accord, Capcom a eu la bonne idée de continuer en parallèle le développement d’un autre remake attendu : Resident Evil 3. Il sort seulement un an après le deuxième volet et, comme à l’époque sur PSOne, cet épisode va davantage diviser les foules.

Michael Bay was here

On se souvient majoritairement de deux choses dans Resident Evil 3 : une orientation plus action du titre avec davantage de zombies à l’écran et un ennemi quasiment invincible qui nous poursuit tout au long du jeu : le Nemesis. Les développeurs n’étant pas trop mous du bulbe, ils ont bien évidemment gardé ces deux points essentiels. En résulte donc un rythme assez soutenu, avec notamment des séquences scriptées et très linéaires durant lesquelles on doit s’échapper de l’emprise du nemesis (elles ne vieilliront pas très bien pour tout avouer) et des énigmes réduites à peau de chagrin qui ne sont pas tout le temps obligatoires pour progresser. Certains apprécieront, d’autres beaucoup moins tant cela peut paraître primordial dans un Resident Evil.

Cette rapidité dans le rythme a néanmoins une conséquence assez fâcheuse : sa durée de vie. En effet, ce troisième volet ne dépasse par les sept heures de jeu en étant très optimiste. Ce qui donne de l’eau au moulin aux anciens joueurs qui ont joué à l’original : les énigmes ainsi que l’exploration ont été encore réduites, certains lieux manquent à l’appel à l’instar du beffroi ou du parc, des ennemis ont disparu et les possibles choix lors des rencontres avec le Nemesis sont aux abonnés absents.

Oui ça peut faire beaucoup pour les anciennes générations et on peut comprendre la légère déception derrière ces fâcheux oublis lorsque l’on voit déjà débouler les crédits de fin. D’ailleurs autre suppression dans le game design : les rubans d’encre qui sont ici illimités. Plus besoin de réfléchir au bon moment pour sauvegarder, surtout qu’il y a des checkpoints salvateurs juste avant certaines rencontres.

STAAAAAAARS

Il n’empêche que la nouvelle « réécriture » avec des événements parfois légèrement modifiés dans le temps ou via des protagonistes se révèle plutôt réussie. L’ajout par exemple d’un Carlos plus omniprésent dans l’aventure s’avère être un bel ajout et permet de diversifier un peu notre approche avec des séquences où les balles pleuvent. L’ajout de l’esquive, présent dans l’original mais ici plus franche, permet justement d’éviter certaines situations critiques, bien qu’il faille un peu de temps au joueur pour bien l’assimiler et la déclencher au bon moment (surtout avec un Nemesis qui nous fout un poing dans la tronche toutes les deux secondes).

Il est seulement dommage de ne pas avoir des moments similaires à Resident Evil 2, durant lesquels on entend Mr.X roder dans une zone avec la possibilité de l’esquiver. Il y avait clairement quelque chose de mieux à faire avec ce Nemesis qui nous course automatiquement dès lors que l’on pose un millimètre d’orteil dans sa zone de déplacement.

Resident Evil 3: Jill Valentine TrailerD’un point de vue technique, que dire de ce RE Engine qui nous fait découvrir davantage les rues de la ville de Raccoon City avec des jeux de lumière à tomber par terre, même sur consoles ? Tout juste on pestera sur un frame rate pas tout le temps stable (sur PS4 non Pro en tout cas) ainsi que des animations saccadées lorsque les zombies dépassent une certaine distance. Ah, et également les démembrements qui ont disparu comparés à RE2. Mais tout ceci est rattrapé par un souci du détail et par une modélisation qui nous plongent totalement dans cette ambiance post-apocalyptique.

Enfin côté son, si les musiques se font assez discrètes, il est toujours appréciable de voir que l’on peut sélectionner les langues et les sous-titres dans les versions que l’on souhaite avant de lancer l’aventure. On rigolera légèrement sur les accents russes à couper au couteau dignes des productions des années 90.

Retrouvez notre vidéo de la fin complète de Resident Evil 3 en cliquant ici.

Plat de Resistance

Pour combler un peu cette durée de vie rachitique et une rejouabilité en berne (sauf si l’on souhaite tous les bonus déblocables), Capcom a eu la bonne idée d’ajouter Resident Evil Resistance. Un jeu multijoueur asymétrique en 4V1 où quatre joueurs doivent sortir de la zone de test tandis qu’un autre fait tout pour les en empêcher, via des pièges à mettre au sol et bien évidemment en faisant apparaître divers zombies dont notamment un petit Mr.X. Cela s’avère drôle sur le moment et l’aspect très arcade du titre rajoute encore un petit côté fun à l’ensemble.

Mais il manque tout de même un sacré équilibre entre les camps, et ce malgré de bonnes idées comme des personnages ayant plusieurs classes (soutien, tank…). Sur le long terme, on doute tout de même que Resistance soit capable de retenir une population suffisante sur les serveurs.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

Nonag
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

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