Test de Remnant From the Ashes : Swamps of Corsus

CONCLUSION

Si le titre laisse penser que le plus gros du contenu réside dans les marais de Corsus, c’est bien de son mode survie que Remnant : From the Ashes - Swamps of Corsus tire toute sa force. Loin d’être une simple redite des modes “horde” concurrents, l’interprétation qui en est faite par Gunfire Games intègre à merveille les mécaniques du rogue-like pour un résultat aussi prenant que jouissif, ne conservant que l’essence brutale du jeu d’origine pour la pousser à son paroxysme. Un jeu dans le jeu, encore plus pertinent que l’original, et pour lequel on aurait aimé encore plus de contenu. Vivement la suite !

Alors que Gears 5 était planqué en embuscade pour une sortie le mois suivant, c’est bel et bien Remnant : From the Ashes qui avait pris tout le monde par surprise en août 2019. Le TPS de Gunfire Games, première nouvelle licence du studio formé sur les cendres de Vigil Games, nous avait marqués par son utilisation remarquable des codes de la saga Dark Souls sans pour autant sacrifier sa propre personnalité sur l’autel de l’inspiration. Forcément, jeu moderne oblige, le bébé de Gunfire devait s’accompagner d’une poignée de DLC dont le tout premier nous est fraîchement parvenus. Force est de constater qu’avec Swamps of Corsus, les développeurs ne se sont pas reposés sur leurs lauriers !

Le diable au Corsus

screenshot test Remnant From the Ashes Swamps of CorsusRemnant : From the Ashes – Swamps of Corsus est découpé en deux parties distinctes. D’un côté, il y a cette refonte de la zone des Marais de Corsus, qui donnent leur nom à cette extension. La zone est maintenant disponible en mode Aventure et accueille quelques sympathiques nouvelles zones, de nouveaux ennemis, etc. Dans l’absolu, ces ajouts ne réinventent pas la roue et permettront surtout d’étendre quelque peu le “lore” du jeu de Gunfire Games. Pas de quoi sauter au plafond, même si la direction artistique des nouvelles zones et les boss rencontrés procurent une vraie satisfaction.

Le joueur devra arpenter des couloirs tendance organiques, rappelant forcément Alien et d’autres travaux de Hans Ruedi Giger. Les artistes se sont fait plaisir, même s’il est dommage de se rendre compte que les donjons se répètent. Par conséquent, c’est un contenu que l’on ne fera qu’une ou deux fois pour dire de compléter le jeu au maximum, pour passer ensuite sur le plus gros de ce DLC, son mode survie.

La belle survie

screenshot test Remnant From the Ashes Swamps of CorsusLe mode survie constitue la face cachée de ce DLC. Dans n’importe quel autre titre, il aurait pris la forme d’une position à défendre contre des vagues d’ennemis, dans la plus pure tradition du genre depuis l’intronisation du mode Horde dans Gears of War 2. Et dans ce cas, il n’y aurait pas eu de quoi s’extasier plus que de raison. Mais chez Gunfire Games, pas question de céder à la facilité. Plutôt que de faire de la défense, les développeurs ont privilégié l’approche du rogue-like, genre très prisé par les temps qui courent. On démarre ainsi chaque partie “à poil” et c’est en enchaînant les différents donjons de l’aventure principal que le joueur trouve son équipement, débloque ses traits et améliore son personnage.

Si l’idée en elle-même n’a rien de follement originale, son exécution démontre une maîtrise folle du sujet par les développeurs. Ce mode survie isole la partie la plus excitante du jeu de base, ses combats, pour en retirer tout le gras. Pas de narration, pas d’exploration, juste une fuite vers l’avant viscérale, motivée par une mécanique de temps forcément opposée au joueur et à sa réussite. Il ne dispose en effet que d’une poignée de minutes avant que le niveau des ennemis ne monte, encore et encore, compliquant ainsi sa progression à travers les différents niveaux.

Chronophage jusqu’à l’excès, le mode survie justifierait presque à lui seul l’achat du titre. Et ça, on ne s’y attendait pas vraiment ! Reste des récompenses pas forcément à la hauteur du challenge, là où on aurait souhaité un peu plus de folie. Pas de quoi bouder son plaisir pour autant, le mode survie reste suffisamment violent pour s’y replonger à la moindre occasion.

Ce test a été réalisée à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Xbox One. Les screenshots ont été capturés à partir d’une version PC du jeu.

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Kurutchinhttps://www.goodtastepolice.fr
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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