Ce test a été réalisé à partir d’une version physique, fournie par l’éditeur, sur Xbox One.

Vassily, fallait pas l’emmerder

Lorsqu’un ancien soldat d’élite est retrouvé par ses ex-employeurs bien décidés à lui faire la peau, cela tourne forcément mal. Pourtant retranché dans un paisible monastère, notre héros, Vassily, va devoir retrouver ses réflexes d’antan pour mettre à mal ceux qui menacent sa désormais paisible existence. Voilà grossièrement le scénario qui sert de justificatif au défouloir qu’est Redeemer : Enhanced Edition, une histoire pas très originale mais qui, de toute manière, ne cherche pas à l’être. L’essentiel n’est pas, on le comprend assez rapidement.

Mais qu’est ce que Redeemer à la base ? Un top-down action shooter, comprendre par là un jeu d’action en vue de dessus où notre héros peut utiliser ses poings et ses pieds pour castagner à tout-va mais aussi une panoplie d’armes à feu (pistolet, fusil mitrailleur, shotgun, etc.) et même des éléments du décor (pelle, tonneau, chaise de bureau, etc.). Des actions contextuelles sont aussi de la partie (pour brûler un ennemi en lui foutant la tête la première dans une cheminée, l’écraser contre un pilier ou le découper avec une scie circulaire sur un établi, entre autres), le tout offrant un style plutôt plaisant. Enfin, certains coups peuvent être chargés pour une efficacité accrue. Des mécaniques qui se révèlent efficaces les premières minutes mais, malheureusement, laissent rapidement place à la répétitivité et l’ennui.

Redeemer : l’édition quoi ?

Plaisant le temps de la découverte, Redeemer : Enhanced Edition l’est assurément. Au-delà, il ne reste pas grand-chose. La jouabilité montre rapidement ses limites et sa lourdeur, le level-design s’essoufle lui-aussi au fil des niveaux et le bestiaire évolue rapidement vers une tendance “créatures bien moches” pour ensuite ne plus changer. Bref, quelques minutes plus tard, on a l’impression que Sobaka Studio saboe lui-même son jeu en l’orientant vers un univers moins aguicheur, en ne renouvelant pas sa formule et en s’enfermant dans des situations au schéma identiques.

 À découvrir également : La fin de Redeemer Enhanced Edition en vidéo

Enhanced Edition oblige, Redeemer a tout de même droit à des nouveautés dont un système d’expérience basique et buggé où l’on améliore le niveau de nos aptitudes avec chaque coup, chaque arme. Un système de compétences est aussi de la partie avec pas moins de 50 skills à débloquer mais là encore, le tableau proposé est extrêmement classique, incroyablement mal fichu et ne laisse aucune place aux “choix” puisque, de toute manière, le joueur est amené à tout débloquer s’il va jusqu’au bout du jeu.

Difficile également de se satisfaire de la copie technique rendue par Sobaka Studio et Buka Entertainement avec cette Enhanced Edition dont on cherche encore les améliorations. Certes, les bugs sont bien moins nombreux que dans la version de 2017 mais les problèmes sont encore présents (dont des plantages vraiment agaçants) et, de manière générale, le jeu n’affiche rien de bien folichon pour justifier l’étiquette d’édition améliorée. On ne parle même pas des ralentissements qui sévissent sur quelques niveaux au point de nous faire perdre patience. Précisons enfin la présence d’un mode coop pour ceux qui veulent punir un ami ainsi que d’un mode arène dont le côté répétitif est, au moins, assumé.

LE VERDICT
BESTIAL MAIS BÊTE
4
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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