Test de Red Faction Guerrila : Re-Mars-tered Edition (PS4, Xbox One, PC)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, sur PlayStation 4 Pro, fournie par l’éditeur.

Mars et ça repart !

Quel plaisir de fêter ces retrouvailles avec Alec Mason, aussi charismatique que sa massue, et sa lutte contre l’EDF pour aider la Red Faction à reprendre le contrôle de Mars ! Cette édition Re-Mars-tered reprend au regard de poisson mort près tout ce qui faisait le sel de ce Red Faction Guerrilla, sans quasiment toucher à rien : le scénario dont on se fout royalement (comme dans tout bon TPS qui n’est pas Spec Ops – The Line), les personnages dont on oublie les noms juste après les avoir entendus et le fameux moteur GeoMod 2.0. Parce qu’on aura beau trouver toutes les excuses du monde pour jouer à Red Faction Guerrilla, on sait tous que si le jeu était apprécié à l’époque, c’était uniquement pour sa physique de rêve. En 2009, Guerrilla était le summum de ce qui se faisait en matière de destruction et de plaisir régressif. En 2018 ? C’est toujours pareil.

Il est assez fou de constater qu’en près de 10 ans, personne n’ait essayé de reprendre la place laissée vacante par Red Faction suite à un opus Armageddon décevant. Aucun autre studio n’a tenté d’offrir cette même expérience de destruction et par conséquent, Red Faction Guerrilla en est toujours au même stade. Si le moteur graphique a forcément vieilli, avec ses décors anguleux, ses textures peu détaillées et ses animations parfois douteuses, le moteur physique est resté indétrônable. Il est toujours aussi plaisant d’emprunter un camion et de foncer dans le premier bâtiment venu, pour le voir s’écrouler comme un vulgaire château de cartes.

Non, non, rien n’a changé

Malheureusement, comme nous le disions, rien n’a changé. Et si le plaisir de retrouver ce moteur physique est intact, la frustration de voir les mêmes baisses de frame rate l’est aussi. Red Faction Guerrilla Re-Mars-tered n’est pas foutu de maintenir les 60 fps promis par THQ Nordic en 1080p (ou 1800p/1500p sur One X/PS4, alors qu’il faut composer avec du 30 fps en 4K). C’est là qu’on touche du doigt les limites de la logique de portage de l’entreprise Autrichienne, visiblement plus soucieuse de ses jeux de mots que de la qualité du produit fini. Pour Titan Quest, on pouvait aisément remettre en question la légitimité de l’adaptation sur consoles. Ici, c’est vraiment la technique pure qui laisse à penser que l’éditeur se moque ouvertement des joueurs.

Pour le reste, dans la mesure où le genre n’a pas vraiment changé depuis, les bases de Guerrilla restent solides sans être folles. Le monde ouvert est plutôt vide mais pas désagréable à parcourir et surtout à détruire, tandis que les missions secondaires sont d’un intérêt tout relatif. C’est bel et bien quand le titre sort l’artillerie lourde qu’il est le plus jouissif, comme lors de ces passages avec robot et lance-roquettes à la clé. Des missions qui n’ont pas pris une ride en 10 ans et nous font dire que les gars de Volition n’ont jamais été aussi bons que lorsqu’ils faisaient sauter Mars !

LE VERDICT
À LA RA-MASSE
5
Kurutchin
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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