Test de Persona 5 Royal (PS4)

CONCLUSION

L'accession de Persona 5 au panthéon des JRPG ne résulte pas d'un concours de circonstances hasardeuses et cette nouvelle mouture au cachet Royal compte bien le prouver. Bien décidés à magnifier leur création, Atlus et P-Studio ne se sont d'ailleurs pas contentés de livrer une simple édition ultime avec tout le contenu généré à ce jour. Et en allant jusqu'à retravailler la forme ainsi que le fond, les deux équipes ont réussi à aller au-delà même de la meilleure version de Persona 5. Une aventure plus longue, une histoire plus complexe, un esthétique plus soignée, un gameplay mieux équilibré et du contenu encore plus riche, tout cela servi avec une traduction en français, il s'agit en vérité ici d'une toute nouvelle manière de l'aborder. En somme, s'il y a bien un jeu où le tapis rouge se doit d'être déroulé, c'est bien Persona 5 Royal.

Si, dans l’esprit des joueurs, l’année 2017 a été généreuse en jeux vidéo, elle a surtout été bénéfique pour la scène japonaise. Le J-RPG s’est montré sous une forme olympique grâce au retour de licences fortes. Parmi elles, Megami Tensei et son brillantissime Persona 5. Trois ans plus tard, Altus et P Studio proposent de renouveler une année scolaire au sein de la shujin Academy en compagnie de la bande des Phantom Thieves. Marqué à présent du titre Royal, Persona 5 revient sous un apparence plus fine, plus riche, plus psychologique, en somme plus abouti.

La Véritable Réincarnation du Roi

image du Test de Persona 5 RoyalChez Atlus, le principe de rééditer ou réadapter un titre du catalogue fait plus ou moins partie des habitudes. La franchise Persona n’est d’ailleurs pas à son premier coup d’essai et l’a même quasiment prouvé à chacune de ses déclinaisons. The Golden pour Persona 4, FES pour le 3 et même Persona premier du nom qui laisse tomber son titre Revelations pour marquer davantage sa parenté avec Shin Megami Tensei If (la Véritable Réincarnation de la Déesse Si), tous ont eu droit à leur version améliorée ou remastérisée. Mais là où pour ses aînés, une console, voire une génération, séparait le portage de sa version d’origine, Persona 5 revient à la charge sur la même plateforme. Dès lors, une question se pose légitimement : s’agit-il d’une simple édition ultime ou d’une véritable nouvelle expérience qui vaut son pesant d’or ?

Si la matière d’origine avait déjà de quoi redonner ses lettres de noblesse à un genre de plus en plus en marge, le studio tient bien montrer qu’il a mis les bouchées doubles pour revenir à la charge. Il y a trois ans, Persona 5 mettait en effet la barre très haute. Pourtant, malgré la carrière de ses auteurs, l’affaire n’était pas gagnée avec certitude. Tout en devant se faire une place sur un calendrier bien rempli, notamment aux côtés d’un Nioh, Nier Automata et un Horizon : Zero Dawn, le bonhomme avait pour devoir de rattraper une absence de 8 ans par rapport à la dernière apparition sur console de salon (en excluant les crossover de danse et autres spin-off dans le genre baston). Une tâche d’autant plus ardue lorsqu’en Europe, on n’a pas forcément la même notoriété qu’un Square Enix et ses indémodables Final Fantasy. Mais Atlus n’a pas eu froid aux yeux et n’a pas manqué de défendre son blason à coup d’ingéniosité et d’originalité.

Derrière les masques

image du Test de Persona 5 RoyalDe la découverte de l’adolescence au passage à l’âge adulte, en passant par la prise de conscience de la quarantaine, l’humain tel un esclave du changement, cherche constamment à savoir qui il est au sein de son habitat naturel. Sa folie à vouloir tout définir touche non seulement son environnement mais aussi ce qu’il crée, et le jeu vidéo n’est pas épargné. Que ce soit la condition du joueur à travers le prisme de l’avatar ou l’orientation de l’oeuvre via son habillage contextuel, la notion d’identité a toujours été profondément délicate au sein de l’espace vidéoludique. Les débats autours du statut du jeu vidéo, à savoir si oui ou non, il est un art, ne manquent par exemple pas à l’appel et reste d’ailleurs toujours d’actualité.

Pour ainsi dire, la question identitaire se place à tous les niveaux, ce qui ne facilite pas vraiment son traitement aussi bien pour les joueurs que les créateurs. Alors que dire d’une série qui prend à bras-le-corps un tel sujet comme thème pilier ? La famille des Persona met en avant cinq grands caractères communs : un cadre scolaire, des lycéens perturbés, des événements paranormaux, des combats basés sur l’invocation de persona et des relations sociales à développer. Si au premier abord, ce schéma peut paraître relativement ordinaire, il ne faut pas aller bien loin, une fois entré, pour voir toute la complexité et la subtilité qui s’y cache.

Que ce soit la première fois ou non, lorsqu’il s’agit d’aborder un épisode de la saga Persona il est difficile d’en sortir indemne tant le maelström émotionnel qu’il génère est fort. Cette nouvelle déclinaison ne déroge bien évidemment pas à la règle et démarre même sur les chapeaux de roue autant dans son style artistique que dans son message. N’hésitant pas à aborder des sujets tels que l’acceptation de soi, les réseaux sociaux, la sexualité, le suicide ou la dépression, Persona 5, au même titre que ses grands frères, balaie d’un revers de la main l’ensemble des poncifs qui définissent le schéma narratif des J-RPG traditionnels. Et tous ces thèmes, pour le moins durs et porteurs de réflexions psychologiques, se veulent désormais plus accessibles puisque les dialogues dans lesquels ils sont développés ont droit à une traduction entièrement en français.

Lorsqu’il s’agit d’aborder un épisode de la saga Persona il est difficile d’en sortir indemne tant le maelström émotionnel qu’il génère est fort.

Usual Suspect

image du Test de Persona 5 RoyalDès les premières minutes, ce cinquième épisode prend au dépourvu en choisissant de développer une histoire qui mêle à la fois passé et présent. Non, il ne s’agit pas de plonger dans de la science-fiction à base de voyage dans le temps mais bien dans un thriller psycho fantastique suivant une narration non-linéaire. Le dernier casse des Voleurs Fantômes (Phantom Thieves) ne s’est pas conclu par un succès. Son meneur, le grand Joker, s’est fait prendre en embuscade par les forces de l’ordre. Assommé de coups avant d’être menotté et incarcéré, notre héros dont l’identité est en vérité celle d’Akira Kurusu, un étudiant de 16 ans, semble avoir été trahi par l’un des siens.

Après ce prologue introductif fort mouvementé, toute l’intrigue va se construire autour d’un long interrogatoire entre Akira et la procureure Sae Niijima. A la manière du Thriller de Bryan Singer, les échanges entre les deux personnages vont donner lieu à des flashbacks retraçant les neuf derniers mois du suspect. À l’origine accusé pour avoir secouru une femme des harcèlements d’un homme influent, Akira est un adolescent envoyé à Tokyo afin d’y purger sa période de probation. Là-bas, il doit alors intégré le lycée de Shujin où il fait la connaissance de Ryuji Sakamoto. Porteur malgré lui de la réputation de rebelle à éviter, ce dernier le met en garde sur certains faits de l’école, notamment en ce qui concerne les agissements du coach de volley Sugure Kamoshida dont lui-même a été la première victime.

De par leur caractère marginal, les deux jeunes hommes vont alors se lier d’amitié. Toutefois, ils étaient loin d’imaginer que leur rencontre allait être inaugurée par l’intervention de phénomènes surnaturels. Ensemble, ils vont faire l’étrange expérience de découvrir le Metaverse, une dimension parallèle qui matérialise l’énergie négative du monde réel. Avec l’aide de Morgana, une créature aux allures félines, d’Ann Takamaki et d’autres camarades au passé douloureux, ils vont former un groupe de voleurs afin d’empêcher le royaume des Ombres (Shadows) de faire tomber leur univers dans l’obscurité.

Vis-ma-vie de lycéen

image du Test de Persona 5 RoyalPour cela Akira et ses amis vont devoir, tel des robins des bois contemporains du paranormal, mener une double vie. L’aventure se compose ainsi en deux parties distinctes. En premier lieu, il y a le monde réel où l’objectif principal consiste à gérer son quotidien en tant qu’étudiant. Entre réussir les tests et contrôles, effectuer des petits boulots, sortir avec ses amis, étudier ses cours, lire des livres ou encore regarder des films, les activités ne manquent pas. Mais, autant dire que la route qui mène vers la place d’élève modèle et de garçon respectable est longue et tortueuse. Chaque action entreprise a un impact sur nos statistiques, mais aussi sur le sablier du temps. Sachant qu’un calendrier ponctué d’échéances doit être respecté, il est nécessaire de bien organiser ses journées afin d’évoluer au mieux sur le plan personnel et ainsi faciliter la progression.

Le tâche est d’autant plus compliquée que le jeu n’hésite pas à mettre le joueur face à de durs dilemmes. Passer du temps avec un ami, histoire de renforcer leur relation, au lieu d’aller s’entraîner sur le champ de bataille alors que la date de limite pour voler le coeur d’un maître shadows approche à grands pas, donner une réponse à ce genre de problème il faudra. Si le choix à faire n’est assurément pas des plus simples, il sert surtout à illustrer le conflit interne que peut ressentir un individu lorsqu’il est face à ses responsabilités ou aux obligations imposées par la société. “Convenir à cette dernière aux dépens de ses valeurs personnelles”, la licence Persona a le don d’utiliser sa grammaire, à travers notamment le gameplay, pour traiter de sujets forts, et le rapport est encore plus profond et surtout plus intéressant dans ce cinquième épisode.

D’un coeur balançant entre visual novel et simulation sociale, cette partie du J-RPG d’Atlus ne représente bien évidemment qu’une face du miroir. Après de longues heures à s’amuser avec copains et copines, à étudier sous les effluves de café du bistrot Leblanc (en référence à Maurice Leblanc, romancier et père du grand Arsène Lupin) et à visiter les chaleureux quartiers de Tokyo dont Kichijoji, une zone complètement inédite, il est grand temps d’aller affronter les ténèbres afin que toute vérité soit révélée. Costume enfilé, armes aiguisées et en route vers le Metaverse. A l’instar du Tartarus de Persona 3 et de la Midnight Channel du 4, cette dimension parallèle matérialise la psyché d’une personne vivant dans le monde réel, à ne pas confondre avec le Mementos qui lui englobe l’ensemble de la conscience collective. Dans le premier cas, cela prend la forme de palais à la déco singulière appartenant à une âme fortement négative et protégé par des Gardiens alors que dans le second, il s’agit d’un état alternatif de Tokyo où errent les Ombres perdues ; une bonne façon ainsi de dissocier l’individu des groupes sociaux.

La licence Persona a le don d’utiliser sa grammaire, à travers notamment le gameplay, pour traiter de sujets forts, et le rapport est encore plus profond et surtout plus intéressant dans ce cinquième épisode.

Braquage à la jungienne

image du Test de Persona 5 RoyalPour cette édition Royal, les plans d’action de nos cambrioleurs sont à revoir puisque de nouveaux donjons viennent s’ajouter à la liste déjà bien remplie des lieux à exorciser, ce qui permet au passage d’apporter de nouvelles têtes au bestiaire. Outre d’allonger à la fois le plaisir et le challenge, leur entrée sert surtout à étendre le lore même du jeu avec des pans scénaristiques inédits qui introduisent au passage de nouveaux protagonistes. Ainsi, les développeurs auraient pu s’arrêter là en se contentant simplement d’intégrer des environnements supplémentaires à explorer. Pourtant c’est bien l’architecture de l’entièreté des palaces qui a été repensée, ce qui apparaît comme un argument de taille pour les joueurs de la première heure. Néanmoins, ils ne pourront pas compter sur leurs anciennes sauvegardes de Persona 5 pour avoir droit au New Game + sur Royal. Ces données ne donnant uniquement accès à quelques bonus secondaires, il faudra bel et bien recommencer tout à zéro.

Telle la marque de fabrique de la licence mère Megami Tensei pour imager le caractère alambiqué de l’esprit humain, l’exploration à l’intérieur de ces labyrinthes mentaux se déroule à la manière d’un dungeon crawler ; le but principal étant d’avancer de pièce en pièce, d’étage en étage, à la recherche de trésors, en éliminant Ombres et Démons et en résolvant des puzzles, jusqu’à atteindre et chasser le maître des lieux. Aux côtés des Phantom Thieves, les règles ne changent évidemment pas si ce n’est, métier de voleur oblige, qu’une dimension infiltration vient ici s’inviter dans l’équation. Son application détermine non seulement les conditions de progression au sein des palais mais aussi la composition des rencontres avec le service de sécurité. Attaquer discrètement l’adversaire permet par exemple de lancer le premier coup lors du combat. Si dans sa version classique les possibilités autour du système couverture de Persona 5 se voulaient pour le moins rudimentaires, Royal s’accompagne quant à lui de quelques innovations bienvenues.

L’une des grandes nouvelles mécaniques proposées ici est l’ajout d’un superbe grappin. Au-delà d’enrichir l’attirail de nos chapardeurs, ce gadget a pour vocation de redéfinir le level-design des palais. En effet, sa présence permet non seulement d’accéder à des raccourcis mais aussi à des passages secrets et autres chambres cachées contenant des trésors inédits. À ce titre, des salles spéciales font désormais partie de l’architecture, à l’intérieur desquelles sont renfermés ce que Morgana appelle des graines de convoitises. Au nombre de trois pour chaque donjon, ces artefacts, une fois réunies, donnent lieu à des cristaux en forme de crâne, octroyant à son possesseur d’extraordinaires pouvoirs. Pour une fois que des collectibles offrent des bonus, pourquoi s’en priver surtout si ceci embelli les séquences d’exploration.

Être ou ne pas être

image du Test de Persona 5 RoyalTelle est la question qui a été maintes fois utilisée, tantôt pour enrichir ironiquement l’introspection d’un personnage, tantôt dans un élan de comédie, au point de devenir une caricature de la dramaturgie. Mais contrairement aux nombreuses autres œuvres qui laissent souvent le problème en suspens, la série des Persona préfère en faire son fil rouge et proposer sa propre interprétation. Le titre de la saga n’est d’ailleurs pas anodin. Les Personae sont ce que définit le psychanalyste suisse Carl Gustav Jung comme étant les différents rôles sociaux qu’un individu adopte plus ou moins consciemment afin de gérer ses rapports à son environnement. Si dans ce cinquième volet, les travers de la personnalité humaine sont encore une fois exposés sous tous leurs angles, l’inspiration jungienne se veut également plus poussée.

Alors que par le passé son rôle était essentiellement métaphorique, la notion de masque social s’insère désormais de manière plus formelle dans le cadre narratif. C’est notamment en retirant leur masque de voleur que nos héros s’abandonnent à eux-mêmes et peuvent ainsi libérer leur Persona. Inspiré des stand du manga Jojo Bizar Adventure, ces projections cognitives se présentent comme l’un des acteurs centraux du système de combat. Chacun d’entre-eux est affilié à un ou plusieurs éléments magiques, ce qui détermine à la fois leurs forces et leurs faiblesses. Reprenant le bon vieux principe du tour par tour, les affrontements se font ainsi en suivant les règles du Pierre-Feuille-Ciseaux (les ténèbres sont anéantis par le feu, le feu s’éteint avec la glace, la glace est battue par l’électricité, etc). La victoire sera à celui qui saura le mieux analyser et exploiter les failles du camp adverse. Le héros principal étant le seul à pouvoir acquérir plusieurs familier à la fois, peut soumettre des Shadows à sa cause en lavant ceux-ci des sentiments malveillants.

Ces séances de recrutement sont d’ailleurs animées par un court et loufoque interrogatoire. Le principe est non pas de poser des questions mais bien de répondre à celles posées par notre proie asservie. Celle-ci ne rejoindra nos rangs qu’à condition que notre repartie convienne à ses attentes, ce qui est certes paradoxal mais pas dénué de sens. Les démons, comme l’explique Carl Jung, ne sont que la personnification des complexes et maux personnels. Tout comme la lumière ne peut vivre sans ombre, chercher à comprendre ces mécanismes psychiques est pour l’homme un premier pas vers la conscience de soi. Et histoire d’être davantage explicite sur la nature de cette antagonisme psychologique, les développeurs de P-Studio profitent de cette nouvelle version pour agrandir le casting des Personae et donc des ennemis à employer.

De ses personnages haut en couleur à sa sous-lecture, en passant par son gameplay prenant et son contenu abyssal, l’aventure de Persona 5 Royal est d’une grande densité et efficacité.

Haute voltige

image du Test de Persona 5 RoyalL’action de ce Persona 5 Royal se veut ainsi encore plus énergique et profond que précédemment. L’un des outils de gameplay qui lui est exclusif en résume d’ailleurs bien la résonance : le Showtime. Sous ce nom pétillant se cache une combinaison que deux de nos héros ont la possibilité de lancer de concert, dès lors que l’un d’eux est dans un état critique. Sans mauvais jeux de mot, le spectacle est tout naturellement au rendez-vous, au même titre que la performance tactique. Les occasions de voir notre bande de potes prouver leur complicité ne manquent pas et le plaisir de suivre leur parcours n’en est que plus intense. Et ce n’est pas avec l’entrée en scène du personnage de Kasumi Yoshizawa que le tableau va se retrouver brouillé, bien au contraire. Tout en modifiant brillamment le déroulement de l’histoire initiale, son introduction vient apporter logique et clarté à certains zones d’écriture. Le seul reproche qu’on peut lui faire est de voler la vedette au second nouveau confident, Takuto Maruki. Son rôle se veut très secondaire mais il n’en demeure pas moins attachant sous ses traits de conseiller scolaire maladroit et intéressant sur le plan psychologique.

De ses personnages haut en couleur à sa sous lecture, en passant par son gameplay prenant et son contenu abyssal, l’aventure de Persona 5 Royal est d’une grande densité et efficacité. Mais dans l’éventualité où le joueur en demanderait encore, Atlus s’est dit qu’une attraction supplémentaire ne serait pas de trop. C’est ainsi que vient s’incorporer le Repaire des Voleurs. En plus d’être entièrement personnalisable, cette cachette secrète offre l’opportunité d’écouter la bande-son du jeu, de visionner de magnifiques artworks, d’accomplir une ribambelle de défis et de jouer au Magnat, une sorte de variante du Président, tout cela en contrôlant n’importe lequel de nos brigands de cœur favoris. Ces petits à-côtés s’inscrivent tout bonnement comme une manière de savourer encore plus longuement l’année scolaire qui au passage s’étoffe d’un semestre entier.

Et c’est bien là le charme de ce remarquable J-RPG signé d’une main de maître par Atlus et P-Studio. Contrairement à la vie réelle, à aucun moment l’envie de voir arriver la fin de notre vie de lycéen en compagnie des Phantom Thieves ne se fait ressentir, et encore moins celle de lâcher la manette. Il y aurait tant à dire sur l’univers de Persona 5, tant à vanter sur la manière dont il redore le genre. Au final, Persona 5 Royal ne présente pas de défaut majeur, si ce n’est qu’il rend dans une certaine mesure obsolète l’original. Mais en soi, cela ne serait-il pas une preuve de réussite pour un titre qui doit justifier son retour après trois ans de pause ? Tout comme ses aînés en leur temps, Persona 5 Royal a de quoi renouveler sa place parmi les références et les must-have de la PS4, d’autant plus qu’il se dote de sous-titres en français (et c’est une première). À moins que vous éprouviez une certaine réticence à l’idée de voir votre cœur se faire happer, il serait déraisonnable de ne pas vous conseiller de jouer à ce qui représente à ce jour l’un des meilleurs jeux de rôles japonais de cette génération.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Playstation 4.

Avatar
Mr.J
Aucun super-pouvoir, gameplay limité, fait partie du comité de protection des licornes. Recherche en vain cet alter ego qui lui permettra de mener à bien sa vendetta - "The monster you created has returned to kill you"

L'ACTUALITÉ

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

17 − 6 =