Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC

Creepy cute

Bien que les rêves de Roh dépeignent des situations tragiques qui peuvent heurter le jeune public, l’aspect horrifique et le gore s’avèrent très réduits, en partie à cause de l’aspect pixelisé mais surtout parce qu’effrayer n’est pas l’intention première de ce jeu, plus centré sur les thématiques du pardon et de l’acceptation.

Les amateurs de A Bird Story et de To the Moon retrouveront dans Reb Bow un peu cette magie du storytelling humaniste associé à une bande son mélancolique ; mieux, le soft ajoute un ingrédient qui manquait aux deux autres : l’incidence de vos choix. De nombreux objets sont dispersés voire cachés dans les scènes ou apparaissent après certains échanges et les utiliser vous permet de faire évoluer les dialogues et d’aboutir à une autre résolution de la scène en cours.

Si le fond laisse un agréable souvenir après les crédits de fin, le jeu est affecté de plusieurs défauts qui amenuisent au final le ressenti général. Le premier, notable d’entrée de jeu bien qu’anecdotique, c’est l’affichage sur un format fixe en 4/3 et non 16/9e qui ne favorise pas l’immersion alors que Reb Bow mise sur l’ambiance.

Celui qui apparaît juste après est nettement plus gênant : bien que le jeu affiche une version française, celle-ci ne permet pas un affichage optimal des dialogues qui apparaissent tronqués à l’écran. En l’absence de voix il devient donc nécessaire de le jouer en anglais, malheureusement pour les joueurs qui ne manient pas la langue de Shakespeare.

Autre point noir, la sauvegarde est manuelle et vous ne disposez pas de plusieurs emplacements. Ainsi toute nouvelle sauvegarde écrase automatiquement la précédente, ce qui est dommage pour un scénario à options de devoir reprendre au tout début pour déverrouiller l’ensemble des succès liés aux choix de Roh. Enfin, une légère déception sur la durée de vie assez brève du jeu : il n’aura fallu qu’une heure et demi jusqu’à la première fin, un peu impromptue, et on aura seulement gagné un quart d’heure supplémentaire en relançant depuis la dernière sauvegarde pour en obtenir une autre.

LE VERDICT
CONCLUSION
6

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