Test de Resident Evil 2 (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version Xbox One, fournie par l’éditeur, et PC, achetée par nos soins.

Goooood Morning Raccoon City!

Ou plutôt good night étant donné que ce Resident Evil 2 version 2019 reprend exactement la même situation qu’en 1998. Deux personnages peuvent être incarnés lors de notre arrivée à Raccoon City en pleine nuit. D’un côté, Leon S. Kennedy qui se retrouve dès son premier jour en tant que policier dans une situation post-apolyptique. De l’autre, Claire Redfield qui cherche son frère Chris que l’on avait possiblement incarné dans le premier volet. Deux campagnes parallèles certes, mais se ressemblant à 85%. Entre les deux histoires, seules certaines situations changeront, des pièces pourront être ouvertes par seulement l’un des deux personnages, des objets voire énigmes s’avéreront légèrement différentes. Et c’est tout. Bref, lorsque l’on a terminé pour la première fois la campagne avec Leon ou Claire, on a déjà quasiment tout vu ou presque.

C’est d’ailleurs la seule véritable critique que l’on peut avoir vis à vis de ce remake : être trop timide au point de garder coûte que coûte ce fil rouge de l’épisode sorti en 1998, quitte à marier deux histoires qui n’ont ni queue ni tête si on les assemble. Tout comme d’ailleurs ces rencontres avec des personnages ou antagonistes qui ont une mise en scène nanardesque qui nous fait un peu grincer des dents. Notre esprit critique aurait souhaité une campagne quasiment inédite avec l’un des deux personnages pour que le puzzle s’assemble parfaitement entre les deux histoires, mais on s’éloignerait peut-être un peu trop du mot « remake » pour l’éditeur japonais.

C’est mieux aujourd’hui

Les premières minutes ne trompent pas : Resident Evil n’est pas mort. Si la licence a dû renouveler plusieurs fois son style de jeu en s’orientant soit vers de l’action à outrance, soit vers un FPS claustrophobique, ce style lent qui revient un peu aux sources avec la caméra à l’épaule fonctionne à merveille. Découvrir les secrets de ce commissariat refait à neuf se révèle jouissif, tout comme d’ailleurs les premiers affrontements contre les zombies. On note qu’un soin tout particulier a été effectué au niveau de la localisation des dégâts sur ces corps putréfiés. Plusieurs tirs dans la tête n’empêcheront pas le zombie de nous attaquer, mais il ressemblera davantage à un gloubiboulga de chair qu’à une tête anciennement humaine.

D’autres petits détails amuseront, comme le fait d’amputer les zombies aux couteaux, ce qui les rendra bien évidemment moins mobile en fonction du membre absent. Et ne parlons pas d’une possible grenade qui cuira la chair tout en l’explosant en plusieurs morceaux. Ces impacts plutôt bien retranscrits nous donnent presque envie d’en découdre à chaque fois que l’on rencontre un ennemi, alors que les munitions, elles, se montrent comme à l’époque plutôt rares. On pourra d’ailleurs pester sur le fait que jeter un objet de notre inventaire le fait totalement disparaître. Là encore, on préfère rester dans l’optique « remake » plutôt que de remplacer quelques petits rouages rouillés.

L’ambiance est quoi qu’il en soit toujours là avec un jeu d’éclairage au poil. On est toujours hésitant lorsqu’il faut se jeter dans un couloir sombre où la seule lumière présente est celle de la fenêtre à l’autre bout de nous avec une ombre à forme humanoïde qui se propage un peu partout. Les énigmes quant à elle demandent à de rares occasions un tout petit peu de logique (donc plus dures que la majorité des jeux d’aujourd’hui) et l’on se délecte de ce level-design parfaitement pensé lorsque l’on découvre un tout nouveau pan du commissariat préalablement bloqué.

Resident Evil 2 : le facteur X

D’ailleurs, l’ajout du Némésis, ou M. X pour les intimes, rajoute un stress palpable à notre visite. Alors qu’il apparaissait dans des lieux extrêmement réduits sur la version PSOne, il peut ici nous suivre dans les différentes pièces du commissariat. On l’entend ainsi se déplacer d’un pas lourd s’il n’est pas loin de nous ou bien à un étage supérieur pendant sa ronde.

Si sa vitesse est réduite par rapport à nous et ne nous fera pas autant flipper qu’un Alien Isolation, l’entendre fondre derrière notre dos avec une musique stressante nous indiquant bien qu’il nous a détecté alors qu’un licker apparaît juste devant notre nez a de quoi faire montrer la pression. Une pression qui ne redescendra qu’au bout d’une petite dizaine d’heures de jeu la première fois, une quinzaine si on se farcit le second personnage avec la fin cachée ainsi que le petit stage bonus avec le fameux Hunk. Avec toutes les récompenses de costumes et autres petites surprises à débloquer au fur et à mesure des défis accomplis, c’est plus qu’acceptable.

LE VERDICT
TIME TO UNDERSTAND THE HORROR
8
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here